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Si le coeur vous en dit, racontez-nous votre histoire en détails
#1316459
Bonjour à tous,

Je suis aujourd'hui sur ce forum, après avoir beaucoup hésité, pour vous partager mon histoire, et peut-être, avoir quelques avis neutres et objectifs, ainsi que de l'aide.

Je vais essayer d'expliquer mon histoire, cette histoire, le plus clairement et synthétiquement possible.

Je suis un homme, âgé de 22 ans, et étudiant. Je suis homosexuel. J'ai longtemps douté de mon orientation sexuel, notamment à cause des pressions exercées par la société, et je ne voulais pas m'avouer la vérité. J'ai fais mon coming-out il y a 3 ans.

J'ai longtemps été victime, depuis mon plus jeune âge, de moqueries, de critiques, d'insultes et de harcèlement, notamment sur mon physique et encore et toujours, sur mes préférences à fréquenter le sexe féminin au sexe masculin. Ces éléments ont fait de moi quelqu'un qui n'a aucune estime de soi, et aucune confiance en soi. J'ai toujours gardé pour moi les moqueries, le harcèlement, et toutes ces choses, me disant être assez fort pour passer par au-dessus et vivre par dessus, à l'âge de 11 ans.

Je n'ai pas beaucoup d'amis. J'ai, disons, appris à faire le "tri" et à garder auprès de moi les personnes qui me veulent du bien. C'est en traversant ce genre de relations avec autrui que j'ai très vite pensé que l'amour, l'Amour plutôt, n'était pas indispensable, et que je pouvais, en me forçant, me rendre heureux seul. J'ai eu quelques attirances physiques, mais sans plus. Et je me réservais physiquement à la personne que je considérerais comme étant le véritable amour.

Je n'ai donc eu aucune relation, physique ou véritablement amoureuse, jusqu'à il y a 1 an et demi.

Nous nous sommes rencontrés en cours. Nous étions (sommes encore) dans le même cursus, dans la même promotion, dans deux cours en commun. J'ai, comme je l'ai dit précédemment, toujours considéré l'amour comme futile, sans intérêt et impossible à atteindre pour moi. Et je l'ai vu. Il a 20 ans.

Mes yeux se sont posés sur son visage. Et ne l'ont jamais quitté. J'étais timide, réservé et solitaire. Je le scrutais, pendant 1 mois entier. Je pensais qu'il ne me verrais pas. Mais il m'a vu, et m'a abordé après un mois à nous regarder l'un l'autre. J'étais convaincu qu'il ne me remarquerait jamais, mais j'ai eu tord.

Nous avons très vite parlé, et nous nous sommes très vite mis ensemble, un véritable coup de foudre. Nous n'avions pas besoin de parler pour comprendre ce que l'autre pensait, ou ce qu'il ressentait.

Ce qui l'avait attiré chez moi, c'est je cite, ma fragilité apparente, mon côté réservé, ma timidité, qui faisaient mon charme. Il se revoyait lui, avant qu'il ne devienne plus fort. Pendant notre relation, qui a été merveilleuse et jalonnée de moments merveilleux mais aussi de quelques tensions surmontables comme dans chaque couple, il a essayé, d'arrache pied, de faire en sorte que je prenne confiance en moi, que je devienne fort. Que ce soit dans les études, dans mon caractère, dans mon attitude, dans la vie. Il allait même jusqu'à me conseiller du mieux possible pour que je m'améliore mieux physiquement (postures du corps, repas, habitudes, etc...).

Il avait compris et cerné qui j'étais : le garçon fragile, pessimiste, défaitiste, peu sûr de lui, mais honnête, passionné et amoureux. Et nous nous ressemblions sur nos caractères. Deux caractères de feu. Mais lui avait appris à tout garder pour lui, alors que moi, j'ai toujours eu tendance à exprimer, de manière impulsive, crue et confuse, toutes les choses que je pensais, jusqu'à être blessant parfois.

Les choses se sont bien passées pendant 1 an. Nous avons vécu une séparation forcée en Juillet 2019. Il avait en effet prévu, avant de me rencontrer, de faire du bénévolat dans une autre région. C'était éprouvant. L’au-revoir a été éprouvant, surtout pour lui. Lui qui était si fort et voulait que je sois aussi fort. La veille du départ, il s'est effondré dans mes bras, me tapant la poitrine en me disant "J'aime pas ce sentiment, je suis quelqu'un de fort, mais là j'ai l'impression que tu me rends faible". Il ne voulait plus partir, il voulait rester avec moi, notamment pour passer mon anniversaire à mes côtés.

