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BY Fen
#1009312
Bonjour à tous,

J'ai 21 ans (presque), et une relation de plus d'un an et demi à mon actif, qui s'est terminée il y a 6 mois. On était très fusionnels et le perdre a été très dur, mais ça va bcp mieux maintenant.

Le fait est, que depuis j'ai eu plusieurs flirts, plus ou moins sérieux, et systématiquement j'ai saboté les choses, à chaque fois je me suis lassée avant l'homme en face, et j'ai pris des distances. A chaque fois j'ai visualisé ce que la relation pourrait être, j'ai réfléchi à tout ce qui pourrait foirer, et comme évidemment personne n'est parfait, j'ai fini par me bloquer, à chaque fois.
Et à chaque fois que je rencontre qqun de nouveau, à qui je plait et qui me plait, je m'emballe, je flippe, et je finis par trouver une excuse pour arrêter avant même que ça ai commencé. C'est systématiquement la même histoire, au début je me disais que je n'avais pas rencontré la bonne personne, mais soyons honnête, c'est ridicule, je ne peux pas savoir à l'avance si la personne me correspond, si je ne lui donne même pas une chance, ce qui veut forcément dire que le problème vient de moi...

Je suis à peu près sûre que j'étais déjà comme ça avant mon ex, d'ailleurs, j'ai mis très longtemps à accepter qu'il fasse pleinement partie de ma vie, au début je refusais même de le voir plus de 2 fois par semaine, j'avais bcp de mal à lui accorder du temps, et j'ai même fini par le quitter au bout de 6 mois, avant de réaliser l'importance qu'il avait pris néanmoins, et on s'est remis ensemble.

Et là, j'ai conscience d'avoir un problème, et je ne sais pas du tout comment faire pour changer ça... J'ai envie de vivre une nouvelle histoire, mais je m'en sens incapable, j'ai peur d'avoir mal, j'ai peur de me rendre vulnérable (car oui, aimer quelqu'un c'est aussi lui donner la possibilité de nous briser en mille morceaux, et je déteste cette idée). Je ne regrette rien de mon histoire précédente, mon ex, qui est mon premier amour, est la meilleure chose qui me soit arrivée, j'ai bcp grandi à ses côtés, j'ai appris des tas de choses sur moi même, et j'ai passé des moments merveilleux. Alors je sais à quel point une relation, ça peut être formidable, je sais qu'on est obligé de prendre des risques pour ça, et je me sens prête à les courir, c'est pourquoi je reste ouvertes aux rencontres, je ne repousse pas tous les hommes qui s'approchent de moi, en tout cas pas dans un premier temps. Mais je finis toujours par ressentir ce besoin intense de fuir...

Des témoignages, des conseils, un avis à me donner?

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BY admin
#1354263

Salut Fen!

