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BY AboutAGirl
#898386
Petit topic des familles parce que :
1. Je suis d'humeur bavarde et les relations amoureuses me fascinent
2. Je pense que ça pourrait aider les personnes qui en souffrent, directement ou indirectement (je me situe dans ces 2 catégories)

Message adressé surtout à ceux qui tiennent ce genre de discours : "il/elle m'a quitté(e), mais comment peut-il préférer le malheur d'être seul(e) à notre vie en couple ?".

La vie de couple n'est pas un paradis pour certains. Même s'il y a tous les ingrédients. En fait, surtout s'il y a tous les ingrédients ! Et ce n'est pas être une mauvaise personne que de ne pas vouloir s'engager, c'est juste...un état de fait, qui pourrait presque être classé dans les troubles anxieux. C'est d'ailleurs de plus en plus fréquent dans notre société de consommation, de choix à profusion.

Concrètement, je vais vous parler de ce que je connais le mieux, à savoir mon propre ressenti sur la chose lorsque je rencontre quelqu'un avec qui ça se profile sérieusement :
- cette personne commence à s'attacher à moi, il ne faut pas que je la fasse souffrir. On a la pression de ne pas faire de mal à l'autre (c'est d'autant plus vrai que cette dernière est adorable avec nous) ajoutée à la pression de devoir être attaché(e) autant qu'il ou elle l'est à nous.
- les petites particularités de la personne qu'on considère comme des défauts sont passées à la loupe. Lorsque quelque chose nous dérange, c'en devient une obsession vu qu'on se dit qu'on devra passer une grande partie de notre vie à composer avec.
- on essaie de se raisonner : et moi, je suis parfait(e) peut-être ? On sait qu'on ne pourra rien construire avec ce genre de pensées.
- pour ma part, cette peur passe sous l'effet de l'alcool, ou dans certains moments où mon cerveau est sans doute plus reposé. Elle va et vient comme une vague et me fatigue, et je pense que c'est cette fatigue (qu'on confond avec une perte de sentiments) qui nous pousse à quitter nos partenaires. Je ne me pose pas non plus toutes ces questions avec des personnes plus indépendantes que moi (avec lesquelles je souffre aussi, me sentant délaissée).
- plus largement, faire un choix consiste à ne pas emprunter les autres chemins, à renoncer à d'autres possibilités et c'est ce renoncement qui est source d'angoisse. On a du mal à simplement profiter de l'instant présent. Pour ma part, je ne pourrais me débarrasser de cette peur que quand je me serais enquillé les 3 milliards et demi de mecs de cette planète, ou quand je serais sous Xanax. Autant vous dire à quel point cette peur est absurde ; mais même en raisonnant, je n'arrive pas à passer outre.

Voilà pour le topo (frustrant car n'apportant pas de solution mais juste des pistes pour comprendre) de la peur de l'engagement. Pour vous montrer que ce n'est pas aussi blanc ou noir qu'un méchant largueur Vs la gentille amoureuse (apparemment ce serait plus répandu chez les hommes), et que ce largueur doit souffrir de ses propres angoisses.
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BY admin
#1352481

Salut AboutAGirl!

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BY MlleBulle
#898420
Bonjour AboutAGirl,

C'est très intéressant ce que tu écris...

En ce qui concerne les "défauts" que tu identifies chez l'autre, est-ce que, lorsque ces défauts prennent de l'ampleur, tu peux avoir l'impression de ne plus l'aimer à cause de cela?
BY Miss Brookner
#898443
AboutAGirl,

Très intéressant en effet et ta lucidité est tout à ton honneur...J'ai fréquenté (j'utilise le passé composé mais cet homme est encore assez proche de moi )pendant 3 ans un homme qui a ce genre de peurs. Je les ai prises au sérieux car je voyais sur son visage l'angoisse à différentes étapes de notre relation. Je reconnais aussi plusieurs choses dans ce que tu as écrit: ses tentatives pour mettre à distance à tout prix (allant même jusqu'à affirmer la perte de sentiments...), la difficulté à être dans une relations exclusive, le besoin effréné de se protéger de l'attachement...

Tu as raison, tout n'est pas tout blanc ou tout noir: je sais qu'il souffre aussi mais je ne pense rien pouvoir faire...