Le moment venu, il est entré dans le TGV. Je suis entré avec lui pour l'embrasser une dernière fois. Il n'a pas voulu que je reste avec lui à l'intérieur du train jusqu'au départ, mais que j'attende sur le quai. Il me disait que ça le faisait souffrir. Je suis resté fort et droit sur le quai, en le regardant, et en lui souriant. Mais 2 minutes avant le départ, j'ai craqué, je me suis effondré en larmes, et lui aussi.

Nous avons échangés chaque jour de Juillet, en vidéo, par message, etc... Nous nous sommes retrouvés en Août, et l'amour était plus fort que jamais. Nous avons pleurés, nous nous sommes aimés.

Nous avons ensuite, en Octobre 2019, repris notre train train quotidien, les cours, etc... Nous avons choisi exactement les mêmes matières, les mêmes cours, et les mêmes travaux à réaliser ensemble. Mais quelque chose est arrivé.

Cette confiance que j'avais acquise, cette force, a été mise à l'épreuve. Je me suis rendu compte que l'atmosphère entre nous avait changé, que nous étions revenu dans cette atmosphère de travail, où l'intimité et le plaisir n'avaient plus autant de place qu'avant, ce qui est normal. Mais aussi par quelques autres éléments, comme le retour de ces deux ex, notamment le dernier.

J'ai très vite été dépassé par mes travaux. J'ai eu des périodes de doutes, des périodes d'incertitudes, notamment en remettant en question mon avenir professionnel. Et je suis descendu dans une spirale de défaitisme.

Lui ? Il a toujours été là pour m'aider, m'encourager, me remonter. Même quand la peur était de plus en plus présente et que je passais mes nerfs sur lui, pour rien, et méchamment. Il n'a jamais rien dit. Il m'a dit clairement que je devais changer d'état d'esprit, que je devais faire la part des choses. J'ai essayé, mais mes incertitudes, mes peurs ont pris le dessus sur moi.

Je devenais de plus en plus fatigué, de mauvaise humeur. Et je n'ai pas su remonter la pente. Un avertissement, deux avertissements, et un troisième avertissement que j'ai vu, mais que je n'ai pas pris en compte. Je me suis laissé sombrer, et j'ai même baissé les bras sur nos projets et travaux communs à rendre.

Il y a un mois, il voulait que l'on fasse une activité ensemble pour nous retrouver pendant le confinement. Je le voulais aussi. Nous avons donc commencé à jouer à un jeu vidéo. Mais ma mauvaise humeur à pris le dessus, et j'ai dit la chose de trop. Il m'a alors dit que c'était malheureux de pas pouvoir passer du temps en couple parce que j'étais toujours entrain de râler.

Il a alors laissé sortir sa colère. Il m'a dit qu'il était épuisé. Qu'il n'avait plus d'énergie à être le moteur de la relation et prendre le poids de cette relation sur ses épaules. Qu'il en avait marre de toujours voir la même chose, la peur, l'incertitude, le manque d'initiatives, et j'en passes. Que je devais faire en sorte de devenir un moteur pour le couple, et relancer la relation. Mais aussi que même si j'essayais, ça ne remarcherait peut-être pas. Pas parce qu'il n'est plus amoureux, au contraire, mais parce qu'il est épuisé de devoir toujours m'aider et me remonter. Qu'il n'aura pas le temps l'année prochaine en master pour le faire.

Il m'a dit que ses sentiments avaient pris un grand coup, qu'il était perdu, qu'il m'aimait, mais qu'il devait se reconstruire seul. Il m'a laissé une semaine afin de changer. Mais une nouvelle fois, j'ai failli. J'ai essayé de le laisser seul, mais en même temps de relancer notre couple. Mais j'avais la sensation de marcher sur un terrain miné.

À la fin de cette période d'essai, de test, j'ai finalement échoué. Il m'a dit qu'il espérait plus, qu'il espérait tellement plus, et qu'il avait vu encore une fois que mes peurs avaient repris le dessus. Il m'a dit étrangement qu'il savait que j'allais me booster, que j'allais probablement y arriver, mais qu'il n'y croyait plus. Nous avons parlé, et la rupture est arrivée. Il était malheureux depuis quelques mois. Nous étions en pleurs, l'un devant l'autre. Il ne voulait pas le faire, mais il devait le faire, pour lui, et il est parti.