C’est Antoine Peytavin, fondateur de jerecuperemonex.com, le premier site sur la rupture amoureuse selon The Times.
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BY Fen
#1009382
Justement, je ne sais pas ce que c'est de vivre de ce côté là !
Je sors plutôt beaucoup, je vois plein de monde, mais le seul homme avec qui je n'ai jamais couché, c'est mon ex.
Et sans parler de coups d'un soir, même des relations de courte durée, sans pression, etc, je n'y arrive pas.
Je me suis peut être mal exprimée, je ne cherche pas à me marier non plus, je voudrais juste réussir à essayer, réussir à sortir avec qqun, même en me disant que ça ne durera pas, mais même ça je ne peux pas.
BY WTCMB
#1009384
Tu ne devrais pas te mettre autant de pression. Il n'y a pas de règles en matière de relations amoureuses , amicales, sexuelles... C'est selon les situations , les partenaires , l'état d'esprit sur le moment. On ne réfléchi pas à 21 ans comme à 25 ou 30. Les rencontres que tu feras au fur et à mesure te forgeront. Pour l'heure, vis l'instant présent , savoure, enrichis toi au contact des personnes que tu côtoies. Laisse toi aller , si tu ressens une connexion avec un mec qui te plaît. Sans psychoter , tergiverser 107 ans sur la durée , ce vers quoi ça pourrait ou non aboutir.
Vis , ressens , expérimente.
#1009545
Fen a écrit :Bonjour à tous,
J'ai 21 ans (presque), et une relation de plus d'un an et demi à mon actif
Tes relations passées, surtout des trucs "très fusionnels d'1 an et demi, à 21 ans", c'est un passif, pas un actif. Mais ça se soigne.
Fen a écrit :J'ai envie de vivre une nouvelle histoire, mais je m'en sens incapable, j'ai peur d'avoir mal, j'ai peur de me rendre vulnérable (car oui, aimer quelqu'un c'est aussi lui donner la possibilité de nous briser en mille morceaux, et je déteste cette idée)
Alors ne t'accroche pas à cette idée. Surtout qu'elle est con. Tu n'es pas une "magnifique sculpture du cristal le plus pur, unique et fragile", tu es une gonzesse. Tu n'es pas conçue pour être brisée en mille morceaux dès qu'on te lâche, tu es un être adaptable, solide, remarquablement intelligent pour un animal, et plus libre que 99.95% des femmes qui ont arpenté ce caillou en perdition dans l'espace qu'on appelle la Terre.
Fen a écrit :Je ne regrette rien de mon histoire précédente, mon ex, qui est mon premier amour, est la meilleure chose qui me soit arrivée, j'ai bcp grandi à ses côtés, j'ai appris des tas de choses sur moi même, et j'ai passé des moments merveilleux. Alors je sais à quel point une relation, ça peut être formidable, je sais qu'on est obligé de prendre des risques pour ça, et je me sens prête à les courir, c'est pourquoi je reste ouvertes aux rencontres, je ne repousse pas tous les hommes qui s'approchent de moi, en tout cas pas dans un premier temps. Mais je finis toujours par ressentir ce besoin intense de fuir...

Des témoignages, des conseils, un avis à me donner?
Oui. Arrête d'appeler "risque" ce qui n'en est pas. Tu as le cerveau confit de "sécurité". Tes standards en matière de risques sont si déconnants qu'ils t'abrutissent. Et en cela tu n'es pas seule, car tu as subi le même décervelage que tous les autres sous-hommes et sous-femmes qui t'environnent. Tous ces anonymes, fragiles et soumis, qui n'ont jamais été prêts à tuer, jamais lutté, jamais couru vraiment, jamais eu faim ou froid ou chaud, jamais eu peur de plus pouvoir être libres, jamais eu de problèmes pour se déplacer, jamais rien fait ... ce sont eux qui t'ont mis dans le crâne qu'une relation était chose risquée, et que tu te briserais en mille morceaux si tu te laissais aller à aimer quelqu'un. Reconnais-toi pour ce que tu es, une privilégiée parmi les privilégiés, qui a l'occasion unique de vivre une vie pleine et belle sans le moindre risque sérieux. Et si ça ne te va pas, si tu veux du risque, pars. Voyage, oublie ta maison, éteins ton téléphone, démissionne de ton boulot, résilie ta carte de crédit, vends ta voiture, et voyage.
BY Fen
#1009569
Ah c'est bien, c'est sans doute pour lire ce genre de choses que je suis venue ici.

Par contre, si je puis me permettre, le terme de sous-homme est en quelque sorte inadapté, parce que c'est à cause de ses incapacités physiques, de son manque d'adaptation à un environnement à la base dangereux pour lui, que l'Homme a développé ses facultés mentales (bon ok, c'est aussi le fruit de mutations génétiques hasardeuses, qui se sont révélées utiles à notre survie). Mais bon, j'imagine qu'on peut dire sous-hommes quand même, si on prend en compte le fait que nous sommes en train de détruire totalement notre milieu de vie, et donc de nous détruire avec. Mais ce n'est pas vraiment le sujet...

