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#1336706
Bonjour,

J'ai lu, ou plutôt dévoré, avec beaucoup d'attention et d'émotion ces 74 pages.
Merci à toi Janysse d'avoir partagé ton histoire, ton évolution toutes ces années, et de le faire encore.
Merci à toutes celles et ceux qui sont intervenus sur ton fil pour les pistes partagées, avec tant de bienveillance. Vos échanges m'ont énormément aidée, m'aident encore, je n'hésite pas à les relire.

Comme tu le dis dans ton dernier message, je trouve que tu as énormément évolué toutes ces années et c'est un plaisir de te lire, et de voir toutes ces évolutions dans ta vie, qu'elles soient dans tes actions ou dans tes réflexions.
Oui ce n'est pas linéaire, il y a parfois des hauts et des bas, mais je trouve que la tendance est ascendante et c'est très encourageant.

Je suis heureuse de lire que tu te sens mieux ces derniers temps, je te souhaite que ça dure. Et si un coup de moins bien arrive (ou plutôt quand il arrivera, on sait tous qu'il en viendra), souviens-toi que jusque là tu t'es toujours relevée et que tu as toutes les ressources en toi pour le faire, encore et encore.

Je te souhaite de poursuivre ton cheminement et de profiter à fond du voyage.
PJ
Carpe-Diem-8 ont aimé ça
#1336718
Merci Petite joueuse pour ton passage et tes encouragements :)

Ce matin je commence ma journée en pensant très fort à mon ex. C'est sans doute le mec que j'ai le plus aimé, et avec qui j'ai vécu ma plus jolie histoire. C'en est presque ridicule à côté des 13 ans passés avec la mère de sa fille. Et puis je me souviens d'être douce avec moi-même. J'ai compté, j'ai vraiment compté. C'est moi qui lui ai appris la douceur et la sécurité. Je ne suis pas "rien" à côté de son histoire précédente, je ne suis pas ridicule de l'avoir aimé comme je l'ai fait.

J'essaie de me souvenir que ça fait seulement 1 mois et demi que c'est fini, que c'est normal d'avoir le coeur lourd, que c'est normal d'avoir envie de pleurer en rentrant de la bibliothèque, que c'est normal de l'aimer encore. Que ça passera.

Paradoxalement, c'est un moment que j'aime bien, celui de la reconstruction. Comme je suis encore blessée de cette rupture, il est trop tôt pour envisager quoique ce soit avec quelqu'un d'autre, et ça me libère quelque peu de cette angoisse du célibat à venir. Moi qui suis toujours si arrangeante avec tout le monde, qui ne dit pas toujours non quand j'ai envie parce que j'ai peur de déplaire, je m'autorise à être parfaitement égoïste, à faire les choses qui me plaisent avant tout, à dire non à tout ce qui ne m'intéresse pas. Je prends soin de moi comme de la chose la plus précieuse au monde, tout ce que je fais c'est pour moi, pour mon bonheur, pour mon futur. Je prends soin de moi comme j'ai pris soin de lui.

Voilà, j'avais besoin d'écrire tout ça, que tout ira bien, que je fais tout ce qu'il faut et de la meilleure façon possible, plutôt que de commencer ma journée dans les larmes. Et ça va mieux.

Je vous embrasse
#1336887
Hello tout le monde !

Je voulais vous écrire hier, vous parler un peu de ma vie, vous dire à quel point elle était chouette et à quel point j'étais fière de la vivre.

Ma thèse avance, c'est ma priorité absolue et même si c'est très stressant cela remplit ma vie de joie et d'épanouissement. Je grimpe toujours deux à fois par semaine avec mon petit groupe et c'est complètement fou d'avoir trouvé ça à ce moment de ma vie. Quand je suis sur le bloc ou sur la paroi en falaise, il n'y a plus de place pour les pensées négatives, pour l'angoisse existentielle ou la tristesse, il n'y a que la paroi sous mes doigts, mes pieds qui tiennent, qui poussent, qui sautent, et tout mon être est tendu vers la prochaine prise, et je suis toute entière à ce que je fais, dans le moment présent - c'est très nouveau pour moi, et je ne savais pas jusque là que j'en avais autant besoin.