Depuis, je ne sais plus vraiment où j'en suis. Je l'ai laissé tranquille 2 semaines. J'ai ensuite essayé de prendre de ses nouvelles. Mais j'ai heurté un mur. Il a été froid, direct et très dur dans ses mots. Me disant qu'être seul lui faisait du bien, que s'éloigner de moi lui faisait du bien, qu'il avait besoin de se reconstruire seul. Qu'il avait pris cette dure décision qui le fait souffrir pour à terme aller mieux et ne plus être malheureux. Que me voir revenir maintenant, aussi tôt, le faisait souffrir. Que si je voulais vraiment son bonheur, je devais le laisser partir et s'éloigner, qu'il ne voulait plus penser à moi, ou à ce que je ressens.

J'ai dans un premier temps refusé. Et il m'a dit qu'il n'y avait pas de haine entre nous, mais que de me voir ne pas respecter sa décision l'énervait sérieusement, et qu'il ne me demandait plus de me battre maintenant. J'ai somatisé ma tristesse et ma souffrance, jusqu'à passer par la case urgences il y a quelques jours. Je pense à lui chaque jour. Un vêtement, un endroit, une odeur, n'importe quoi. J’essaye de voir ce qu'il fait, notamment par nos réseaux de jeux communs.

J'espère toujours, et l'espoir reste présent quand je vois par exemple qu'il exerce son temps libre à jouer et utiliser les jeux et logiciels que je lui ai fait découvrir et offert. Alors qu'il souhaite s'éloigner de moi et ne plus penser à moi ou à ce que je ressens.

J'essaye d'avancer, très très lentement et avec difficultés. J'ai été voir une psychothérapeute hier, qui m'a rassuré quelque part, en me disant que je n'avais pas toute la charge de la rupture sur les épaules. Je lui est tout expliqué, nos vies, nos expériences passées, nos coups dures et relations familiales. Et cette phrase m'a déstabilisée : "Êtes-vous vraiment sûr que cette relation est terminée ?".

Il me dit que oui. J'essaye donc de penser que oui, pour enfin respecter sa décision. Mais je ne veux pas au fond de moi. Je ne veux pas et ne peux pas penser que notre histoire puisse se terminer ainsi. Par message, pendant un confinement. J'essaye donc aujourd'hui de me battre, même s'il m'a dit le contraire. Je veux y croire. Je veux essayer de changer une fois pour toute, pour moi, pour lui, pour nous. Même si ce n'est pas changer, au moins réduire et apprendre à contrôler mes défauts. Lui prouver que je peux y arriver.

Parce que je l'aime, parce que je suis convaincu qu'il m'aime, parce qu'il est mon premier amour, dans tous les sens du terme. Je suis aussi son véritable premier amour, sa véritable première relation.

Mon histoire est peut-être longue et confuse, je m'en excuse, j'ai essayé de faire au mieux.
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#1316488
Bonjour
Je te conseille de vraiment prendre soin de toi et comme tu as décidé d'évoluer (non pas de changer car c'est impossible) de t'en tenir à ça pour l'instant.
Selon ton avancement, tu verras que les choses se mettront en place d'elles-même en bien puisque le bon attire le bon.
Je sais que ça va être difficile à lire aussi mais ne focalise pas trop sur ton ex-relation, car tant que tu n'auras pas terminé ton évolution cela ne changera rien.
Continues si tu le peux à aller consulter ton thérapeute, s'il te fait du bien, cela ne peut être que positif !

Bon courage à toi
#1316491
Kakahuet a écrit :Bonjour
Je te conseille de vraiment prendre soin de toi et comme tu as décidé d'évoluer (non pas de changer car c'est impossible) de t'en tenir à ça pour l'instant.
Selon ton avancement, tu verras que les choses se mettront en place d'elles-même en bien puisque le bon attire le bon.
Je sais que ça va être difficile à lire aussi mais ne focalise pas trop sur ton ex-relation, car tant que tu n'auras pas terminé ton évolution cela ne changera rien.
Continues si tu le peux à aller consulter ton thérapeute, s'il te fait du bien, cela ne peut être que positif !

Bon courage à toi


Merci beaucoup pour ta réponse Kakahuet.

Je dois avouer que les deux premières semaines de la rupture, j'ai essayé et en quelque sorte réussi à respecter son choix, et à me dire que c'était "la vie" comme il me disait.
Mais depuis maintenant 2 semaines, je dois avouer que c'est extrêmement dur.

Le manque se fait ressentir, j'ai l'impression que ma vie et mon futur n'ont plus aucun sens sans lui à côté de moi. Et j'essaye, via les réseaux de lui montrer que je suis là, toujours là, et que je l'aime, même s'il ne veut plus penser à moi, ou à ce que je ressens. Parce que je sais qu'il m'a aimé, tellement aimé, que je ne peux pas concevoir qu'il me rejette de cette manière. La souffrance a été telle que j'ai exprimé ma colère, mon amertume et ma tristesse en tentant de me taillader les veines. Je n'en suis pas fier, mais sur le coup, ça m'a soulagé.