J'ai aussi une question pour toi: cette peur de l'engagement peut-elle t'empêcher de vivre une relation qui pourrait être belle, parce que justement les angoisses seraient trop fortes?
Et une autre question peut-être: comment se comporter face à quelqu'un qui a de telles angoisses?
BY MlleBulle
#898540
J'aimerais aussi avoir votre (je t'inclus PDR) réflexion ou point de vue sur votre perception des conflits dans le couple.

Est-ce que, quand on a peur de l'engagement, on a tendance à voir les conflits et les disputes comme étant un gros obstacle qui entraîne la fuite à la moindre dispute? Est-ce possible que les disputes de couple soient plus angoissantes pour un phobique de l'engagement, qui les voit comme une raison de quitter l'autre?
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BY Perdu de Recherche
#898551
Déjà, il faut souligner ici qu'on parle de "peur", "d'angoisse", "de phobie". Mais il y aussi, tout un tas de gens que l'engagement fait chier sans qu'ils angoissent particulièrement. Et surtout une portion très significative de "phobiques du célibat". On trouve beaucoup plus d'angoissés pour se mettre en couple à tout prix que pour le fuir.

Pour répondre à ta question, Bulle, oui : un authentique phobique de l'engagement verra sans doute dans la dispute un argument supplémentaire pour fuir le couple. Mais cela ne permet pas de conclure que ceux qui fuient une source de disputes sont angoissés : ils peuvent très calmement trouver que la fille commence à "revenir cher" avec ses conneries, et qu'ils préfèrent tirer un coup sans prise de tête inutile ...
BY Miss Brookner
#898559
On parle beaucoup des phobiques de l'engagement mais j'ai l'impression que le nœud du problème, c'est vraiment l'attachement... En mettant en place un certain nombre de modalités (relations non exclusives, stratégies d'évitement multiples et variées), j'ai l'impression que l'un des objectifs est de se protéger d'un lien qui est davantage assimilé à une fusion destructrice ou à un lien de dépendance dont très enfermant.

Alors oui: disputes, relations multiples, déclarations de non-amour (parfois fausses).... tout est bon pour mettre à mal ce lien dont on a envie mais dont on a si peur aussi.
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BY Perdu de Recherche
#898568
Tu n'envisages donc pas le cas d'un être qui entretient des relations multiples simplement parce que les objets de son affection (ou de son désir) sont multiples ?
BY Miss Brookner
#898572
C'est justement le mot objet qui me gêne....

Si bien sûr, tu as raison mais là, on parle des phobiques. Et dans ce cas là, j'ai parfois l'impression que les relations multiples sont plus une stratégie d'évitement pour "limiter" les risques, pour "diluer" en quelque sorte l'affection ou le désir.
Après, bien sûr, il y a une multitude de cas de figure.
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BY Palimpseste
#898589
Miss Brookner a écrit :j'ai parfois l'impression que les relations multiples sont plus une stratégie d'évitement pour "limiter" les risques, pour "diluer" en quelque sorte l'affection ou le désir.
Ce n'est gênant que si le phobique "souffre" de sa phobie. S'il s'en accommode plutôt bien, il a tout intérêt à agir ainsi.
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BY Perdu de Recherche
#898606
Surtout, je crois que l'idée est fausse à la base. Vivre plusieurs histoires d'amour séparément, ce n'est pas limiter les risques mais les multiplier. De même qu'on ne stabilise pas nécessairement un système en démultipliant la redondance à chaque étape. Sinon nos voitures auraient toutes 5 volants, 8 roues et 18 clignotants. Gérer 3 "amitiés" de front, c'est surtout risquer de se retrouver face 3 chieuses qui ont décidé de te faire leur crise de jalousie le même soir, d'avoir leurs ragnagnas la même semaine, ou de passer les mêmes vacances de Noël avec toi "rien que tous les deux". D'ailleurs, c'est pas compliqué : si on parle de régulières (que tu vois plus de 2-3 fois par mois), à partir de 4, c'est totalement ingérable. Ou alors faut être chômeur.

