- 01 août 2025, 15:45
#1359717
Je m'adresse a ceux qui sont en couple depuis longtemps, vivent une relation épanouissante.
Pour la première fois de ma vie, je suis en couple depuis 4 ans avec quelqu’un de bien, de doux, d’équilibré.
Notre relation est saine, stable, sans drame, malgré des débuts compliqué et houleux.
On a construit quelque chose de solide, j'ai enfin réussi à faire tomber mes insécurités, on vit bien ensemble, on se respecte, on est complices, on aime notre vie, on a des projets à deux plutôt cool, des envies communes.
Mais depuis un moment, je ressens des doutes. En fait, je suis perdue, sur moi, sur mon couple, sur ce que j’attends de la vie, d’une relation. C’est peut-être une crise de la trentaine, qui sait
Avant, j'ai eu des relations, toutes toxiques, avec des hommes qui ne s’engageaient pas vraiment, ou des relations fusionelles, destructrices.
Des relations sauveur/ sauvé malsaines, où on imagine une connexion cosmique avec l’autre, intense, alors que c'est la dépendance affective qui parle, les blessures, les traumas, l'envie de combler un vide.
Ce n’est plus ce que je recherche bien évidemment, mais paradoxalement, j'ai aujourd'hui l'impression que le fait d'avoir "guéri" de tout ça m'a éteinte. Que ce soit au niveau perso, ou dans mon couple.
Il faut dire aussi que mon partenaire n'est pas la personne la plus émotive du monde, ni le plus sensuel, ni le plus sexuel, ce qui n'aide surement pas. C’est quelque chose, pour être honnête, qui m’a beaucoup manqué au début, cette sensualité, cette « fougue », cet élan vital. Il est calme. Ses émotions ne montent ni très haut, ni très bas, sur tous les plans.
Moi à la base, je suis tout l’inverse. Je monte très haut, descends très bas, je crie, je pleure, je ris, j’ai l’impression que quelque chose de plus grand que nous existe.
Mais comme je disais plus haut, avec le temps et en guérissant de certains traumas, en me séparant de mes angoisses, de mon vide intérieur, je me suis aussi séparée un peu de toutes ces émotions « fortes ».
Je suis devenue plus lisse.
Parfois, je me dis qu’en fait, c’est mon couple qui m’éteint, c’est mon partenaire et son manque de « fougue » et d’élan vital qui m’éteint. Le moment d’après, je me dis que je me suis éteinte toute seule au moment où j’ai commencé à me sentir en sécurité, que c'est injuste de remettre la faute sur mon partenaire car c'est quelque chose que je ressens aussi de moi à moi, quelque chose que j'ai remarqué il y a un certain temps maintenant : plus je deviens "saine", plus je deviens "plate".
Je me dis aussi que je ne suis pas non plus censée avoir besoin de l'autre pour faire vivre cette partie de moi.
Du coup, c'est ça qui me fait douter : est-ce que ce qui me manque je dois le trouver en moi, ou est-ce que c'est un signal que mon compagnon de vie ne me convient pas ?
Les relations toxiques, la peur, l’angoisse, ça ne me manque pas. Mais pour autant, je trouve que désormais, tout manque un peu de magie. Je ne sais pas trouver la magie dans ce qui est sain.
J’ai récemment fait une thérapie pour en parler, mais ça tournait en rond, rien n’en est vraiment ressorti, pas de réponse.
J’en ai aussi parlé directement au principal concerné. Sa théorie, c’est que pour vibrer très haut, il faut aussi vibrer très bas. Et du coup, quand on est « stable », quand on ne vibre plus très bas et qu’on souffre moins, forcément on vibre moins haut, c’est plus plat. Mais c’est aussi moins de souffrance. Et s'il avait raison, finalement ?
Ce que je ressens au niveau émotionnel se confond avec mon couple, avec la manière dont la relation évolue.
J’ai l'impression que le fait de se sentir en sécurité dans un couple tue le désir, l'élan.
Avec le temps, l'amour se transforme, le couple aussi. Et je n’arrive pas vraiment à savoir si au fond, je ne suis pas « compatible » avec mon partenaire, ou si c’est simplement le revers de la médaille quand on a une relation saine…
Car quand on se sent en sécurité, quand on a pas peur, quand on est rassurés, par essence, la relation change.
Ca me fait penser à la série "sex life" (pour ceux qui l'ont vu), j'ai l'impression qu'il faut choisir entre la toxicité, ou la sécurité, mais potentiellement un ennui qui s’installe avec le temps.