J'ai construit mes objectifs autour de notre relation, n'ayant jamais vraiment eu d'objectif à proprement parlé quand j'étais seul. Et aujourd'hui, j'ai une part de moi qui n'est plus là. J'ai trouvé une motivation dans la vie, et c'était lui, c'était nous. Et là, d'un seul coup, tout semble fade, sans intérêt.

J'ai conscience des choses, je suis lucide, et c'est peut-être pour ça que c'est encore plus dur à accepter. La manière dont il est parti a été brusque, soudaine et assez dure. Je le connais, et je sais ce qu'il s'est passé. Il a remis en place ses barrières, sa carapace, comme il le fait toujours quand il se sent menacé et qu'il a peur de s'oublier, pour se préserver. Mais voir que c'est contre moi qu'il le fait, ça me déchire le cœur. Surtout quand il me dit qu'il n'est pas du genre à revenir sur ses décisions, parce que ça lui ferait trop mal de le faire, et que ce sera définitif.
Lui qui quelques semaines avant me disait encore "On sera bien dans notre petit cocon, à deux, rien qu'à deux, tranquille" en parlant de l'appartement qu'il compte prendre en fin d'année.

Je sais qu'il fait ça pour penser à lui, pour réussir seul, et pour se donner toutes les chances afin de réussir son concours, sans éléments perturbateurs. Pourtant, je voyais bien que je pesais sur lui, mais à chaque fois c'était la même réponse : "Mais non voyons, si je le fais, c'est que je le veux bien, et surtout pour toi".

Mais c'est une personne très mature pour son âge. Je l'ai rencontré à 18 ans, et il n'a pas changé. De part son vécu, surtout au niveau parental et résultat de son éducation, il a déjà une conception de l'amour très très très mature pour son âge, il ne veut pas vivre d'échec sentimental, et veut tomber sur la bonne personne immédiatement. Il veut construire sa vie rapidement, et être adulte le plus vite possible, être tourné vers sa carrière à 100%, avec le soutien inflexible de l'être aimé. Ce que je conçois parfaitement, mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il veut aller et qu'il va trop vite.

C'est d'ailleurs ça qui me faisait du bien, et vers cette conception que je tendais à me diriger, parce que je l'admire tellement d'être aussi fort. Et je voulais être aussi fort que lui, atteindre son niveau, mais je n'ai pas su le faire à temps.

J'essaye tant bien que mal d'avancer, parce que je suis en période de partiels cette semaine, et je dois les passer, même si je me sens mentalement fragile et épuisé. Parce que je me dis qu'il a bataillé pendant toute notre relation pour que je reprenne confiance en moi et pour que je réussisse mes études, et je sens que je n'ai pas le droit de faillir maintenant, aussi proche de la fin, pour lui.
#1316493
Bonjour, et vraiment désolé de ce mauvais moment que tu traverses. Un moment de bouleversement, de vide, de questions sans réponses, de doutes, et c'est très difficile à vivre.

Aujourd'hui tu cherches des réponses que tu n'auras probablement jamais, et je crois que c'est le moment de te tourner vers toi. Vers toi qui "mises tout" sur l'autre. Pourquoi ? d'où ça vient etc...

Ce qui est intéressant dans ce que tu écris, c'est que tu peux trouver beaucoup de choses qui expliquent justement ce mal que tu as aujourd'hui. Par exemple quand tu dis que tu as construit tes objectifs autour de cette relation. Une relation c'est deux personnes, donc tous tes objectifs dépendaient en grande partie d'une autre personne, et en gros la faille est là. Les objectifs sont toujours personnels, l'autre a peut-être les mêmes et là on va dans le bon sens, mais si toi tu mises tout sur l'autre, ta vie en dépend, et s'effondre si l'autre ne répond plus. Parce que tu n'as pas le contrôle de la vie, des pensées, des évolutions de l'autre.
Même si l'autre te promet, t'assure, te dit, tu ne peux pas baser ta vie dessus. Parce qu'on peut changer d'avis... Tu vois la fragilité de ce que tu t'es construit ?