Je n'ai pas vraiment peur de la douleur physique moi, je l'ai déjà expérimentée un certain nombre de fois, et je pratique des sports qui peuvent être dits dangereux, j'ai fini à l'hôpital plusieurs fois, failli mourir une fois, alors prendre des risques de ce côté là, je pense que je peux dire que je sais ce que c'est.
Mais pour ce qui est des relations humaines, j'ai beaucoup plus de mal. Oui je sais, tu m'as dit que j'appelais "risques" ce qui n'en étaient pas, mais là, je pense que la définition est propre à chacun, selon notre capacité à encaisser, ce qui est un risque pour l'un, ne l'est pas pour l'autre... Moi j'encaisse mal la perte. Les décès, les départs, et les "au-revoir" de manière générale. Donc pour moi, donner de l'importance à une personne, c'est prendre un risque, parce que la douleur psychique est aussi réelle que la douleur physique, ce que beaucoup de gens font l'erreur d'ignorer. C'est bien ce qui nous différencie des premiers semblants d'hommes, "our burden to bear" diraient nos amis d'Outre Manche.

Merci de ta réponse
#1009651
Fen a écrit :
Par contre, si je puis me permettre, le terme de sous-homme est en quelque sorte inadapté, parce que c'est à cause de ses incapacités physiques, de son manque d'adaptation à un environnement à la base dangereux pour lui, que l'Homme a développé ses facultés mentales .
je suis bien d'accord !
(et ce n'est pas forcément parce que je me sens concernée ^^)
BY WTCMB
#1009669
Fen a écrit : Je n'ai pas vraiment peur de la douleur physique moi, je l'ai déjà expérimentée un certain nombre de fois, et je pratique des sports qui peuvent être dits dangereux, j'ai fini à l'hôpital plusieurs fois, failli mourir une fois, alors prendre des risques de ce côté là, je pense que je peux dire que je sais ce que c'est.
Mais pour ce qui est des relations humaines, j'ai beaucoup plus de mal. Oui je sais, tu m'as dit que j'appelais "risques" ce qui n'en étaient pas, mais là, je pense que la définition est propre à chacun, selon notre capacité à encaisser, ce qui est un risque pour l'un, ne l'est pas pour l'autre... Moi j'encaisse mal la perte. Les décès, les départs, et les "au-revoir" de manière générale. Donc pour moi, donner de l'importance à une personne, c'est prendre un risque, parce que la douleur psychique est aussi réelle que la douleur physique, ce que beaucoup de gens font l'erreur d'ignorer.
Tu as déjà expérimenté la douleur physique, pourquoi t'arrêter là ? Ce n'est pas en adoptant la stratégie de l'évitement, qu'on parvient à se protéger de la souffrance. Notre seule existence sur Terre en est principalement constituée, de notre arrivée au monde ( qui provoque la souffrance de la mère ) à notre propre mort, on ne ressent pour ainsi dire que ça , tout au long de la vie , avec des périodes d'accalmie qui nous font dire que ça vaut la peine d'encaisser , et de continuer. Bien que l'être humain n'a pas pour vocation de souffrir, il ne peut pourtant y échapper. Réconcilie toi avec l'idée de souffrance, psychique notamment. Accepte la et comprend la.

Si tu te refuses à aimer qui que ce soit en pensant qu'ainsi tu ne souffriras pas , tu t'illusionnes. L'Univers entier conspire pour te faire connaître tout un lot de souffrances inéluctables. L'échec , principalement , dans des domaines divers, les trahisons , les déceptions de toutes sortes : familial , amicales, professionnelles, alors pourquoi pas l'amour ?

Tout dépendra du sens que tu donneras au "risque" , à l'autre, à sa perte, son départ. Prend de la distance dans ta perception, sur les choses, vis à vis des gens, de ton rapport au monde. Garde le sens de la mesure , et relativise.

