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Si le coeur vous en dit, racontez-nous votre histoire en détails
#1304856
Bonjour à tous

c'était il y a 3 ans. J’ai rencontré ce beau brun aux yeux noirs de quelques années plus jeune que moi à l’université, nous étions tous deux en reprise d’études. J’arrivais alors au bout d’une très longue relation qui m’a donnée 2 enfants. Notre histoire a commencé tout de suite et cela m’a aidé à me séparer définitivement. Nous avions bien sûr en tête nos quelques années d’écart mais surtout son retour annoncé dans son pays, diplôme en poche. Il n’avait qu’un visa étudiant. Les mois se sont ainsi écoulés en « essayant » de ne pas trop trop nous attacher. Nous nous voyions souvent, échangions en permanence mais n'étions pas un couple. Chacun sa vie, j’avais une situation difficile à gérer et je savais qu’il profitait bien de sa vie d'étudiant de son côté.
Fin de la formation, il ne veut plus s’en aller et gagne encore quelques mois. Nous nous battons alors comme des dingues pour le faire rester en France. Nous nous rendons à l’évidence, nous sommes très amoureux. Il vit d’ailleurs désormais chez moi. Nous sommes officiellement ensemble.
Mais aucun recours ne fonctionne et je l'accompagne à l’aéroport sans être certaine de le revoir un jour. Quelle épreuve! C’était il y a un peu plus d’un an.
Une relation à distance commence, nous travaillons ensemble toutes les nuits sur son projet de thèse qui sera son passeport retour. Et ça fonctionne!! 4 mois plus tard il est de retour. Pour moi, il a laissé tombé une opportunité de boulot grassement payé, sa famille et ses amis pour se lancer dans un avenir incertain et sans le sou.

L’épée de Damoclès levée, notre vie commence alors ENFIN. Ok on va galérer, il est très seul ici mais je suis pleine de ressources, je partage tout et je vais travailler un peu plus. Et tout se passe effectivement très bien, nous sommes amoureux et heureux jusqu’à….l’annonce surprise de sa paternité !! Double uppercut dans les gencives. Pour lui, pour moi.
Une fille rencontrée 2 ans auparavant, une soirée arrosée et sans lendemain et voilà tout bascule.
Mère et fille vivent à plusieurs centaines de km. Elle n’avait pas souhaité lui en parler mais s’est ravisée de peur que sa fille lui en veuille un jour de lui avoir caché son père. Elle dit qu’elle est heureuse et qu’elle désirait cet enfant, ce n’est pas vraiment un accident. Elle n’a besoin de rien et ne lui demande rien.
Le choc passé, Monsieur trouve l’idée pas si mal finalement. Il se contentera de représenter « la figure paternelle» avec des coucous de temps en temps et puis ça règle un problème, il est père, je suis mère de mon côté, égalité balle au centre.
Je suis sceptique devant l’argumentaire ( je me dis qu’il ne se rend juste pas encore compte de ce que ça implique) et reste abasourdie devant cette naissance cachée et ce revirement sans se soucier le moins du monde des conséquences, mais je tâche de ne pas trop juger, dans ce trio je ne suis pas vraiment à la bonne place pour faire preuve d’objectivité.
Je ressens surtout une douleur extrême car cet enfant est celui que je n’aurai jamais avec l’homme que j’aime. Nous en avions parlé mais une grossesse à mon âge n’est pas une évidence.
Au départ donc, je veux en entendre parler le moins possible et puis commencent les appels vidéos à la maison, les échanges dans une langue que je ne comprends pas. J’assiste à tout ça dans la pièce à côté, j entends les rires et puis pars de l’appart lorsque ça dure trop longtemps. On se prend la tête, il m'assure que je n'ai rien à craindre. Puis j’explique que les rencontrer m’aidera peut être mais c'est une fin de non recevoir, la mère ne veut pas en entendre parler pour l’instant et il réalise que toute sa relation avec sa fille ne dépend pas de lui. Donc, on verra plus tard, ce n’est pas lui qui décide. Là, je suis en rage ! comment ça elle ne veut pas ?!!! Comment ça tu laisses faire?!! Dès lors, ça va de mal en pis, on entre dans un cercle vicieux d’incompréhension dont on ne sortira pas.