Ca parait déprimant dit comme ça et ça ne donne pas envie, mais c'est vraiment une question que je me pose. Si je suis réaliste, j'ai du mal à envisager un entre deux.
On dit que la flamme s'entretient, mais je ne comprends pas ce concept. Car j'ai l'impression que quand la flamme est là, on a pas besoin de l'entretenir. Mais quand elle commence à bruler moins fort, l'envie de la raviver comme avant n'est plus vraiment là. Ca parait forcé, puis surtout, ça parait vain, car on ne peut pas retrouver dans l’acquis ce que par essence on ressent quand ça ne l’est pas.
Pourquoi je continue cette relation ? Car j'y suis bien. Car comme vous pouvez le constater, je ne comprends pas vraiment ce que je ressens, je ne vais pas quitter quelqu'un alors que 1) je n'en ai pas envie et 2) j'ai du mal à comprendre ce que je ressens.
Car je ne me dis pas que l'herbe est plus verte ailleurs. Je ne me dis pas non plus que j'ai envie de coucher avec quelqu'un d'autre, d'embrasser quelqu'un d'autre, de partager mon quotidien avec quelqu'un d'autre. Je n'ai pas non plus une envie irrépressible d'être seule, non pas que ça me fasse peur, mais simplement car ma relation m'apporte assez d'indépendance et de satisfaction pour que je ne ressente pas ce besoin.
Je suis bien, je n'ai pas du tout envie de le quitter, j'aime ce qu'on construit. Et en même temps, le temps passe et je me demande : est-ce qu'il manque quelque chose ? C'est ça du coup, on est partis pour 30 ans maintenant ?
Et à l'inverse, je trouve totalement illusoire de penser qu'on peut aimer toute une vie avec la même intensité, comme au premier jour, sans jamais douter, sans jamais traverser une phase comme celle que je traverse actuellement.
Alors voila.
Je me demande : c’est quoi l’amour ? Pour vous, qui êtes en couple depuis longtemps, c’est quoi une relation épanouissante ?
Comment on "sait" si on est avec la bonne personne ?
Certains disent que c'est évident, qu'on sait, et c'est tout. Ca me parait un peu illusoire moi, plus compliqué que ça.
Et je ne sais plus.
Pour la première fois de ma vie, je suis en couple depuis 4 ans avec quelqu’un de bien, de doux, d’équilibré.
Notre relation est saine, stable, sans drame, malgré des débuts compliqué et houleux.
On a construit quelque chose de solide, j'ai enfin réussi à faire tomber mes insécurités, on vit bien ensemble, on se respecte, on est complices, on aime notre vie, on a des projets à deux plutôt cool, des envies communes.
Mais depuis un moment, je ressens des doutes. En fait, je suis perdue, sur moi, sur mon couple, sur ce que j’attends de la vie, d’une relation. C’est peut-être une crise de la trentaine, qui sait

Avant, j'ai eu des relations, toutes toxiques, avec des hommes qui ne s’engageaient pas vraiment, ou des relations fusionelles, destructrices.
Des relations sauveur/ sauvé malsaines, où on imagine une connexion cosmique avec l’autre, intense, alors que c'est la dépendance affective qui parle, les blessures, les traumas, l'envie de combler un vide.
Ce n’est plus ce que je recherche bien évidemment, mais paradoxalement, j'ai aujourd'hui l'impression que le fait d'avoir "guéri" de tout ça m'a éteinte. Que ce soit au niveau perso, ou dans mon couple.
Il faut dire aussi que mon partenaire n'est pas la personne la plus émotive du monde, ni le plus sensuel, ni le plus sexuel, ce qui n'aide surement pas. C’est quelque chose, pour être honnête, qui m’a beaucoup manqué au début, cette sensualité, cette « fougue », cet élan vital. Il est calme. Ses émotions ne montent ni très haut, ni très bas, sur tous les plans.
Moi à la base, je suis tout l’inverse. Je monte très haut, descends très bas, je crie, je pleure, je ris, j’ai l’impression que quelque chose de plus grand que nous existe.
Mais comme je disais plus haut, avec le temps et en guérissant de certains traumas, en me séparant de mes angoisses, de mon vide intérieur, je me suis aussi séparée un peu de toutes ces émotions « fortes ».
Je suis devenue plus lisse.