Quand tu dis
il a déjà une conception de l'amour très très très mature pour son âge, il ne veut pas vivre d'échec sentimental, et veut tomber sur la bonne personne immédiatement. Il veut construire sa vie rapidement, et être adulte le plus vite possible, être tourné vers sa carrière à 100%, avec le soutien inflexible de l'être aimé.
Justement, c'est du vent, et franchement c'est plutôt un signe d'immaturité... <La maturité c'est à peu près exactement l'inverse: c'est accepter de vivre parfois des échecs sentimentaux, accepter qu'il n'y a pas forcément de "bonne personne" et que ça prend du temps de trouver un partenaire. Construire sa vie rapidement, être adulte le plus vite possible... ben pareil hein... Soutien inflexible de l'être aimé, ben voyons... Oui on se soutient quand on est en couple, c'est une des bases. Mais tout n'est pas rigide, je peux avoir moi aussi un coup de mou qui fait que mon soutien peut être passagèrement moins intense ou moins efficace...

Ce que je vois c'est que tu prends ce qu'il te dit pour de la maturité alors que c'est à peu près l'inverse, et que tu as construit cette relation sur une illusion, sur une idéalisation complète de l'autre. L'autre c'est un être humain, avec ses faiblesses...

Alors je te dirais pour le moment de te poser les bonnes questions sur ce qui fait que tu as cette tendance à idéaliser, à te nourrir d'illusions.

Qu'en penses-tu ?
#1316495
Merci Etpourtant pour ton retour.

Oui, c'est le point sensible justement. Ma thérapeute m'a dit que nous avions une relation de sauveur/victime/bourreau. Que l'amour était là, mais que le schéma dans lequel nous étions est malsain, et que nous devions changer ce schéma.

Que lui aussi, avait grand besoin de faire une thérapie, parce qu'il s'est renfermé sur lui-même, sans en avoir pleinement conscience. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle m'a demandé si j'étais sûr que notre relation était bien terminée, parce que pour elle, il n'a pas encore eu son trop-plein, le déclic sur ce qui ne va pas sur lui.

Mais encore une fois, le problème c'est qu'il n'est pas prêt du tout à faire le pas pour commencer une thérapie. Et probablement par orgueil.

Et ce qui me rassure un peu, vraiment légèrement, c'est qu'elle me dit, et le clame haut et fort, que j'avais perçu le changement à venir, que je voyais moi-même, avec la fin de nos études en commun, que le schéma allait être modifié et que j'allais être plus indépendant sur ma vie, mes objectifs et le reste, grâce justement à notre relation. Mais lui n'a pas su le voir ou n'a plus voulu y croire. Et la rupture a fait que j'ai régressé dans mon évolution à venir.

J'ai complètement conscience que j'avais tendance à l'idéaliser, lui-même me disait d'arrêter de l'idéaliser et de le mettre sur un piédestal, qu'il était humain, comme chacun. Et que c'était cette idéalisation que faisait que j'avais du mal à prendre mon indépendance. Il en avait lui-même conscience, et il me disait toujours d'admettre et de me dire qu'il n'était pas infaillible et qu'il avait ses défauts.

Mais je pense que c'est surtout au niveau de la communication que ça n'allait pas. Quand je faisais des "crises" de doutes, il ne voulait pas en rajouter, et essayait de m'aider sans vraiment me dire ce qu'il pensait. Moi de mon côté, quand j'avais quelque chose à reprocher ou simplement à dire, je le faisais mal, parce que j'ai du mal à m'exprimer et je n'ai pas l'art et la manière. Il y a eu beaucoup de confusions et de malentendus, c'est certain.

Autant pour exprimer notre amour et nos sentiments, c'était clair et fluide, notamment en s'écrivant des lettres pour les grands moments, mais autant quand c'était négatif, il y avait plus de difficultés, et c'était pas évidemment de le dire sans brusquer l'un ou l'autre (surtout moi pour le coup, étant très susceptible et facilement vexé).
#1316497
Agapé a écrit : 20 mai 2020, 11:39 Que lui aussi, avait grand besoin de faire une thérapie, parce qu'il s'est renfermé sur lui-même, sans en avoir pleinement conscience. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle m'a demandé si j'étais sûr que notre relation était bien terminée, parce que pour elle, il n'a pas encore eu son trop-plein, le déclic sur ce qui ne va pas sur lu (…)Mais lui n'a pas su le voir ou n'a plus voulu y croire (…)le problème c'est qu'il n'est pas prêt du tout à faire le pas pour commencer une thérapie. Et probablement par orgueil.
Bon je ne sais pas ce que t’as dit ton psy exactement, mais un psy qui analyse un tiers non présent dans le cabinet, sur les dires (forcements orientés en fonction de ses présupposés et de ce qu’il a envie d’entendre) de son patient, moi je trouve ça étrange. Ton/ta psy ne peut absolument pas savoir ce qui se passe dans la tête de ton conjoint sans jamais l’avoir rencontré, au mieux il/elle peut émettre des suppositions (qui ne sont donc pas des vérités).
Maintenant que toi tu analyse et transforme ce qu’il/elle a pu te dire à la sauce qui t’arrange, ça me semble plus plausible… Mais bon, je peux me tromper, on a bien vu des psy poser des diagnostics de Pervers narcissiques, sur des personnes qu’il/elles n’avaient jamais rencontré, et alors que cette pathologie n’existe pas… alors plus rien ne m’étonne.
#1316499
Effectivement, c'est pour ça que j'ai de la réserve sur ces propos. Mais je le connais, et je sais qu'il a toujours été du genre, comme moi, à encaisser encaisser encaisser, sans jamais vraiment exprimer les choses. Il ne voulait jamais ressasser la tristesse, parce qu'il voulait avancer et passer à autre chose.