Cette petite fille devient une source de joie immense pour lui, il s’attache de plus en plus, je le comprends et c’est normal !! Mais moi, j’ai une boule au ventre qui ne me lâche pas. Il me reproche de devoir cacher son bonheur, de me victimiser, d’être égoïste, moi qui ai la chance de vivre aussi près de mes enfants. Je lui reproche cette vie parallèle qui se met doucement en place - chez nous!- et dans laquelle je n’ai aucune place. Il y a un problème de timing incroyable. J’en suis encore à digérer la nouvelle, lui est déjà tout entier à cette nouvelle relation. Et effectivement, rapidement, les rencontres censées être très occasionnelles deviennent mensuelles, il a très peu d’argent et tout passe en billets de train.

Je me rends bien compte de l’impasse, il ne s’agit pas là d’une tromperie, d’un acte qu’il faudrait « simplement » réussir à pardonner pour passer à autre chose. Non là, il n’ y a RIEN à faire, juste apprendre à vivre avec ou pas. Et puis à une énième dispute sur le sujet (en dehors de ça nous n’en n’avions jamais), il m’annonce qu’il va louer une chambre pas loin, qu’il voit bien que cette situation me fait souffrir et que ça le rend malheureux lui aussi.
Je pense au contraire que ça ne règlera rien si nous ne nous attaquons pas ensemble au problème. Là était ma première erreur. J’aurais dû le laisser faire et patienter. J’en était hélas bien incapable et mes réactions épidermiques le confortent dans sa prise de distance.
Tout s’enchaîne vite ensuite. déménagement, pause soldée par une rupture.
Son constat : "si je n’arrive pas à te faire une place dans cette histoire c’est que ne t’aime sans doute pas assez"...Il a aussi besoin de prendre ses décisions par et pour lui même car il dépend trop de moi ( la situation -c’est ma ville, j’en parle la langue, j’y travaille- fait qu’effectivement il dépend beaucoup de moi). C’est raide. violent. Après toutes ces épreuves, ces choix compliqués, ces projets engagés, tu m’aimes pas assez ?? Je n’y crois pas une seconde.

Car ce qui est aberrant, c’est que nous sommes merveilleusement bien ensemble ! il se sent bien chez moi, avec moi, on partage tout, il aime mes enfants qui le lui rendent bien. Durant plusieurs semaines donc, il est là quotidiennement. On travaille, cuisine, on mange ensemble, il reste parfois pour la nuit. il a d’ailleurs gardé les clés. Rien n'a changé au détail près que nous sommes… des amis ? qui partageons occasionnellement le même lit. Car là aussi ça a toujours été parfait et ça le reste. J’essaie de faire bonne figure en me disant que progressivement nous finirons bien par nous retrouver. Tout cela est tellement absurde. Mais j’ai conscience aussi que cette amitié-amoureuse est très confortable pour lui, il garde tous les avantages de notre relation sans les prise de tête car je n’ai plus la légitimité de revendiquer quoi que soit. Je garde donc bien en tête que cette vie bizarre ne doit être que temporaire.

Il y mettra fin lui même mi juillet lorsqu' il m’annonce entre la poire et le fromage qu’il repart retrouver sa fille 2 jours plus tard puis les suivra en Espagne où elles doivent passer l’été en famille. Il restera un peu avec elles puis en profitera pour visiter des amis. Il ne sera donc pas là plusieurs semaines, et il espère que cela nous aidera à passer à autre chose.
Et moi qui espérais naïvement que nous pourrions partir un peu ensemble, que cela nous aiderait, je me sens complètement idiote, j’étais dans le déni complet et c’est une vraie claque. Bref Je ne peux rien objecter, il est libre et je ne bronche effectivement pas.
Il m’écrit le soir même que sa plus grande peur est celle de me perdre, que je suis et resterais toujours (avec sa fille désormais) la personne la plus importante de sa vie mais qu’il pense avoir pris la meilleure décision. "Notre histoire n’est pas finie m’écrit il, elle change juste de nature et prend une autre direction, ça ne change rien à tous nos projets ».