Pour le reste, je n'ai jamais réussi à me faire croire que l'affection ou le désir pouvaient être chez moi des quantités finies, qu'il m'appartiendrait de "diluer". Dans le cas du désir en particulier, c'est même plutôt le contraire : personnellement, rien de tel pour "me mettre en train" qu'un petit échauffement avec une autre juste avant. Mais ça, ça doit être les jeux vidéos. Je suis hi-scoromane depuis que j'ai découvert Tetris.
BY AboutAGirl
#898612
MlleBulle,
En ce qui concerne les "défauts" que tu identifies chez l'autre, est-ce que, lorsque ces défauts prennent de l'ampleur, tu peux avoir l'impression de ne plus l'aimer à cause de cela?
Non parce que j'arrive à me raisonner. En fait, de base, j'aime tout le monde. Mais je suis juste plus attirée par les personnes qui me résistent, qui me restent mystérieuses. J'ai tout à fait conscience que c'est puéril et qu'on ne peut pas faire sa vie (= avoir des enfants + la maison à la campagne qui va bien, ce à quoi j'aspire dans le fond) avec cette illusion. C'est ce conflit-là qui est difficile à gérer.

Pour ce qui est des "défauts", c'est juste une question de tolérance. Quand je suis de bonne humeur ça passe mais certains jours les petites aspérités de l'autre m'agacent, mon seuil de tolérance varie (comme beaucoup de gens ; j'en connais avec un seuil qui ne change jamais). Et je sais que c'est mon seuil qui est source de mon agacement et non le fait que l'autre aura prononcé un mot bizarrement. Le truc c'est que certaines personnes vont croire le contraire et se dire que s'ils sont moins amoureux, c'est à cause d'une chose en particulier (ou d'une accumulation de ces petites choses). Pas de règle prédéfinie donc, chacun est différent dans sa perception des particularités des autres. Je remarque juste que mes exs avec un seuil de tolérance élevé "m'aimaient" inconditionnellement, et que mon ex pour lequel je suis venue ici en avait un très bas.

Pour l'anecdote, il m'avait reproché sur la fin (sous couvert d'une taquinerie, mais dont je n'avais pas saisi la nature sur le coup) d'acheter mes rouleaux de PQ par douzaine (bah oui, c'est moins cher et du péquoche on en a toujours besoin). Ça pour montrer que lorsqu'on tourne le prisme tout est sujet d'agacement. Quand je suis allée aux toilettes chez mon nouveau, il y avait la même montagne de rouleaux que chez moi ça m'a bien fait marrer.
Est-ce que, quand on a peur de l'engagement, on a tendance à voir les conflits et les disputes comme étant un gros obstacle qui entraîne la fuite à la moindre dispute? Est-ce possible que les disputes de couple soient plus angoissantes pour un phobique de l'engagement, qui les voit comme une raison de quitter l'autre?
Tout dépend des personnes. Peut-être que tu veux généraliser pour trouver des explications dans le comportement de ton ex non ? Est-ce qu'au fond ta question n'est pas celle de savoir s'il faut éviter les disputes avec un phobique de l'engagement ? Pour ma part je vais avoir plus tendance à ressentir cette peur avec quelqu'un qui me dévoile ses sentiments (et qui est adorable) que quelqu'un qui pète un boulon. Je vais fuir ce dernier bien sûr, mais sans l'angoisse qui va avec.

Miss Brookner,
J'ai aussi une question pour toi: cette peur de l'engagement peut-elle t'empêcher de vivre une relation qui pourrait être belle, parce que justement les angoisses seraient trop fortes?
Oui complètement. Et pire que ça, plus la relation peut potentiellement aboutir à quelque chose de sérieux et de concret, plus je vais me sentir prise à la gorge. Mais ça ne veut pas dire que tous les mecs qui se cassent d'une relation le font parce que celle-ci était potentiellement "trop belle". Tu la dis belle parce que c'est ta vision du couple, mais certains ne trouvent leur bonheur que dans la séduction permanente, en ayant l'impression que l'autre n'est jamais acquis.
Et une autre question peut-être: comment se comporter face à quelqu'un qui a de telles angoisses?
Encore une fois ça dépend de la personne mais ça dépend encore plus de ce que tu désires réellement. Je ne sais même pas ce qui pourrait marcher pour moi, je sais juste que :
- ça ne marcherait pas du tout avec quelqu'un qui voudrait me forcer
- ça marcherait surement avec quelqu'un avec qui je pourrais parler de tout ça tranquillement (l'image du lagon calme, agréable et reposant mais dans lequel on aimerait de temps en temps voir apparaître quelques vagues)
- je serais dingue d'un mec avec qui je passe de bons moments et qui serait encore plus indépendant que moi...dernière solution incompatible puisque je souffrirais pour d'autres raisons (mer houleuse et déchaînée dans laquelle on risque de se noyer, ce qui la rend excitante)
La question surtout c'est de savoir combien de temps la personne en face aura envie de se fatiguer pour créer ces vagues artificielles...