Parfois, je me dis qu’en fait, c’est mon couple qui m’éteint, c’est mon partenaire et son manque de « fougue » et d’élan vital qui m’éteint. Le moment d’après, je me dis que je me suis éteinte toute seule au moment où j’ai commencé à me sentir en sécurité, que c'est injuste de remettre la faute sur mon partenaire car c'est quelque chose que je ressens aussi de moi à moi, quelque chose que j'ai remarqué il y a un certain temps maintenant : plus je deviens "saine", plus je deviens "plate".
Je me dis aussi que je ne suis pas non plus censée avoir besoin de l'autre pour faire vivre cette partie de moi.
Du coup, c'est ça qui me fait douter : est-ce que ce qui me manque je dois le trouver en moi, ou est-ce que c'est un signal que mon compagnon de vie ne me convient pas ?
Les relations toxiques, la peur, l’angoisse, ça ne me manque pas. Mais pour autant, je trouve que désormais, tout manque un peu de magie. Je ne sais pas trouver la magie dans ce qui est sain.
J’ai récemment fait une thérapie pour en parler, mais ça tournait en rond, rien n’en est vraiment ressorti, pas de réponse.
J’en ai aussi parlé directement au principal concerné. Sa théorie, c’est que pour vibrer très haut, il faut aussi vibrer très bas. Et du coup, quand on est « stable », quand on ne vibre plus très bas et qu’on souffre moins, forcément on vibre moins haut, c’est plus plat. Mais c’est aussi moins de souffrance. Et s'il avait raison, finalement ?
Ce que je ressens au niveau émotionnel se confond avec mon couple, avec la manière dont la relation évolue.
J’ai l'impression que le fait de se sentir en sécurité dans un couple tue le désir, l'élan.
Avec le temps, l'amour se transforme, le couple aussi. Et je n’arrive pas vraiment à savoir si au fond, je ne suis pas « compatible » avec mon partenaire, ou si c’est simplement le revers de la médaille quand on a une relation saine…
Car quand on se sent en sécurité, quand on a pas peur, quand on est rassurés, par essence, la relation change.
Ca me fait penser à la série "sex life" (pour ceux qui l'ont vu), j'ai l'impression qu'il faut choisir entre la toxicité, ou la sécurité, mais potentiellement un ennui qui s’installe avec le temps.
Ca parait déprimant dit comme ça et ça ne donne pas envie, mais c'est vraiment une question que je me pose. Si je suis réaliste, j'ai du mal à envisager un entre deux.
On dit que la flamme s'entretient, mais je ne comprends pas ce concept. Car j'ai l'impression que quand la flamme est là, on a pas besoin de l'entretenir. Mais quand elle commence à bruler moins fort, l'envie de la raviver comme avant n'est plus vraiment là. Ca parait forcé, puis surtout, ça parait vain, car on ne peut pas retrouver dans l’acquis ce que par essence on ressent quand ça ne l’est pas.
Pourquoi je continue cette relation ? Car j'y suis bien. Car comme vous pouvez le constater, je ne comprends pas vraiment ce que je ressens, je ne vais pas quitter quelqu'un alors que 1) je n'en ai pas envie et 2) j'ai du mal à comprendre ce que je ressens.
Car je ne me dis pas que l'herbe est plus verte ailleurs. Je ne me dis pas non plus que j'ai envie de coucher avec quelqu'un d'autre, d'embrasser quelqu'un d'autre, de partager mon quotidien avec quelqu'un d'autre. Je n'ai pas non plus une envie irrépressible d'être seule, non pas que ça me fasse peur, mais simplement car ma relation m'apporte assez d'indépendance et de satisfaction pour que je ne ressente pas ce besoin.
Je suis bien, je n'ai pas du tout envie de le quitter, j'aime ce qu'on construit. Et en même temps, le temps passe et je me demande : est-ce qu'il manque quelque chose ? C'est ça du coup, on est partis pour 30 ans maintenant ?
Et à l'inverse, je trouve totalement illusoire de penser qu'on peut aimer toute une vie avec la même intensité, comme au premier jour, sans jamais douter, sans jamais traverser une phase comme celle que je traverse actuellement.
Alors voila.
Je me demande : c’est quoi l’amour ? Pour vous, qui êtes en couple depuis longtemps, c’est quoi une relation épanouissante ?
Comment on "sait" si on est avec la bonne personne ?
Certains disent que c'est évident, qu'on sait, et c'est tout. Ca me parait un peu illusoire moi, plus compliqué que ça.
Et je ne sais plus.