Et puis... et puis j'ai rencontré quelqu'un à la salle. On a grimpé ensemble, on est allé boire des coups entre copains et puis on a commencé à se voir tous les deux et on a fini par se sauter dessus. C'était très surprenant, doux, tendre, hyper safe mais j'ai commencé à angoisser. J'ai fait une nuit d'insomnie, et je savais que quelque chose n'allait pas trop. Je le comparais souvent dans ma tête à mon ex, et j'avais peur que ça soit aussi rapide après ma rupture. Mais j'ai mis tout ça sous le tapis, et chaque moment qu'on passait ensemble était plus doux et éloignait le souvenir de mon ex. Je pensais que je ne cherchais rien de sérieux, juste de la douceur et de la tendresse, et ça me convenait. Et puis... hier il m'a appelée pour me dire qu'il avait rencontré quelqu'un et qu'il fallait qu'on arrête, qu'il était désolé, qu'il connaissait cette nana d'avant, qu'elle venait de se séparer et qu'elle était revenue vers lui, que ça avait tout chamboulé parce que c'était elle qu'il avait en tête maintenant. Que nos moments étaient géniaux, que j'étais une fille géniale, mais qu'il ne voulait pas jouer sur deux tableaux.

C'était si soudain, si inattendu, j'étais sous le choc. On a réglé ça au téléphone comme deux adultes, j'ai dit que j'étais hyper déçue et dégoûtée mais que c'était comme ça. Il a dit que c'était une question de timing, que c'est toujours une question de timing et ça me fait doucement grincer des dents mais bon. Peut-être que des fois c'est vraiment ça. Je me suis dit que j'étais tombée sur un mec bien, qui fait ça correctement, j'ai mal mais ça passera. Et puis... Il m'a écrit pour me dire que j'étais une fille exceptionnelle, qu'il se souviendrait de chacun de nos moments et que je méritais d'être heureuse avec quelqu'un qui serait vraiment avec moi. Et là j'ai vrillé. Parce que c'était mot pour mot le message de rupture de mon ex, il y a trois mois jour pour jour. Ça m'a mise en colère. Je ne te demande pas de gérer ma peine, ne me demande pas de gérer ta culpabilité. Parce que ce message c'est pour que lui se sente mieux par rapport à ce qu'il fait. Y'a rien pour moi là-dedans, que des miettes de culpabilité. Ma politique c'est ne rien répondre, ne rien donner. Cette fois j'ai répondu à chaud que c'était les mêmes mots que chaque mec qui m'avait jetée m'avait dit ou écrit et que j'y croyais pas une seule seconde. Garde ta pitié pour toi quoi.

J'étais patraque hier soir mais ça allait. Et là aujourd'hui, en rentrant de l'escalade, je n'ai fait que pleurer pendant 3 heures. Ce n'est pas tant ce truc de 3 semaines qui me rend triste, mais ça a rouvert toutes les blessures qui n'étaient pas pansées, tout ce que j'avais foutu sous le tapis, et c'est mon ex que je pleure encore. J'essaie d'être douce avec moi, de me dire que je n'avais rien cherché, qu'il m'est tombé dessus et que c'était hyper chouette, que ce n'est pas de ma faute, mais je m'en veux quand même de m'être ENCORE lancée dans un truc alors que je n'étais pas solide sur mes appuis. J'ai presque honte de revenir écrire ça, d'être toujours la Janysse qui galère avec les mecs et qui se fait jeter, qui fait n'importe quoi alors qu'elle n'est pas guérie.