Pour moi, c’est trop, je n’y arrive pas. Je vide l’appartement de toutes ses affaires, traces, cadeaux et souvenirs de lui.
Il découvre cela le lendemain et c’est un choc. S’ensuit alors une soirée psycho-mélo-dramatique digne d’une télé novela. Il m’embrasse amoureusement en partant, me jure qu’on ne séparera jamais, qu’il revient vite.
La suite : du grand n’importe quoi. Je vis vraiment trop mal ce départ. J’interprète ses textos, les comprends littéralement de travers. La jalousie nous ronge, lui autant que moi. Ça part en vrille. Toute la frustration que j’ai accumulée ressort. Je deviens pathétique. Je m’en rends compte, lui présente mes excuses, lui dis que je dois prendre du recul et de la distance car je ne me reconnais plus.
Je pars quelques jours toute seule pour souffler et reprends contact. Quelques nouvelles, quelques photos. Bonne humeur de façade, un peu de sentiments mais plus de drame.

Et depuis, nous échangeons un petit signe de vie quasi quotidiennement. En général à son initiative. C’est très court, mais un message sur deux m’informe que je lui manque beaucoup, qu’il pense à moi tous les jours, que je l'accompagne partout et qu’il a hâte de me revoir. En même temps, je ne suis pas dupe, je traine ma peine chaque jour qui passe tandis qu’il vit sa vie quelque part sous le soleil espagnol et je m’interdis de penser à ce qu’il y fait. Hier, ma fille et moi lui avons envoyé un message vocal. Entendre nos voix après tous ces textos laconiques a fait son effet. Il dit désormais avoir hâte de rentrer pour me voir et a « plein de choses à me raconter » . Je n’attends que ça mais je redoute son retour. Avec la distance, J’ai réussi à avoir le juste ton, qu’en sera t’il avec lui en face de moi? je ne suis pas guérie, je suis en colère de passer l’été le plus pourri et solitaire de ma vie.

Finalement, je n’arrive pas à sortir de cette contradiction : Son désamour est la conséquence de ma perte de joie de vivre et de la culpabilité que je lui ai fait ressentir et me quitter ne m’a évidemment pas rendu mon sourire. Et si il existe une chance de nous retrouver ( ou suis je encore dans le déni ?) je sais que je dois impérativement extirper cette négativité, toute ma colère et ma jalousie, l'accueillir sans rancoeur ni reproches.
Je peux aussi décider que c’est la reconnaissance de mon mal être qui est le plus important et je sais que dans ce cas, il quittera cette ville où il n’a que moi et ce sera définitivement terminé.

Voilà, au travers de ce message, je crois que je cherche un peu de force et de soutien pour juste lâcher prise, un peu d’objectivité aussi afin de me dire simplement advienne que pourra !
C'était très long , je m'en excuse, merci beaucoup de m’avoir lue !
#1304866
« Voilà, au travers de ce message, je crois que je cherche un peu de force et de soutien pour juste lâcher prise, un peu d’objectivité aussi afin de me dire simplement advienne que pourra ! »

Bien... est-ce ta vie est en jeu ? Celles de tes enfants ? Celles de tes parents ? De tes ami.e.s ? De cet homme ?