C'est dans la douleur qu'on expérimente , que l'on apprend et grandi. Que l'on peut même se transcender. Apprivoiser la douleur , lui donner du sens, t'enrichira. Aucune souffrance n'est vaine. Elle instruit plus qu'autre chose. N'ai pas peur, l'expérience vaut toujours le coup.
BY Fen
#1009684
Psyché a écrit :Tu as déjà expérimenter la douleur physique, pourquoi t'arrêter là ? Ce n'est pas en adoptant la stratégie de l'évitement, qu'on parvient à se protéger de la souffrance. Notre seule existence sur Terre en est principalement constituée, de notre arrivée au monde ( qui provoque la souffrance de la mère ) à notre propre mort, on ne ressens pour ainsi dire que ça , tout au long de la vie , avec des périodes d'accalmie qui nous font dire que ça vaut la peine d'encaisser , et de continuer. Bien que l'être humain n'a pas pour vocation de souffrir, il ne peut pourtant y échapper. Réconcilie toi avec l'idée de souffrance, psychique notamment. Accepte la et comprend la.
Je sais bien... J'imagine que je suis loin d'être à plaindre, mais je connais aussi plutôt pas mal la forme de douleur psychique. J'ai perdu deux proches des suites de longue maladie, dont une il y a un an, et ça fait toujours aussi mal.
Mais j'imagine que je porte le deuil d'une façon particulière, je suis incapable de parler de ces personnes à voix haute, et je ne supporte pas qu'on parle d'elles en ma présence. Enfin je serre les dents et j'attends que ça passe.
Et je sais que ça m'arrivera encore, c'est le lot de tout le monde évidemment, la vie est comme ça, les gens vont et viennent, et c'est peut être ce qui est beau aussi, rien n'est éternel alors on profite davantage quand on en a conscience.

Mais je ne sais pas bien pourquoi je fais un blocage dans le domaine de l'amour. A une époque, je faisais un peu pareil avec mes amis, enfin, chaque fois que j'avais l'impression que qqun m'échappais, je prenais de fortes distances, voire même je coupais les ponts, ou je sabotais notre amitié. Je ne le fais plus, je n'en ressens même plus le besoin, j'imagine que j'arrive à avoir plus de recul désormais. En tout cas, j'arrive à garder beaucoup plus de sérénité de ce côté là.
Mais pour les hommes... Je ne sais pas pourquoi. Bien sûr, j'ai eu très mal quand mon ex et moi nous sommes séparés, on était aveuglés par les effets de ce premier amour, et ce fut une grosse déception pour nous deux d'échouer ainsi. Mais il ne m'a pas fait de mal, il a toujours été là, ne m'a jamais menti ou trompée, ne m'a jamais abandonnée quand j'avais vraiment besoin d'une épaule. Alors vraiment, je ne peux pas me plaindre, je ne suis pas de celles qui font de la phrase 'tous les hommes sont des connards" leur devise, car j'ai eu de la chance, le seul homme que j'ai jamais connu était vraiment quelqu'un qui en valait la peine, et je suis persuadée que des garçons comme lui, il y en a partout.
Enfin, c'est un peu pour dénouer ça, comprendre ce qui me retient, que j'en parle ici.

Pour les déceptions... Tu vois, j'ai 21 ans, et le rêve que je nourrissais depuis mes 10 ans s'est envolé définitivement l'an dernier. Je m'en remet, je sais aujourd'hui que je peux donner des tas d'autres buts à ma vie, mais ce n'était vraiment pas facile.