Je me juge énormément alors que j'aurais besoin d'être douce avec moi. J'ai des projets plein la tête, je me vois vivre seule dans ma maison dans les Cévennes, je me vois faire un enfant seule, deux peut-être, sans mec, dans un chemin de vie qui n'est peut-être pas celui dont on m'a inculqué que c'était le seul valable. Mais dans ces moments-là, quand j'ai vécu autant de tendresse, aussi simple, c'est difficile de rêver de ça, parce que je veux cette tendresse-là, je veux ce truc-là tous les jours, et je ne veux pas vivre sans, vraiment.

J'essaie de prendre du recul, de rester lucide sur le fait que j'étais de toute façon angoissée quelque part donc que ça n'était pas bon pour moi, mais je ne sais plus si c'est un vrai soulagement parce que je n'étais pas prête, ou le soulagement de souffrir maintenant et d'éviter la grande douleur qui vient plus tard parce que tous les hommes finissent toujours par me quitter. C'est très confus dans ma tête, tout ce que je sais c'est que j'ai passé une heure à pleurer par terre sur mon carrelage et que je n'en peux plus de vivre ça. Je ne comprends pas pourquoi c'est aussi compliqué pour moi. Je ne comprend pas pourquoi ça ne marche pas. Est-ce que quelque chose cloche autant que ça chez moi ? Est-ce que je joue vraiment de malchance à chaque fois ?

Je veux garder en tête toute la montagne que j'ai déjà gravie, tout ce qui est acquis pour de bon, mais c'est vrai que ce soir c'est un peu difficile de rester positive et sereine.
#1336892
hello Janysse,

désolée de ce que tu traverses.

Ne t'en veux pas : tu as su saisir et profiter de bons moments avec quelqu'un, et moi j'y vois surtout de l'instinct de vie, et une capacité au bonheur ( et pas une occasion de te flageller parce que tu as vécu ça alors que tu n'étais pas encore cicatrisée . Après tout, si seuls les gens parfaitement droits dans leur bottes avaient droit à vivre une relation, ça n'en laisserait pas beaucoup ;) )

Maintenant la fin de cette relation fait mal, c’est normal .
Mais ça ne dit rien de ton avenir donc il me parait très prématuré de se projeter façon "elle a fait un bébé toute seule" . (seuls les seniors auront la ref ;) ). J'ai reçu il y a quelques jours un texto m'annonçant une naissance , de la part de quelqu'un que j'ai rencontré ici , fort mal en point et ayant perdu espoir pour pas mal de raisons. La vie réserve de belles surprises , j'ai eu très souvent l'occasion de le constater autour de moi, du haut de mon grand âge ;) .

bon courage à toi, bises
Elieza, petitejoueuse, Eva ont aimé ça
#1336895
Coucou Selma

Merci pour tes mots, j'avais besoin de lire ce genre de choses, merci vraiment. Il y a encore deux mois ça me paraissait impossible de vivre de nouveau quelque chose avec quelqu'un, j'idéalisais encore beaucoup mon ex, et cette histoire m'a au moins fait prendre conscience du fait que c'est possible, que ce sera nécessairement différent, que ce ne sera pas avec quelqu'un qui est lui ou comme lui, et que ça n'en sera pas moins bien pour autant, au contraire.

Alors que mes précédentes histoires se terminaient quand il n'y avait plus rien de possible, que la relation était arrivée au point de non retour, que ce qui était à vivre avait été vécu, là c'est le deuil d'une relation qui aurait pu être et ne sera pas que je dois faire, et c'est plus difficile que ce que je pensais. C'est d'autant plus difficile que c'est un gars bien, qui a fait les choses décemment... et que je connais à peine donc que j'idéalise beaucoup. Je crois que c'est plus facile quand les hommes se comportent comme des goujats, parce que la colère qui vient et le dégoût m'aident à me détacher d'eux.

