- 04 juin 2014, 17:09
#898386
Petit topic des familles parce que :
1. Je suis d'humeur bavarde et les relations amoureuses me fascinent
2. Je pense que ça pourrait aider les personnes qui en souffrent, directement ou indirectement (je me situe dans ces 2 catégories)
Message adressé surtout à ceux qui tiennent ce genre de discours : "il/elle m'a quitté(e), mais comment peut-il préférer le malheur d'être seul(e) à notre vie en couple ?".
La vie de couple n'est pas un paradis pour certains. Même s'il y a tous les ingrédients. En fait, surtout s'il y a tous les ingrédients ! Et ce n'est pas être une mauvaise personne que de ne pas vouloir s'engager, c'est juste...un état de fait, qui pourrait presque être classé dans les troubles anxieux. C'est d'ailleurs de plus en plus fréquent dans notre société de consommation, de choix à profusion.
Concrètement, je vais vous parler de ce que je connais le mieux, à savoir mon propre ressenti sur la chose lorsque je rencontre quelqu'un avec qui ça se profile sérieusement :
- cette personne commence à s'attacher à moi, il ne faut pas que je la fasse souffrir. On a la pression de ne pas faire de mal à l'autre (c'est d'autant plus vrai que cette dernière est adorable avec nous) ajoutée à la pression de devoir être attaché(e) autant qu'il ou elle l'est à nous.
- les petites particularités de la personne qu'on considère comme des défauts sont passées à la loupe. Lorsque quelque chose nous dérange, c'en devient une obsession vu qu'on se dit qu'on devra passer une grande partie de notre vie à composer avec.
- on essaie de se raisonner : et moi, je suis parfait(e) peut-être ? On sait qu'on ne pourra rien construire avec ce genre de pensées.
- pour ma part, cette peur passe sous l'effet de l'alcool, ou dans certains moments où mon cerveau est sans doute plus reposé. Elle va et vient comme une vague et me fatigue, et je pense que c'est cette fatigue (qu'on confond avec une perte de sentiments) qui nous pousse à quitter nos partenaires. Je ne me pose pas non plus toutes ces questions avec des personnes plus indépendantes que moi (avec lesquelles je souffre aussi, me sentant délaissée).
- plus largement, faire un choix consiste à ne pas emprunter les autres chemins, à renoncer à d'autres possibilités et c'est ce renoncement qui est source d'angoisse. On a du mal à simplement profiter de l'instant présent. Pour ma part, je ne pourrais me débarrasser de cette peur que quand je me serais enquillé les 3 milliards et demi de mecs de cette planète, ou quand je serais sous Xanax. Autant vous dire à quel point cette peur est absurde ; mais même en raisonnant, je n'arrive pas à passer outre.
Voilà pour le topo (frustrant car n'apportant pas de solution mais juste des pistes pour comprendre) de la peur de l'engagement. Pour vous montrer que ce n'est pas aussi blanc ou noir qu'un méchant largueur Vs la gentille amoureuse (apparemment ce serait plus répandu chez les hommes), et que ce largueur doit souffrir de ses propres angoisses.
1. Je suis d'humeur bavarde et les relations amoureuses me fascinent
2. Je pense que ça pourrait aider les personnes qui en souffrent, directement ou indirectement (je me situe dans ces 2 catégories)
Message adressé surtout à ceux qui tiennent ce genre de discours : "il/elle m'a quitté(e), mais comment peut-il préférer le malheur d'être seul(e) à notre vie en couple ?".
La vie de couple n'est pas un paradis pour certains. Même s'il y a tous les ingrédients. En fait, surtout s'il y a tous les ingrédients ! Et ce n'est pas être une mauvaise personne que de ne pas vouloir s'engager, c'est juste...un état de fait, qui pourrait presque être classé dans les troubles anxieux. C'est d'ailleurs de plus en plus fréquent dans notre société de consommation, de choix à profusion.
Concrètement, je vais vous parler de ce que je connais le mieux, à savoir mon propre ressenti sur la chose lorsque je rencontre quelqu'un avec qui ça se profile sérieusement :
- cette personne commence à s'attacher à moi, il ne faut pas que je la fasse souffrir. On a la pression de ne pas faire de mal à l'autre (c'est d'autant plus vrai que cette dernière est adorable avec nous) ajoutée à la pression de devoir être attaché(e) autant qu'il ou elle l'est à nous.
- les petites particularités de la personne qu'on considère comme des défauts sont passées à la loupe. Lorsque quelque chose nous dérange, c'en devient une obsession vu qu'on se dit qu'on devra passer une grande partie de notre vie à composer avec.
- on essaie de se raisonner : et moi, je suis parfait(e) peut-être ? On sait qu'on ne pourra rien construire avec ce genre de pensées.
- pour ma part, cette peur passe sous l'effet de l'alcool, ou dans certains moments où mon cerveau est sans doute plus reposé. Elle va et vient comme une vague et me fatigue, et je pense que c'est cette fatigue (qu'on confond avec une perte de sentiments) qui nous pousse à quitter nos partenaires. Je ne me pose pas non plus toutes ces questions avec des personnes plus indépendantes que moi (avec lesquelles je souffre aussi, me sentant délaissée).
- plus largement, faire un choix consiste à ne pas emprunter les autres chemins, à renoncer à d'autres possibilités et c'est ce renoncement qui est source d'angoisse. On a du mal à simplement profiter de l'instant présent. Pour ma part, je ne pourrais me débarrasser de cette peur que quand je me serais enquillé les 3 milliards et demi de mecs de cette planète, ou quand je serais sous Xanax. Autant vous dire à quel point cette peur est absurde ; mais même en raisonnant, je n'arrive pas à passer outre.
Voilà pour le topo (frustrant car n'apportant pas de solution mais juste des pistes pour comprendre) de la peur de l'engagement. Pour vous montrer que ce n'est pas aussi blanc ou noir qu'un méchant largueur Vs la gentille amoureuse (apparemment ce serait plus répandu chez les hommes), et que ce largueur doit souffrir de ses propres angoisses.