Pendant que tu écrivais, pendant que je te lisais, des enfants sont morts. Des femmes ont été violées. Battues. Des gens ont appris leur séropositivité, leur cancer, la mort d’un parent, d’un ami. Des innocents ont été mis en prison, et des coupables tranquillisés. N’oublie pas qu’à chaque seconde Trump ou Poutine peuvent faire sauter la planète... pleure, mange du chocolat, remercie la vie d’avoir rencontré cet homme, d’avoir vécu une jolie histoire avec lui, accepte que les choses ont une fin. Et profite. De tout.
#1304869
Merci Numéro 7 de m'avoir lue et répondu ! à vrai dire je ne m'attendais pas à ce qu'on m'emmène à comparer mon chagrin au viol des femmes syriennes ou à la menace atomique mais tu as bien sûr raison. Relativiser est encore assez compliqué, il faudra beaucoup, beaucoup de chocolat. merci à toi :)
#1304870
ça m’interroge tout de même ce que tu me dis, car si je le prends comme un réel encouragement , il fait écho au message que j’entends depuis des semaines, proclamé en premier lieu par mon ex : y a pas mort d’homme ! On est là bien vivants ! Y a pas que l’amour dans la vie ! Tu as tes enfants, un boulot, des amis, t’es pas à la rue, profite de la vie !
Oui, sans nul doute ! C’est vrai ! et mon travail et engagements divers me confrontent au quotidien à des situations de détresse objectivement incomparables à la mienne. Mais tout cela conduit aussi à se taire, à pleurer dans son coin et à tâcher de se relever vite fait ou pas mais SURTOUT sans emmerder le monde.
Pourquoi partageons nous alors nos histoires avec des inconnus sur un forum ? (ce que je ne pensais jamais faire de ma vie !) et bien justement, parce que dans la vie de tous les jours il n’y a pas d’espace, pas de légitimité à être malheureux ( il y a toujours plus malheureux que soi), il y a la fierté, l’égo, il faut correspondre à ce qu’on attend de toi, être fort et cohérent. Et si il y a une faille, oui ok qu’elle soit circonstanciée et ne dure pas trop longtemps. Mais dans les ruptures amoureuses, cette cohérence explose et même très entouré pour les plus chanceux, il n’y a finalement que peu d’espace pour exprimer sa souffrance, ses doutes et ses espoirs. Bref, merci à ce forum d’exister, depuis un mois lire vos histoires et vos doutes me font un bien fou.
Elieza, Kysses, miu ont aimé ça
#1304871
J’ai souhaité répondre à ta demande de lâcher prise... Mais peut-être n’est-ce pas ta réelle envie... Si tu souhaites examiner - qu’on examine - ta douleur, ta peine, ton histoire, son comportement, le tiens, tes pensées, tes mots, vos mots, sous un microscope, on le peut... libre à toi de dire clairement ce que tu souhaites réellement...
#1304875
Tu soulignes parfaitement ma contradiction ou peut être appuies tu pile poil sur mon problème, sur ce qu'il m'est reproché et a conduit à cette rupture. Lorsque j'ai appris l'existence de ce bébé, commencé à comprendre que les échanges ne se limiteraient pas à des envois de cartes d'anniversaire et surtout que je n'aurai guère de place dans cette histoire, certains de mes amis m'ont conseillé de le quitter sur le champ. Dommage mais c'est tout pourri , sauve ta peau, t'en as assez fait pour lui. Pour les autres, c'était pas si grave, avec de la patience, un jour, on formera une jolie petite famille recomposée. Et entre les deux attitudes je n'ai pas choisi. Le quitter ? j'en étais bien incapable ! Je suis restée et j'ai tâché de me convaincre que ça ne m'atteignais pas tant que ça. Evidemment, on ne peut pas être en contrôle permanent de ses émotions et au premier coup de fatigue, c'est une explosion. Je ne sais pas ce que j'avais besoin d'entendre de sa part mais autre chose sans doute que "si tu n'arrives pas à accepter sans broncher ma double vie, il faut qu'on se quitte". Finalement il a choisi pour moi. Enfin, pas si clairement non plus puisque nos contacts sont très très loin d'être rompus. Bref, lorsque je parle de lâcher prise je pense que je cherche à me dégager de cette pression permanente, cette injonction de contrôle. Dans notre nouvelle vie bizarre de "potes amoureux" le problème s'est finalement juste déplacé. Tu veux que les sentiments renaissent pour qu'une nouvelle histoire commence? tu t'accroches à cet espoir ? alors tu dois mettre ton chagrin dans la poche et tu transpires la joie de vivre sinon, tu coupes les ponts, radicalement car visiblement ce n'est pas lui qui le fera. dans tous les cas, arrête de geindre et jouer les victimes. Pas d'autre choix ma fille.
J'ai conscience que mes propos doivent être un peu confus, je commence seulement à réfléchir vraiment à tout ça... merci à toi Numéro7 de me permettre de le faire, ça m'aide
#1304882
Bonjour,

Tu dois apprendre à faire le deuil de la relation idéale que tu avais projetée ; tu es sidérée, en colère (la situation te semble injuste), triste (tu entrevois la perte de ce que tu croyais acquis), les émotions se chevauchent, c'est normal; ta peine est entendable, compréhensible

si tu acceptes de faire ce deuil, tu arriveras à l'acceptation, au bout d'un certain temps.
L'acceptation de vivre une relation avec lui, non idéalisée, et c'est là que votre relation commencera à prendre tout son sens..

ou l'acceptation de ce que cela ne te convient pas et la rupture..