Ce que je peux comprendre, c'est logique de ne pas vouloir ressentir de la peine et des émotions négatives. C'est surtout lors de nos 2 plus grosses tensions que c'est arrivé. Sûrement parce qu'il était plus occupé de s'occuper de moi, en larmes, que de penser à lui, et de vouloir parler de ce qui n'allait pas à l'instant T.

Il me disait que des fois il n'osait pas, parce qu'il avait peur des réactions possibles de l'un et de l'autre. Il avait peur. Et quand il a tout déballé, il m'a dit qu'il en avait marre de tout encaisser et de s'en prendre plein la gueule, sans rien dire. C'est d'ailleurs sûrement pour ça qu'il est parti, parce qu'il avait peur à terme de "s'oublier" comme il me disait.

Ce n'est pas le mauvais bougre, je sais et je suis convaincu d'ailleurs que je suis le fautif dans notre histoire. C'est pour ça d'ailleurs que je ne veux pas, et que je ne peux pas l'oublier, ni être en colère, rien, je n'y arrive pas. Parce que j'ai conscience que si j'avais su ajuster mon comportement, les choses seraient différentes aujourd'hui. Et je m'en veux, je ne peux pas arrêter de m'en vouloir, de me dire que c'est moi, uniquement moi le problème.

Mais je veux tellement lui prouver que je peux m'améliorer, que je peux y arriver, et que notre histoire a encore une chance, parce que c'est nous..
#1316501
il, il, il, il, lui, lui, lui, lui, il, il, il, il.....

Tu vois ce que je veux dire ? En fait tu es en train d'analyser son comportement à lui, ses failles à lui, mais toi là dedans ?
Ah oui, tu es le fautif dans l'histoire... Toi en fonction de ... lui, et toujours lui...

Je ne suis pas psy hein... mais là il y a clairement un truc à bosser.

Et je rejoins à 4356% Allys, à propos du psy: un psy qui pose une analyse sur une tierce personne: à fuir d'urgence...
#1316502
Oui. J'ai construit ma vie autour de lui. Et j'ai essayé de vivre en fonction de et à travers notre couple. Peut-être qu'il aurait fallu que j'apprenne à vivre pour moi dès le départ pour que les choses marchent. Mais je n'en ai pas eu la force à l'époque, ou je ne le savais pas comment faire.

Oui, peut-être que je dois me concentrer d'abord et surtout sur moi et mes problèmes personnels pour avoir peut-être la chance d'avancer et qui sait le retrouver un jour, en étant plus fort.
#1316503
Oui, peut-être que je dois me concentrer d'abord et surtout sur moi et mes problèmes personnels
C'est pas peut-être, c'est clair et c'est la priorité numéro un !
pour avoir peut-être la chance d'avancer et qui sait le retrouver un jour, en étant plus fort.
de ME retrouver un jour, priorité numéro un.
#1316506
Je pense que cet attachement, et cette fixette que j'ai de vouloir vivre pour lui et à travers lui, c'est parce qu'il a été le premier à m'aimer, et le premier que j'ai aimé. C'est avec lui que j'ai découvert mon corps, que j'ai appris à accepter mon corps, et c'est le premier à avoir aimé mon corps. C'est grâce à lui que j'ai appris à faire des choses que je n'aurai jamais eu l'idée de faire seul. Il m'a fait découvrir et voir ce que c'était de vivre, d'aimer, et d'être aimé.

Et le voir partir, c'est comme si j'étais redevenu impuissant, et je suis, oui, perdu. Je ne sais pas si vous comprenez ce que je veux dire ? Il a été cette force qui m'a longtemps manqué, mais une force que j'ai fini par épuiser finalement, tout comme lui, étant donné qu'il me disait puiser ça force dans notre couple. Oui, il faut que je trouve une nouvelle force, inépuisable, et qu'elle soit en moi cette fois-ci. Il faudra sûrement du temps, j'en ai bien conscience, mais c'est nécessaire.
#1316508
Oui je comprends que ce soit difficile, mais petit à petit essaie de revenir vers toi. TU as découvert ton corps, TU as découvert énormément de choses, etc...

