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Si le coeur vous en dit, racontez-nous votre histoire en détails
#1327277
Coucou tout le monde,

Merci pour vos réponses, qui me confortent dans mon silence radio et mon premier instinct. Petit moment de bad ce matin en repensant que jusqu'à la veille de la rupture il m'envoyait des messages du style "j'ai hâte de te voir coeur coeur" alors qu'en fait il voulait me quitter. Un peu l'impression qu'il s'est bien foutu de moi - mais je sais pour avoir lu des tas d'histoires similaires, que c'est juste le cas du mec qui veut y croire +++ mais en fait non. Tout ça pour dire, je suis bien contente de ne pas avoir écrit, de ne pas lui courir après. Merci pour votre soutien.
Selmasultane a écrit :Dans ton discours revient souvent la notion d'échec personnel , tu dis souvent "pourquoi je n'arrive pas à maintenir une relation longue ?" de la même façon que tu dirais " pourquoi je n'arrive pas à finir la lecture de cet essai de 800 pages ?" ; or (attention tautologie) , il y a deux personnes dans un couple, qui interagissent . Au cas présent , ton ex ne semble pas particulièrement féru de relations longues et de stabilité.
C'est tout à fait vrai, je ne suis pas seule dans cette affaire. Au moins l'essai de 800 pages ne se rebiffe pas à la lecture (il manquerait plus que ça) !
galaad a écrit :souhaitons-nous du courage!
Merci pour ton mot, courage à toi !
Loupiote22 a écrit :J'ai consulté de nombreuses vidéos sur Youtube d'Antoine et je peux te dire que ca m'a reboosté, j y ai passé des heures aussi de quoi se faire un bon lavage de cerveau mais POSITIF. Je pense que ses conseils sont bons a prendre que la personne aimée revienne ou non...
Pour avoir aussi consulté de nombreuses vidéos JRME à une époque, (il y a quoi, 6 ans peut-être), je peux te dire que ça retarde le deuil et la guérison plus qu'autre chose. Ça fait du bien sur le moment parce qu'on se dit "ah ok il y a de l'espoir, donc je fais ça ça et ça et hop tout ira mieux". Et lorsqu'on se dit "non mais j'ai compris nos erreurs, je ne veux pas revenir avec ellui mais recommencer une nouvelle histoire sur de nouvelles bases", on est encore dans le déni, dans l'espoir que, or ça n'arrive quasiment jamais, et on perd du temps à se dire que peut-être, et si.. Courage !

Bisous tout le monde :bisou:
Coucou, c'est Antoine ! Mon équipe et moi-même avons créé un test qui te permet de déterminer avec précision tes chances de reconquérir ton ex. Fais le test en cliquant sur le bouton ci-dessous !

J'accède au test

#1327480
Coucou tout le monde !

Après mon petit moment de doute/espoir, je me suis mise à aller beaucoup mieux. J'ai décidé que OK je suis obsédée par les relations amoureuses, l'amour, le célibat, etc, et c'est ok. C'est là, quelque part, tout le temps, tapi au fond, et je n'y peux rien : c'est pathologique, culturel, sociologique, etc. J'ai décidé que c'était là, et que ça n'était pas grave, que je n'ai pas à me culpabiliser pour ça, me sentir nulle, me sentir violentée par des injonctions à la con. C'est là, c'est comme ça, et depuis je vis ma vie avec plus de légèreté. Je prends beaucoup de plaisir à vivre les choses que je vis, à enquêter, rencontrer des gens, faire mon travail. Je me sens en forme, gaie, puissante. Presque libre.

Et puis je suis allée à une fête il y a 10 jours, je ne connaissais personne. J'ai passé une soirée à rire, chanter, boire, comme avant, et j'ai passé une nuit torride avec un charmant garçon. Ça faisait des années que je n'avais pas été désirée comme ça. Tout y était - la passion, la sensualité, la tendresse. Nos regards qui s'accrochent sans cesse et mon coeur qui bat, ses mains partout, il a tout fait pour faire tomber mes défenses et mes réserves. Le lendemain on s'est dit "à bientôt". On a échangé par messages, convenu de se revoir. Et depuis je lui cours après. Il m'invite chez lui, je lui dis "tel jour ?", il n'est pas dispo, on prévoit un verre, il annule au dernier moment, je propose un autre jour et depuis plus rien. Plus de réponse à mes messages. Que ce soit clair, je n'attends absolument rien de sérieux de cet homme, je ne suis pas folle. Je voulais juste partager des moments tendres le temps de mon séjour ici, un truc entre amants ou copains d'oreiller. Je suis très déçue.