Et quelque soit ton choix , qui sera légitime quel qu'il soit, seule l'acceptation te conduira au lâcher prise.
#1304884
Bonjour (bonsoir) Monalice,
Au delà de la peine à ne pas trouver ta place dans cette nouvelle « vie », n y aurait il pas aussi la peine de toi, ne pas avoir pu donner à ton homme cet enfant? Je le trompe peut être (sûrement) mais j ai cette impression bizarre en te lisant.
#1304887
Monalice a écrit :Je ressens surtout une douleur extrême car cet enfant est celui que je n’aurai jamais avec l’homme que j’aime. Nous en avions parlé mais une grossesse à mon âge n’est pas une évidence.
#1304889
Fuchs a écrit :
17 août 2019, 21:11
Monalice a écrit :Je ressens surtout une douleur extrême car cet enfant est celui que je n’aurai jamais avec l’homme que j’aime. Nous en avions parlé mais une grossesse à mon âge n’est pas une évidence.
Effectivement, j ai lu ce sujet sur mon téléphone et cette partie m a échappée...ou pas d ou mon ressenti mais merci Fuchs
#1304890
À Blur ,
Oui, c’est certain que j’ai parfaitement idéalisé cette relation. fusionnelle, intense et mouvementée alors même que j’’essayais de gagner mon autonomie après une relation de 15 ans. Je me suis lancée à corps perdu dans cette histoire, les évènements n'ont pas aidé (papiers, thèse, bébé…) Depuis 2 ans finalement, je ne sais plus où je suis. Je passe mon temps à ménager la chèvre et le chou, mes enfants (normal) mais aussi leur père qui est encore malheureux et pour lequel je ressens une énorme culpabilité, mon (ex) nouveau compagnon. Et finalement… tout le monde fait sa vie et moi, ben j'ai pas avancé.
Si nous devons nous retrouver, et je le souhaite du plus profond de mon coeur, je pense avoir un GROS travail à faire, il commence à peine … merci !

À Elieza, on ne nous prépare pas à ce passage. Éternelle jeunesse, abonnement en salle de sport, vie sociale et activités qui finalement ne sont pas si éloignées de ce que nous faisions il y a 20 ans. Je suis tombée amoureuse d’un homme âgé de 10 ans de moins que moi, ma fille est maintenant une ado. Et si si nous nous étions rencontrées plus tôt, et si et si. Oui j’aurais aimé être la mère de son enfant, car je ne supporte pas ce nouveau lien qui ne me concerne en rien. mais ta question pertinente me pousse à répondre : oui j’aurais bien voulu. pour lui... pas pour moi ! Problématique en effet...

merci à tous les deux
#1304910
Je pense que tu devrais étudier sérieusement toutes les raisons qui t’ont fait concrétiser cette histoire pleine de barrières, de contraintes avec cet homme. Également les raisons pour lesquelles tu a accepté - et accepte encore - de vivre des moments si difficiles - sentiment d’exclusion, de rejet, de perte de contrôle = perte de pouvoir ?

Quand je regarde la situation décrite par toi, je vois une femme qui a choisi de concrétiser une histoire d’amour avec un homme jeune, étranger, isolé, et qu’elle prend en charge... et voilà que l’ancienne de vie de cette homme fait irruption dans ton présent : qu’il a une fille, qu’une relation entre lui et son enfant s’installe, qu’il prend la décision d’utiliser l’argent qu’il a en billet de train pour aller la voir... plus il vit sa vie plus tu sembles perdre pied... et plus tu sembles perdre pied, plus tu fais bonne figure = joue un rôle...
miu ont aimé ça
#1304930
Je ne comprends pas pourquoi tu parles de vie parallèle, de double vie.
Il n'en avait qu'une, celle qu'il partageait avec toi.