Merci beaucoup de ta réponse, d'avoir pris le temps en tout cas !
BY WTCMB
#1009693
Fen a écrit :J'ai perdu deux proches des suites de longue maladie, dont une il y a un an, et ça fait toujours aussi mal.Mais j'imagine que je porte le deuil d'une façon particulière, je suis incapable de parler de ces personnes à voix haute, et je ne supporte pas qu'on parle d'elles en ma présence. Enfin je serre les dents et j'attends que ça passe.
Ne pas les évoquer, parce que le souvenir en devient trop douloureux, te pousse à faire un déni de ce que fut leur existence. Mais quoi de mieux pour honorer la mémoire de quelqu'un que de parler de lui? Peut-être que c'est trop tôt pour toi, que le deuil n'est pas terminé? Car une fois , la mort admise et enfin acceptée, reparler des défunts devient naturel et indolore. Mais il faut laisser du temps au temps. L'événement est récent.
Fen a écrit :les gens vont et viennent, et c'est peut être ce qui est beau aussi, rien n'est éternel alors on profite davantage quand on en a conscience.
Une fois que tu réalises ce fait. Tu peux te laisser aller à vivre pleinement. Alors n'hésites pas.
Fen a écrit :Mais je ne sais pas bien pourquoi je fais un blocage dans le domaine de l'amour.
Je crois que tu te fais tout un micmac sur l'amour. Tu sembles en avoir une peur déraisonnable. Il faut cesser de le théoriser , le conceptualiser. Sous peine d'être déçue. Rien ne correspondra jamais aux attentes que l'on se crée.
Fen a écrit :A une époque, je faisais un peu pareil avec mes amis, enfin, chaque fois que j'avais l'impression que qqun m'échappais, je prenais de fortes distances, voire même je coupais les ponts, ou je sabotais notre amitié.

Le syndrome abandonnique pourrait éventuellement expliquer ce comportement. Mais peut être voulais-tu simplement garder le contrôle de la situation, et préférais t'effacer volontairement par anticipation plutôt que de subir l'affront d'un départ.
Fen a écrit :Mais pour les hommes... Je ne sais pas pourquoi.

As-tu une figure paternelle ? Quelle image des hommes te fais-tu ? As-tu évolué dans un univers exclusivement féminin? Bien souvent , les femmes dont le père est absent, ont du mal avec le sexe opposé. Une crainte inexpliquée , des appréhensions quant aux interactions avec lui. Ca se soigne relativement bien. Pour peu qu'on ait identifié la source du problème.
Fen a écrit :Alors vraiment, je ne peux pas me plaindre, je ne suis pas de celles qui font de la phrase 'tous les hommes sont des connards" leur devise, car j'ai eu de la chance, le seul homme que j'ai jamais connu était vraiment quelqu'un qui en valait la peine, et je suis persuadée que des garçons comme lui, il y en a partout.
Enfin, c'est un peu pour dénouer ça, comprendre ce qui me retient, que j'en parle ici.

On peut toujours trouver des raisons pour se plaindre. Le fait de ne pas penser que " tous les hommes sont des connards" ne signifie pas pour autant que tu es en bonne entente avec eux. Tu parles de blocage à leur égard. C'est bien le signe que quelque chose de plus profond te gène. Te retiens-tu de penser qu'ils sont tous pareils ? Sinon, pourquoi cette crainte de leur faire confiance, de te laisser aller à les aimer ? Tu as peu d'expérience , une histoire avec un homme bien , qui a duré 1 an, qui t'a permis de croire que des mecs biens il y 'en a d'autres. Alors pourquoi te freines-tu pour aller vers eux ? Si tu te mets en couple , l'idée même que l'histoire s'arrête, est-elle impensable , inacceptable pour toi? Est-ce la crainte de voir le couple s'arrêter qui t'empêche de t'investir dans une nouvelle histoire ?
Fen a écrit :Pour les déceptions... Tu vois, j'ai 21 ans, et le rêve que je nourrissais depuis mes 10 ans s'est envolé définitivement l'an dernier. Je m'en remet, je sais aujourd'hui que je peux donner des tas d'autres buts à ma vie, mais ce n'était vraiment pas facile.
Tu sembles intelligente et lucide sur ta situation. Donne un coup de pied à l'étrier , ne reste pas paralysée par la peur. Tu es jeune , tu as tellement de choses à vivre encore.
Fen a écrit :Merci beaucoup de ta réponse, d'avoir pris le temps en tout cas !
En espérant t'avoir aidé à trouver quelques pistes de réflexion.
BY Fen
#1009698
Pour la personne que j'ai perdu l'an dernier, je ne crois pas nier son existence, je pense à elle tous les jours, à nos souvenirs, aux dernières choses qu'elle m'a dites (c'est peut être "l'avantage" d'un cancer incurable par rapport à un accident, tu peux avoir de vrais adieux), il y a une photo dans ma chambre... Mais c'est juste avec les autres que je n'aime pas en parler.
Psyché a écrit :
Fen a écrit :Mais pour les hommes... Je ne sais pas pourquoi.