Tu comprends qu'actuellement tu es complètement dépendant affectivement d'une personne, et que ce n'est pas bon pour toi. Ta personne, ce que tu es, ta manière de penser, ce que tu ressens, c'est à TOI que tu le dois, et ce sera toujours à toi. Certes l'autre a certainement été un catalyseur de ces révélations internes, mais l'acteur c'est toi. TU t'es découvert.

Mais je pense que ton travail avec psy est centré sur ce point, et c'est par ce travail que tu vas te retrouver.

Bon cheminement à toi, et n'hésite pas à venir poster ici tes ressentis de ce travail sur toi, tes joies et tes peines.
#1316542
Bonsoir à tous,

Alors, j'ai finalement découvert des choses aujourd'hui, et je dois dire que je ne reconnais plus la personne que j'ai aimé, et qui m'a aimé. Il avait déjà considéré le fait de me quitter en Février, lors de LA grosse dispute. Sans vraiment le savoir, j'étais en période d'essai depuis...

Selon ses propres mots, il m'a infantilisé, il m'a tout donné. Nous avions une relation toxique, et il était malheureux. Il ne pouvait pas sortir aussi souvent qu'il le voulait parce que c'était pas ma tasse de thé, du coup il se sentait mal à l'aise et ne voulait plus rien me proposer (en sachant que je me suis toujours toujours plié à toutes les sorties) par peur du refus. Que je ne voulais jamais passer de temps avec lui, alors que je suis sûrement le plus accro de nous deux. Mais également, que j'étais trop demandeur niveau libido et que jamais au grand jamais je n'avais fait de concession. Alors que, je tiens quand même à préciser, j'ai renoncé à être actif pour qu'il puisse s'épanouir sexuellement (puisqu'il n'arrivait pas à être passif) en laissant tomber mes envies actives auxquelles il ne voulait plus répondre.

Il sait que je ne vais pas bien, il ne veut pas savoir ce que je ressens, je ne suis plus son problème, et il sera serein de pouvoir tourner la page avec son nouvel appartement. Il a hâte de ressortir le plus vite possible. Ah également, que si on devait se revoir pour discuter un jour de tout ça (il n'en a pas du tout envie), il pense que le moment venu je me victimiserai comme toujours, que je vais encore pleurer, et qu'il devra enfin accepter mes excuses et basta terminé.

En ayant vu le simple fait qu'il m'enlève de Twitter lors d'une soirée avec ses amis, j'ai décidé de l'enlever d'absolument partout. Je ne peux pas croire ce que je vis, mais les faits sont là, et ils sont... amers, décevants, surréalistes, et semblent sortis d'une autre dimension.

Mais il continue à dire que je le saoule, et qu'il a peur que mon attitude détériore notre lien... C'est à en devenir fou pour comprendre.

Je dois avouer que j'ai la tête qui tourne, et je pense que je devrais aller me reposer, c'est assez dur à encaisser et surtout à assimiler.
#1316562
Bonjour Agape
Alors, j'ai finalement découvert des choses aujourd'hui, et je dois dire que je ne reconnais plus la personne que j'ai aimé, et qui m'a aimé. Il avait déjà considéré le fait de me quitter en Février, lors de LA grosse dispute. Sans vraiment le savoir, j'étais en période d'essai depuis...
donc il n'était pas la personne idéale que t'avais construit dans ta tête

néanmoins malgré tout tu persistes à l'idéaliser, le mettre sur un piédestal et tout tourne autour de lui, il, il il, il a dit qu'il t'a infantilisé, qu'il t'a tout donné. Et TOI qu'en pense tu? je doute qu'il t'a tout donné
vous aviez une relation toxique oui et TOI tu étais malheureux.
Il ne pouvait pas sortir aussi souvent qu'il le voulait parce que c'était pas ma tasse de thé, du coup il se sentait mal à l'aise et ne voulait plus rien me proposer (en sachant que je me suis toujours toujours plié à toutes les sorties) par peur du refus. Que je ne voulais jamais passer de temps avec lui, alors que je suis sûrement le plus accro de nous deux. Mais également, que j'étais trop demandeur niveau libido et que jamais au grand jamais je n'avais fait de concession. Alors que, je tiens quand même à préciser, j'ai renoncé à être actif pour qu'il puisse s'épanouir sexuellement (puisqu'il n'arrivait pas à être passif) en laissant tomber mes envies actives auxquelles il ne voulait plus répondre.
il, il ,il …
Il sait que je ne vais pas bien, il ne veut pas savoir ce que je ressens, je ne suis plus son problème, et il sera serein de pouvoir tourner la page avec son nouvel appartement.
ce qui résume les problèmes de la relation: ce n'est pas l'autre qui doit te porter, tu dois trouver les moyens pour prendre soin de toi tout seul (surtout après une rupture), c'est à toi de voir ce que TU ressens, de te faire une opinnion à TOI de ce qui n'allait pas dans la relation, bref "exister" par toi même.