Une chose semble claire : tu n'acceptes pas (rejettes même) l'existence de cette enfant.
Je ne vois pas comment votre relation pourrait (aurait pu...) fonctionner dans ces circonstances.
#1304931
Passé les dernières heures sur vos remarques et lu aussi ici d’autres histoires qui m’ont parlées. Vous êtes en train de m’y amener doucement, c’est pas facile mais je me rends bien compte que si je veux avancer, il va falloir m’attaquer aux dessous beaucoup moins reluisants…

Il y a 3 ans, j’ai fait des choix hyper compliqués. Quitté un job plutôt sympa et confortable pour retourner à la fac puis me lancer dans une vie pro très incertaine mais SURTOUT pour être indépendante. J’ai quitté peu de temps après ma vie de famille, ma jolie maison rénovée patiemment pendant 10 ans, mon compagnon qui était devenu le père de mes filles, mon meilleur ami, mais n’était plus mon amoureux. Bref j’ai quitté toute une vie, très agréable, très sécurisante. Ce n’était pas un coup de folie, un caprice, j’ai réellement ressenti une sensation d’étouffement. Non, je ne voulais pas pouvoir dire de ma vie qu’elle était juste « sympa et confortable ». Retour alors dans petit appart avec un matelas par terre. Sauf que, ces choix, si ce n’est matériellement, je n’ai pas eu assez de temps pour les assumer. d'y être vraiment confrontée.
Evidemment, cette nouvelle histoire, bien gratinée en contraintes et problèmes m’a permis d’éviter soigneusement de le faire. Je le sais , tout le monde le sait et beaucoup d’histoires partagées ici le confirment, il faut toujours se retrouver soi même avant de pouvoir construire quoi que soit… mais entre le savoir et l’appliquer, pas si simple.
Oui, dans cette nouvelle histoire, j’ai pris en charge tous les problèmes que j’ai considéré comme les « nôtres » alors que non, clairement, ce n’étaient pas les miens et ça m’ a donc évité de m’attaquer à mes propres casseroles.
Oui, notre relation fusionnelle m’apportait la sécurité affective que j’avais perdue et dont j’étais, suis encore, totalement dépendante alors même que je revendiquais de manière contradictoire mon autonomie et mon indépendance.
Tu as raison Numéro 7, finalement cette relation, ce lien entre lui et sa fille, c’est bien le seul endroit où je n'ai aucun contrôle. Qui m’échappe, qui ne me regarde pas. et c’est parfaitement son droit.

Et là je vais rebondir sur la remarque de Fuchs. Au quotidien, ça ressemblait vraiment à une vie parallèle et mon compagnon arrivait tout de même parfois à en convenir lui même. De cet enfant, je n’ai vu que 2 photos. Comme je l’ai raconté plus haut, au début cela se limitait à suivre de loin des conversations entre lui et la mère -que je n’ai jamais vue- dans une langue que je ne maîtrise pas. Ça parait bête, mais ça renforce le sentiment d’exclusion. Alors que les appels sont devenus plus fréquents et suite à ma demande, la mère n’a pas voulu que je les rencontre, ni elle, ni sa fille. Il est allé ensuite les rejoindre tous les mois. C’est très loin, son déplacement dure près d’une semaine. Il est hébergé chez elles. Si j’ai vraiment un gros boulot à faire autour de la question du contrôle de l’autre, d’accepter que l’on me donne la place que l’on veut bien me donner sans que je le revendique comme un dû, vraiment je ne pense pas rejeter l’enfant lui même. Si la situation avait été celle ci dès le départ lorsque nous nous sommes rencontrés, je l’aurais accepté ou pas mais cela aurait été très différent. Là, ça s’est imposé, du jour au lendemain.
merci à vous tous !!
#1304935
Une bonne nuit de passée, vraiment je me rends compte qu’écrire ici fait beaucoup de bien.

Je découvre aussi ce matin le petit message que mon ex m’envoie quasiment chaque jour. Aujourd’hui il me dit regretter d’avoir pris un billet de retour aussi tardif, il en marre de ces échanges limités à 3 mots et se demande tous les jours ce que je suis bien en train de faire. Aujourd’hui, y a un petit coeur en plus.
Je sais plus quoi répondre à ça, c’est vraiment déroutant. Ça rend dingue! Je devrais utiliser toutes ces journées d’absence pour tâcher d’avancer de mon côté mais non, je vais passer une bonne partie de celle-ci à gamberger sur le sens du message, à décortiquer jusqu’à la ponctuation de la phrase. À passer du "on se manque tellement ! Il va rentrer, on va parler et trouver une solution! » à "non mais il se fout de moi ou quoi ? personne l’a obligé à prendre cet avion ! Et cette phrase elle veut rien dire et tu vois bien que ce coeur il est vert et pas rouge !… » pff...Ridicule.