As-tu une figure paternelle ? Quelle image des hommes te fais-tu ? As-tu évolué dans un univers exclusivement féminin? Bien souvent , les femmes dont le père est absent, ont du mal avec le sexe opposé. Une crainte inexpliquée , des appréhensions quant aux interactions avec lui. Ca se soigne relativement bien. Pour peu qu'on ait identifié la source du problème.
Ah tu mets peut être le doigts sur quelque chose. J'ai un père, avec qui ça va très bien, mais il travaille dans le commerce, et il était tout le temps en déplacement en France ou à l'étranger, et je ne m'en souviens pas, mais mes parents m'ont dit que toute petite je lui faisais la tête systématiquement pendant plusieurs jours à chaque fois qu'il revenait, ça le blessait beaucoup d'ailleurs, et je me sens un peu coupable aujourd'hui.
Et je n'ai jamais vraiment eu de grand père, et je n'ai pas de frère, uniquement des soeurs.
Mais je n'ai jamais eu l'impression d'avoir peur des hommes, la plupart de mes amis sont des hommes d'ailleurs.


En fait, je ne crois pas vraiment avoir peur d'eux, je crois plutôt que j'ai peur de m'attacher, et de le perdre après, je n'ai pas peur de ce qu'ils pourraient me faire, mais de ce que cette relation pourrait me faire. Souvent, je vis les choses en pensant "un jour ce ne sera plus qu'un souvenir". C'est complètement idiot, parce que je rate sans doute beaucoup de choses, j'en suis parfaitement consciente, et c'est ça le pire. Mais alors, qu'est ce que je dois faire, me forcer?
Je ne peux pas dire que c'était facile pour moi au début avec mon ex, j'avais l'impression d'être un monstre, j'étais incapable de lui donner autant d'affection que lui m'en donnait, et j'ai failli le quitter des dizaines de fois dans nos 6 premiers mois (on est resté 18 mois ensemble au total donc). Et puis j'ai eu un déclic, et je ne regrette pas d'avoir persévéré, mais c'était dur. J'envie les gens qui arrivent à se plonger dans les relations, à donner énormément à l'autre dès le début...
BY WTCMB
#1009712
Fen a écrit :J'ai un père, (...) toute petite je lui faisais la tête systématiquement pendant plusieurs jours à chaque fois qu'il revenait . Et je n'ai jamais vraiment eu de grand père, et je n'ai pas de frère, uniquement des soeurs.Mais je n'ai jamais eu l'impression d'avoir peur des hommes, la plupart de mes amis sont des hommes d'ailleurs.
Tu sembles rechercher la compagnie des hommes , comme pour pallier à un manque , parce qu'ils étaient absents de ta vie une bonne partie du temps.( Je t'avoue que pour le coup , je risque de faire un parallèle avec ma propre histoire, n'ayant pas eu de père , frère , cousins et très peu d'amis hommes. ) Mais il est possible que tu n'aies pas peur des hommes , simplement que tu ne saches pas trop comment aborder les relations avec eux. Ton père était absent pour son travail, aussi quand il revenait , avais-tu peut-être la sensation de te retrouver face à un étranger , ou qu'il te fallait reprendre à zéro. Tu le punissais en boudant. Si tu n'es plus aussi rancunière aujourd'hui , tes interactions en seront grandement facilitées.
Fen a écrit :En fait, je ne crois pas vraiment avoir peur d'eux, je crois plutôt que j'ai peur de m'attacher, et de le perdre après, je n'ai pas peur de ce qu'ils pourraient me faire, mais de ce que cette relation pourrait me faire.
Sachant que la relation construite est aussi tributaire du comportement de l'autre partenaire , second acteur du couple. Il est sûr , qu'indirectement , l'autre te fera soit du mal , soit du bien. A partir de là, il te faut minimiser son rôle ou au moins te dire que toi aussi tu es en mesure d'agir sur lui. Tu ne seras pas la seule à t'attacher et à avoir peur de perdre l'autre. Par effet miroir, selon le degré d'implication émotionnelle de chacun , l'autre pourra partager les mêmes craintes que toi.
Fen a écrit : Souvent, je vis les choses en pensant "un jour ce ne sera plus qu'un souvenir". C'est complètement idiot, parce que je rate sans doute beaucoup de choses, j'en suis parfaitement consciente, et c'est ça le pire. Mais alors, qu'est ce que je dois faire, me forcer?
Tu manques de confiance en toi, et en ta capacité à rendre l'autre heureux, à faire durer le couple en question. Tu parasites ton esprit avec des distorsions cognitives négatives, en te visualisant d'ores et déjà comme un souvenir. La relation risque d'en pâtir, de telles pensées vont influer sur ton comportement qui sera conditionné pour merder. Voilà pourquoi , il te faut cesser de focaliser sur des petits travers , ou des choses qui n'ont pas lieu d'être. Vis tes histoires , tes relations, sereinement. Sans pression , ni forçage.
Fen a écrit :Je ne peux pas dire que c'était facile pour moi au début avec mon ex, j'avais l'impression d'être un monstre, j'étais incapable de lui donner autant d'affection que lui m'en donnait, et j'ai failli le quitter des dizaines de fois dans nos 6 premiers mois (on est resté 18 mois ensemble au total donc).
J'ai souvent été comme ça. Garce insécure. Menaçant de quitter pour un rien, à jouer des drames à l'italienne.
Avec le temps on s'assagi , on comprend que cette dynamique est anxiogène pour l'autre , frustrante pour soi.
Fen a écrit :J'envie les gens qui arrivent à se plonger dans les relations, à donner énormément à l'autre dès le début...
Ce ne sont pas des gens enviables. Ils se lancent à corps perdus dans des relations auxquelles ils ne comprennent rien. Puis se rendent compte en cours de route, que cela ne leur convenaient pas , et retirent leurs billes brutalement du jeu, en laissant l'autre comme un con.