PDR,
OP+1
Ça veut dire quoi ?
Déjà, il faut souligner ici qu'on parle de "peur", "d'angoisse", "de phobie". Mais il y aussi, tout un tas de gens que l'engagement fait chier sans qu'ils angoissent particulièrement.
C'est sûr, j'ai ouvert ce truc en parlant délibérément des gens qui ressentent vraiment la peur et l'angoisse, pour comprendre comment on pouvait passer du "je t'aime" un jour au "oh mon Dieu j'y arriverai jamais" le lendemain. Ceux dont tu parles, on sait généralement à quoi s'attendre dès le départ puisqu'ils ne promettent rien (à moins d'être des personnes particulièrement détestables jouant avec les sentiments des autres mais c'est une autre histoire).
Et surtout une portion très significative de "phobiques du célibat". On trouve beaucoup plus d'angoissés pour se mettre en couple à tout prix que pour le fuir.
Entièrement d'accord.
BY Miss Brookner
#898618
A Perdu de recherche,

Je suis d'accord et pas d'accord. Je m'explique: j'ai parfois l'impression que chez le phobique, l'attachement unique est perçu comme quelque chose de dangereux (là, on est d'accord, on parle de l'angoisse qui tenaille et qui empêche). l'attachement multiple peut alors être perçu comme quelque chose d'un peu plus "souple", de moins enfermant.
Après, lorsque je parlais de dilution, ce n'était pas une notion quantitative...mais là encore plutôt le fait que les liens d'attachement multiples permettent de ne pas s'enfermer autour d'un seul "sujet"...

Enfin, oui, je n'ai jamais vraiment compris pourquoi certains phobiques se tournent vers des relations multiples, courant ainsi le risque de multiplier les angoisses. Mais en fait, la peur et l'envie sont des notions sans doute très proches...

Après, j'aime à penser que le sentiment amoureux qui désarçonne et qui bouleverse est difficilement multipliable mais c'est mon avis...
Quant au désir qui stimule le désir, oui oui, on est d'accord mais Est-ce vraiment le sujet ici?
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BY Perdu de Recherche
#898619
AboutAGirl a écrit : PDR,
OP+1
Ça veut dire quoi ?
D'accord avec le premier post du fil (en l'occurrence, le tien). L'OP dans ce thread, c'est toi/le message original. +1 marque l'assentiment.
AboutAGirl a écrit :C'est sûr, j'ai ouvert ce truc en parlant délibérément des gens qui ressentent vraiment la peur et l'angoisse, pour comprendre comment on pouvait passer du "je t'aime" un jour au "oh mon Dieu j'y arriverai jamais" le lendemain. Ceux dont tu parles, on sait généralement à quoi s'attendre dès le départ puisqu'ils ne promettent rien (à moins d'être des personnes particulièrement détestables jouant avec les sentiments des autres mais c'est une autre histoire).
*Prend son air le plus candide pour siffler Carmen*.
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BY Perdu de Recherche
#898625
Miss Brookner a écrit :Après, lorsque je parlais de dilution, ce n'était pas une notion quantitative...
La dilution est toujours une notion quantitative. "Diluer" c'est faire "moins" de quelque chose en le mélangeant dans "plus" d'autre chose.
Miss Brookner a écrit :Enfin, oui, je n'ai jamais vraiment compris pourquoi certains phobiques se tournent vers des relations multiples, courant ainsi le risque de multiplier les angoisses.
Justement, c'est ce qui ne tient pas dans ton idée. Je crois que les phobiques, surtout, évitent les "relations". Ils peuvent multiplier les partenaires, mais ils ne multiplient pas les relations. Fous donc un phobique de l'attachement à mon régime et vois comment il dort après 2 semaines, je te promets que ça vaudra son pesant de cacahuètes ...
Miss Brookner a écrit :Après, j'aime à penser que le sentiment amoureux qui désarçonne et qui bouleverse est difficilement multipliable mais c'est mon avis...
Je ne sais pas. Quand j'aime vraiment une femme, je ne me sens pas vraiment désarçonné (et non, ceci n'est pas le prélude à un jeu de mots foireux autour de l'idée que je vais commencer à la monter, au contraire). J'ai plutôt l'impression de la "reconnaître". Et non seulement des affections parallèles peuvent exister, mais je dirais même qu'elles magnifient cette impression.
Miss Brookner a écrit :Quant au désir qui stimule le désir, oui oui, on est d'accord mais Est-ce vraiment le sujet ici?
Je ne sais pas si c'est le sujet ici. Mais c'était clairement un des sujets de ton post auquel je répondais, puisque tu l'as écrit en toutes lettres ...
BY Miss Brookner
#898633
Justement, c'est ce qui ne tient pas dans ton idée. Je crois que les phobiques, surtout, évitent les "relations". Ils peuvent multiplier les partenaires, mais ils ne multiplient pas les relations.
Arf, je ne sais pas trop, je pense que certains (phobiques) ont la volonté d'avoir une relation (ou plusieurs) et peuvent avoir envie de se frotter à cette expérience là, tout en sachant que l'expérience est potentiellement vaine. Encore une fois, l'ambivalence est présence chez chacun de nous, peurs et envies peuvent coexister...
BY AboutAGirl
#898671
Miss Brookner a écrit :C'est justement le mot objet qui me gêne....