Allez, je vais aller courir mes 10 km, histoire de renouveler quelques neurones.
Bon début de semaine à tous !!
#1304936
Bonjour monalice,
Je trouve que tu es très lucide.
Le deuil de la vie conjugale tranquille qu'on ne fait pas parce qu'on se jette à corps perdus dans une relation " dévorante " , la perte de contrôle, ce deuil auquel on est obligée de faire face quand la relation fusionnelle montre des signes de faiblesse. ... ( se séparer du père de ses enfants, mettre fin à ce long fleuve tranquille, meme s'il est frustrant, et dans ton cas ce changement professionnel en plus, c'est une " crise" qu'il ne faut pas sous estimer, ou occulter ) .
Je pense que tu as toutes les cartes en main pour progresser
Mais pour l'instant tu es submergée par l'émotion, par l'immédiateté, par la peur de le perdre.
Essaie de lâcher prise , tu ne maîtrises pas cet aspect , laisse le faire comme il l'entend, et toi laisse toi du temps, hors de toute volonté de contrôle, pour voir si cette situation te convient, ou pas .
Rayondesoleil ont aimé ça
#1304941
Bojour Selma

Merci pour ton message ! j’ai lu un peu ton histoire au travers de tes différents posts et je dois dire que beaucoup de choses m’ont parlées. Je pense effectivement que si la baffe (le camion ?) que je viens de me prendre fait aussi mal c’est q’elle vient d’ouvrir toutes les plaies recouvertes d’un très léger sparadrap. Ma première réaction ayant été : quoi ?? Tout ça pour ça ? Je peux pas perdre sur tous les tableaux ! Vraiment oui je pense être lucide sur une partie en tout cas de ce qui cache derrière ce chagrin.
Je dois dire que de voir comment tu as fait ton propre cheminement, réalisé à un moment donné que tu étais enfin en accord avec toi même et que ce chemin valait la peine d'être parcouru m’encourage beaucoup. Bon dieu qu’est ce que j’ai hâte de passer aux prochaine étapes !!
#1304957
« Ça parait bête, mais ça renforce le sentiment d’exclusion. »

Ce n’est pas bête du coup - ça renforce le sentiment d’exclusion - moi qui voyage dans des pays dont l’espagnol est la langue - et que je ne maîtrise pas - j’en sais quelque chose... cependant, il y a un moyen de ne plus se sentir exclu vis à vis de ça : apprendre la langue qu’on ne comprend pas... l’as tu fais ? Le fais tu ?
#1304964
¡Claro que sí! En prévision notamment du « grand voyage »/présentation à la famille en Amérique du Sud dans quelques mois. Mais partie de 0, j’étais encore assez loin de pouvoir me lancer dans de grands débats sur le sens de la vie !
Là, je dois dire que depuis quelques semaines, j’ai pas vraiment rouvert mes bouquins. Plutôt envie de me mettre au bamileké, au serbo-croate ou au grec ancien. Je fuis tout lieu où j’entends un air de salsa. J’espère que ça reviendra très vite car ma motivation de départ, même si ça aide, n’était pas du tout liée à lui, de même que mon plaisir d’entendre la voix d’Hector Lavoe et encore moins l’envie de prendre la route de l’Amérique du Sud.

Depuis combien de temps es tu en voyage ? On me parle souvent de ce déclic où tu te surprends à rêver dans une autre langue, le moment où tout « s' éclaire » !
#1304965
Tu sais, s’il fait - dans le futur - partie de ta vie - et que sa fille fait partie de la sienne, automatiquement, elle fera partie de la tienne. Peut-être qu’un jour il prendra un avocat pour la faire reconnaître et pour sa garde. Pour l’instant il accepte cette relation dont les règles sont imposées par la mère mais tout peut changer... Si tu souhaites cet homme et pas un autre, il y aura cette petite fille avec... d’ailleurs, et s’il se consacrait - finalement - à toi et tes enfants en la laissant... ?

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