J'essaie de tirer du réconfort dans le fait que la vie change, que rien n'est permanent. Il y a un an nous fêtions l'anniversaire de mon ex et nous étions fous amoureux. Aujourd'hui il ne reste plus rien de cette relation et alors qu'avant ce genre de pensée me rendait triste et sombre, désormais c'est presque joyeux de constater cela, que rien ne dure, même pas le chagrin. Je ne sais pas où je serai dans un an et je suis presque heureuse de savoir que j'ai encore toute une année pour le découvrir. Je suis de nouveau en Cévennes dans mon village chéri, c'était prévu avant que l'autre m'appelle pour mettre fin à ce début de relation, et c'est rigolo parce qu'après la première rupture avec mon ex j'ai atterri là pour une répétition, qu'après la deuxième je devais aussi aller là-bas pour assurer un concert de Noël, et me voilà de nouveau ici. La part blessée et la petite fille terrorisée en moi regardent cela comme le signe d'une malédiction, d'un retour cyclique des choses dramatiques de mon existence mais je crois qu'il s'agit surtout du signe beaucoup plus joyeux que je suis aimée, que j'ai un refuge, que j'ai des ressources immenses, et que je continue de vivre malgré tout ce qu'on me balance dans la figure.

Nous avons regardé les vidéos de ce concert de Noël il y a trois mois aujourd'hui, et j'ai l'impression que c'était dans une autre vie, je me souviens d'avoir été malheureuse comme les pierres, de m'être tenue au bord du gouffre et à deux doigts de basculer et pourtant cette Janysse que je vois chanter elle est forte, elle assure, elle est là, bien ancrée et elle continue de vivre. Celle que je suis aujourd'hui aussi est forte et continue de vivre.

J'ai mobilisé les copines, je me suis autorisée à pleurer dans les bras de ma coloc. Depuis deux jours je me raconte qu'on pourra redevenir copains comme on l'était avant mais en étant honnête et lucide avec moi-même je sais que je ne pourrai pas entendre parler de sa vie personnelle, de son histoire avec elle, alors que j'aurais aimé être à sa place. Je pense qu'on s'est loupés, j'imagine que ça arrive souvent.

J'essaie de garder l'espoir qu'il y aura de belles surprises mais je sais que j'ai la carte "faire un enfant seule" en main et c'est quand même très rassurant.

Je t'embrasse fort, merci encore
#1336900
Bon eh bien aujourd'hui ça ne va pas du tout. Je me sens hyper angoissée, hyper nouée, j'ai la nausée et les larmes aux yeux. Et (peut-être est-ce positif) je suis en colère. Depuis deux jours je me dis que j'ai vraiment pas de chance, que le timing, qu'on s'est loupés etc mais en fait ce n'est pas que le hasard, c'est un choix, c'est le choix que LUI a fait de ne pas continuer avec moi, et pour ça je lui en veux. C'est trop facile de dire que c'est une histoire de timing alors que c'est son choix à lui.