Si bien sûr, tu as raison mais là, on parle des phobiques. Et dans ce cas là, j'ai parfois l'impression que les relations multiples sont plus une stratégie d'évitement pour "limiter" les risques, pour "diluer" en quelque sorte l'affection ou le désir.
Après, bien sûr, il y a une multitude de cas de figure.
Je comprends que ce soit plus facile pour quelqu'un qui est attaché à un phobique de l'engagement, ou à un mec comme PDR qui veut juste profiter de la vie sans s'amarrer à aucun port, et sans en souffrir, de lui chercher des explications. PDR tu as surement subi une rupture très douloureuse pour agir de telle manière aujourd'hui. Ou ta Maman ne t'a pas montré assez d'affection. Ou trop. Ou bien c'est lors de cet été 1979 que...
On a tout aussi vite fait de chercher des explications à leur comportement : stratégies d'évitement, multiplication des aventures pour chercher de l'affection afin de remonter une confiance en soi défaillante...
Encore une fois je ne peux parler qu'en mon nom, si ça peut éclairer : ça m'aurait fait rire si, au vu de mon comportement après la rupture (accumulation des aventures en leur précisant bien à chaque fois les termes du contrat avant), on me victimise en disant "la pauvre, elle doit agir de la sorte pour combler un manque dû au choc psychologique de la rupture etc.". Hum, non. La vérité est bien plus terre-à-terre et sans chichis. Pour vous faire comprendre que parfois, il n'y a pas lieu d'analyser une situation.

Et Miss Brookner pour ton dernier message, oui l'ambivalence est possible, tout comme la personne aux multiples partenaires mais qui ne s'investit jamais vraiment.

Autre catégorie : le phobique qui ne sait pas qu'il en est un et qui multipliera les partenaires en se disant qu'il ne trouve pas "la bonne", jusqu'à rencontrer quelqu'un qui l'interpelle plus que les autres, choisir de rester un peu avec et puis en fait "oh mon Dieu oh on Dieu oh mon Dieu non ce n'est pas possible tout compte fait". Bref, tout est possible.
BY AboutAGirl
#898672
Perdu de Recherche a écrit :
AboutAGirl a écrit :C'est sûr, j'ai ouvert ce truc en parlant délibérément des gens qui ressentent vraiment la peur et l'angoisse, pour comprendre comment on pouvait passer du "je t'aime" un jour au "oh mon Dieu j'y arriverai jamais" le lendemain. Ceux dont tu parles, on sait généralement à quoi s'attendre dès le départ puisqu'ils ne promettent rien (à moins d'être des personnes particulièrement détestables jouant avec les sentiments des autres mais c'est une autre histoire).
*Prend son air le plus candide pour siffler Carmen*.
Chacun son système de valeurs, hein !
BY Miss Brookner
#898679
Merci pour ta réponse About a girl.
Tu as raison, tout est possible.... j'ai ri quand tu as envisagé celui qui te psychanalyserait en direct... Non, bien sûr, cela ne se fait pas.
Le fait est que quand on fréquente quelqu'un qui se rapproche du phobique, on est face à des comportements qui sont parfois complètement destructeurs ou hyper déstabilisants. Alors oui, rapidement, on court le risque de vouloir tout analyser et comprendre pour essayer de trouver un peu de cohérence. Mais c'est une erreur....et en plus c'est épuisant.