Avancer sans peur , sans pression , dans le juste dosage. Laisser le temps au temps. Ne jamais se précipiter.
C'est mieux que de foncer pour se casser la gueule , ou / et celle de l'autre.
#1009730
Fen a écrit :Par contre, si je puis me permettre, le terme de sous-homme est en quelque sorte inadapté, parce que c'est à cause de ses incapacités physiques, de son manque d'adaptation à un environnement à la base dangereux pour lui, que l'Homme a développé ses facultés mentales (bon ok, c'est aussi le fruit de mutations génétiques hasardeuses, qui se sont révélées utiles à notre survie). Mais bon, j'imagine qu'on peut dire sous-hommes quand même, si on prend en compte le fait que nous sommes en train de détruire totalement notre milieu de vie, et donc de nous détruire avec. Mais ce n'est pas vraiment le sujet...
C'est au coeur du sujet : L'Homme s'est si bien "adapté à son milieu" pour lui survivre qu'il adapte maintenant son milieu pour le tuer. Il a perdu toute son intelligence animale pour lui substituer l'ivresse de sa propre aliénation, dont nous atteignons aujourd'hui le zénith. Ou le nadir, selon le point de vue. Quant au fait que la majorité des français de 2015 sont des sous-hommes, il suffit de sortir un peu pour s'en rendre compte, hélas ...
Fen a écrit :C'est bien ce qui nous différencie des premiers semblants d'hommes, "our burden to bear" diraient nos amis d'Outre Manche.
Mes "amis d'Outre-Manche", sous-hommes parmi les sous-hommes, diraient sans doute beaucoup de choses s'ils étaient mes amis. Mais tant qu'ils se décident pas à décarrer de Jersey et de Guernesey, ils peuvent se faire cuire un oeuf. Un bon angliche est un angliche mort.