J'ai déjà tellement traversé de trucs, je SAIS que je vais m'en relever mais je suis vraiment dans le dur là.
#1336901
Hello hello!
C’est normal d’être dans le dur un peu, c’est humain!
Le fait que ça l’ai pas fait cette fois c’est pas grave en fait (en plus le gars a été correct), mets en perspective et justement réjouis toi d’avoir été capable ne serait ce que « juste » d’envisager autre chose. Tu lui as plu. Il a eu envie. Et qu’il ait choisi autre chose ne remets pas Janysse en question, son amabilité, sa force, etc…
Des fois, si, le timing joue. Et parfois pas comme on s’y attend. Tu vois avec le recul l’ex qui m’a amenée ici ben j’aurais préféré qu’il fasse sa crise mystique bien avant, j’aurais pas « perdu » 3 ans dans cette histoire. Donc en soit ces quelques semaines, cette parenthèse, plutôt que de la voir comme un échec, essaie de la regarder comme la confirmation que si, tu es debout, capable de ressentir, d’avoir envie, de te projeter.
C’est déjà un pas immense ça!
#1336902
Elieza merci pour tes mots, je sais que tu as raison, je n'arrive simplement pas à le voir comme ça pour le moment. Je n'arrête pas d'être méchante avec moi, de me juger comme une pauvre fille qui ne fait que se faire larguer, qui est coincée dans un schéma, qui fait de la merde encore et encore. J'ai besoin qu'on me dise que de toute façon il n'était pas pour moi, parce que penser que je passe à côté d'un mec aussi chouette c'est juste trop dur.
#1336903
Bon la bienveillance vers soi même c’est chaud hein, je détricote ça avec ma psy en ce moment et c’est hallucinant comme on peut être horrible avec soi même.
Pour le coup cnest lui qui passe à côté de toi, pourquoi ça serait toi qui perdrait quelque chose?
Janysse ont aimé ça
#1336904
Oui c'est tellement dur dans les moments de panique comme ça de rester gentille et bienveillante. J'y arrive de plus en plus dans ma vie de tous les jours, et je pense avoir déjà parcouru un chemin immense parce que je ne me déteste plus et que je me trouve vraiment super comme nana, et ça doit se voir que je suis solide. Mais là c'est la panique à bord, et je suis une vraie mégère avec moi-même.
Elieza a écrit :Pour le coup cnest lui qui passe à côté de toi, pourquoi ça serait toi qui perdrait quelque chose?
Je n'avais pas vu ça comme ça... oui c'est complètement lui qui passe à côté de moi
Elieza ont aimé ça
#1336905
Ben oui. Parce que sa nana là qui déboule parce qu’elle vient de se séparer… pardon hein mais si elle avait été vraiment intéressée elle aurait quitté son mec bien avant pour tenter le coup avec escalade boy.
Donc pour le coup lui il passe à côté de Super Janysse pour une nana tiédasse… tant pis pour lui hein…
Janysse ont aimé ça
#1336906
Je suis contente de te "l'entendre lire" parce que c'est un truc qui me trotte dans la tête depuis le début. Moi je suis là, concrètement, je lui ai même fait à bouffer bordel (acte ultime de soin et d'attention pour moi), en chair et en os, on partage des moments, je suis dispo et j'ai envie, et lui il bazarde tout ça comme ça du jour au lendemain pour cette meuf qui vient juste de se séparer ?! Bonne chance hein. (Bon je rage et si ça se trouve ça sera l'amour fou entre eux hein)

Mais oui clairement il passe à côté de Super Janysse, et il n'a pas la moindre idée de ce qu'il rate.
Elieza ont aimé ça
#1336907
Merci Elieza tu m'as vraiment reboostée ! Je dis pas que je ne retrouverai pas à pleurer de nouveau roulée en boule demain mais j'avais besoin de lire et d'entendre tout ça, merci infiniment d'être encore et toujours là malgré les années qui passent <3
Elieza ont aimé ça
#1336924
Coucou,

Je passe une bonne grosse semaine de merde. Ma copine de l'escalade s'est blessée donc je n'ai pas osé aller à la salle toute seule, je sens que ça me manque. Je me sens hyper seule, et ça me fout en rogne parce qu'avant qu'escalade boy se pointe je savourais ma vie et ma solitude. Maintenant je me sens de nouveau seule au monde et c'est juste hyper désagréable comme sensation. Je voudrais juste retrouver l'équilibre et l'enthousiasme que j'avais avant qu'il me lourde, avant même de le rencontrer.

Mon cerveau alterne les moments de panique en mode "putain tout ce que j'ai perdu, la tendresse, etc" et les moments où j'essaie de me rassurer en me disant que de toute façon y'avait des trucs qui me bottaient moyen chez lui. Donc je ne sais pas trop si c'est la blessure liée à mon ex qui se ravive, ou la blessure immémoriale de mes abandons successifs, ou une blessure d'ego particulièrement profonde. Sans doute un peu des trois. Je me rassure encore en me disant qu'à partir du moment où il l'a choisie elle et pas moi c'est qu'il n'était de toute façon pas à la hauteur.