Il a hâte de ressortir le plus vite possible. Ah également, que si on devait se revoir pour discuter un jour de tout ça (il n'en a pas du tout envie), il pense que le moment venu je me victimiserai comme toujours, que je vais encore pleurer, et qu'il devra enfin accepter mes excuses et basta terminé.
Agape t'es sérieux? IL , il il il il il il
En ayant vu le simple fait qu'il m'enlève de Twitter lors d'une soirée avec ses amis, j'ai décidé de l'enlever d'absolument partout. Je ne peux pas croire ce que je vis, mais les faits sont là, et ils sont... amers, décevants, surréalistes, et semblent sortis d'une autre dimension.
en même temps il t'a fait un service (même si cette action était dirigée vers son propre bien être) : mettre fin à toute communication qui ne te permet pas de prendre des distances. Tu l'idéalises toujours trop, tu le met au centre de ton univers, on dirait limite qu'il pense à ta place, qu'il ressent à ta place.
Mais il continue à dire que je le saoule, et qu'il a peur que mon attitude détériore notre lien... C'est à en devenir fou pour comprendre.
non c'est pas à en devenir fou Agape
si tu le saoule tu disparais et le fait de couper le contact est une bonne chose pour TOI.

Courage
#1316912
Bonjour à tous,

Je viens aux nouvelles.

J'ai depuis quelques jours coupé absolument tout contact avec mon ex.
J'ai en effet appris qu'il me critiquait moi et ma famille dans mon dos et, qui plus est, qu'il avait repris contact avec son ex (relation de 2 mois) 3 semaines après notre rupture pour planifier de prendre un verre cet été (il ne veut cependant que personne ne le sache et veut attendre d'avoir son propre appartement pour le faire. Pourquoi toutes ces conditions ? Bonne question). Tout en me faisant passer pour la personne toxique de la relation.

N'ayant pas du tout eu ce comportement envers lui et n'en ayant parlé à personne (toutes les personnes étant au courant de la rupture continuent à avoir de l'estime et une bonne vision de lui parce que je ne vois pas l'intérêt de lui nuire), j'ai décidé de le mettre devant les faits, comme un exutoire à ma colère et pour voir s'il allait être honnête avec moi.

Mais rien à faire. Pour lui, il ne fait rien de mal, il a toujours eu du respect envers moi et notre relation, et c'est moi la personne toxique qui n'a aucun respect pour lui ou pour ce que nous avons vécu. Il ment également, en disant qu'il avait gardé pour principe de ne pas parler de notre relation ou de moi-même par respect encore une fois, pourtant je sais qu'il n'en est rien et qu'il s'est défoulé sur moi en se confiant à ses proches, famille et amis et en disant des choses... horribles.

Si seulement certaines choses pouvaient ne pas se savoir...

J'ai l'impression d'avoir été une relation tampon, une transition. Même si notre relation a duré un an et demi et celle avec son ex 2 mois, même s'il m'affirme le contraire, je ne peux m'empêcher de me sentir bête et d'avoir peut-être été le dindon de la farce.

J'ai beaucoup parlé avec mon entourage et quelques amis en commun auxquels il avait déjà dit que nous n'étions plus ensemble. Ces personnes m'ont étonnement apporté leur aide, et j'en suis reconnaissant. Elles me disent qu'il a peut-être paniqué en sachant que j'avais su pour toutes ces choses..

J'ai de plus en plus une certaine conviction qui s'installe. Je pense qu'il faut que je m'accomplisse personnellement et que je m'épanouisse seul, que j'obtienne une situation et une santé physique et mentale stable afin d'envisager une nouvelle relation, peu importe avec qui. C'est difficile, très dur d'avancer, mais il le faut. Il n'y a qu'une seule personne sur laquelle nous pouvons compter dans notre vie, et c'est nous-même. Une sorte de moyen également de prendre ma revanche et de lui montrer que oui, je suis quelqu'un de bien, et qu'il aurait pu avoir quelque chose de bien avec moi également. Lui montrer qu'en fin de compte, il avait tord.

Merci encore de m'avoir lu.