J'aimerais juste retrouver ma capacité à travailler pour me replonger dans ma thèse et oublier tout le reste.
#1336947
Bonjour tout le monde,

Ça ne va pas mieux. Du tout. Je me réveille tous les matins en pleurant, j'ai les larmes aux yeux toute la journée, et je ne comprends pas pourquoi. Le week-end c'est encore pire. J'ai passé le week-end dernier au fond de mon lit à regarder une série. Vendredi et samedi soir j'ai bu un verre avec une copine puis un copain, mais pendant la journée je n'avais rien de prévu, et j'étais incapable de travailler. Personne n'était libre pour passer du temps avec moi.

La semaine a été rude, moins violente que la dernière, mais la bibliothèque est bloquée depuis lundi, j'ai donc passé mes journées seule sur mon canapé à peiner à me concentrer sur mon travail, en attendant avec impatience les séances d'escalade du soir. Et jeudi soir je me suis blessée à la cheville donc je ne peux plus grimper. J'ai passé la journée d'hier avec une copine à la bibliothèque municipale, c'était tellement dur de me concentrer. On est allé boire un verre et grignoter dans mon quartier chéri jusqu'à assez tard, et c'était très chouette. Et ce matin rebelote, réveil en pleurant, je ne peux plus aller faire de l'escalade dimanche, aujourd'hui je n'ai rien de prévu. En fait comme j'inclus le samedi dans mes jours de travail je ne prévois rien, et comme le dimanche nous partons en général tôt en falaise, je ne prévois rien non plus le samedi soir et je ne me sens pas nulle de ne pas être en train de sortir.

Bref je raconte tous ces détails et on s'en fout sans doute un peu, mais tout ça pour dire que je me sens juste très seule. J'ai écrit à des tas de copines pour faire un truc ce week-end, un peu à la dernière minute certes, mais personne n'est dispo. Je me trouve ridicule parce que des tas de gens sont bien plus seuls que moi, j'ai plein de gens autour de moi, je sors assez souvent même si pas très tard à cause de mes médicaments, je fais plein de choses, et pourtant je suis là à pleurer à chaudes larmes parce que je me sens seule et qu'un crétin de seconde catégorie m'a lourdée pour une autre fille. Je suis très nostalgique des soirées dîner/film avec mon ex le week-end. Je pense que j'espérais retrouver ça avec escalade boy (et de toute façon qui ne voudrait pas de ça?).

Vous devez vous dire que vous m'avez déjà vue traverser tellement de tempêtes et m'en relever à chaque fois, que ceci n'est qu'un épisode de rechute, que la guérison n'est pas linéaire etc. Je sais tout ça moi aussi. Mais j'ai l'impression d'être en train de sombrer alors que l'autre teuteu doit être en train se taper sa nana là. J'ai tellement mal de partout je ne sais plus comment faire.
#1336949
Chère jolie Janysse,

Je vais peut-être m’éloigner du sujet, mais une petite voix en moi me chuchote de dire tout simplement: parles-tu à tes parents dans ces moment-là? As-tu la possibilité de les voir? Je crois que tu es un peu loin d’eux, mais dans le doute, je pose la question.

J’avais peut-être abordé le sujet, il y a longtemps, avant d’abandonner. Ce que j’essaie de dire, c’est que certes, c’est le présent qui te blesse et te plonge dans une solitude que tu as du mal à vivre. Je comprends et je suis désolée pour cela. Je me demande simplement si cela t’aiderait de revenir sur les origines de la carence/blessure/peur, etc.

Je sais bien que tu es suivie et sans aucun doute tu parles de ces choses-là.

Je dis juste que se rassurer auprès des siens, panser ses blessures auprès d’un parent qui nous veut du bien, de retourner à nos sources, ça peut apaiser et aider à repartir sur de nouvelles bases.

Pardon si je touche un point sensible, pardon si je me trompe, pardon si j’empire les choses. Je voulais surtout te dire que malgré la distance, je pense à toi et je suis désolée pour tout cela.

Plein de courage <3
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