En fait, à moins de trois mois de la rupture, je suis encore trop fragile pour encaisser même un rejet d'un inconnu dont je sais assez peu de choses finalement. J'ai passé un si joli moment, je n'ai qu'une envie, c'est de recommencer. J'essaie de ne pas me sentir nulle. Je me sens amère et blessée, mais je sais que j'ai passé un cap, que le souvenir de mon ex s'éloigne...

Voilà, des nouvelles en demi-teintes, mais vraiment positives dans l'ensemble ! :)

Bisous
#1327484
Bonjour Janysse,
Janysse a écrit : J'ai passé un si joli moment, je n'ai qu'une envie, c'est de recommencer.
Justement, ce moment était peut-être si "joli" parce qu'il était unique.
Une nuit, une seule fois et au revoir.

Janysse a écrit :Et depuis je lui cours après. Il m'invite chez lui, je lui dis "tel jour ?", il n'est pas dispo, on prévoit un verre, il annule au dernier moment, je propose un autre jour et depuis plus rien. Plus de réponse à mes messages. Que ce soit clair, je n'attends absolument rien de sérieux de cet homme, je ne suis pas folle. Je voulais juste partager des moments tendres le temps de mon séjour ici, un truc entre amants ou copains d'oreiller. Je suis très déçue.
Mouais :roll:
Ne m'en veux pas mais je ne te crois pas.

Je ne pense pas que tu es "amoureuse" de lui, mais je pense que si, tu attends quelque chose de cet homme. Et si ça pouvait devenir sérieux, tu sais, comme tous ces films et téléfilms alakon où au départ le mec ne veut rien, célibataire endurci, limite goujat, et d'un coup, il se rend compte de la fille formidableeeeee qui est en face de lui, et hop, il tombe éperdument amoureux.

Je pense, Janysse, que tu es encore dans ce fantasme. A ton corps défendant, inconsciemment mais quand même.

Janysse, sois déjà au clair avec ce que tu veux. Les coups d'un soir, si c'est ton truc, pas de problème, ça pourrait même te faire du bien. Mais pour que cela reste le coup d'un soir...
Kakahuet, miu, Janysse ont aimé ça
#1327496
Bonjour Carrie,

Ça me fait très plaisir de te lire, merci d'être passée !
Carrie007 a écrit :Je ne pense pas que tu es "amoureuse" de lui, mais je pense que si, tu attends quelque chose de cet homme. Et si ça pouvait devenir sérieux, tu sais, comme tous ces films et téléfilms alakon où au départ le mec ne veut rien, célibataire endurci, limite goujat, et d'un coup, il se rend compte de la fille formidableeeeee qui est en face de lui, et hop, il tombe éperdument amoureux.

Je pense, Janysse, que tu es encore dans ce fantasme. A ton corps défendant, inconsciemment mais quand même.
Ce que tu me dis me parle. C'est effectivement à mon corps défendant parce que d'un point de vue rationnel et raisonné je sais très bien que ça ne marche pas comme ça, je serais la première à le dire à une amie. Vu le personnage, 36 ans, qui picole à fond, qui bédave à fond, qui n'a pas de téléphone, qui marche à l'improvisation et qui se laisse porter (une copine m'a dit d'ailleurs qu'il était "perdu"), je me suis dit parfait, aucun risque de m'attacher sur le long terme, c'est pile poil ce que je ne veux pas.

J'ai vu ma psychiatre après vous avoir écrit, qui m'a dit "euh fuyez, c'est quoi ce type, c'est pas pour vous, vous n'êtes pas prête, vous êtes encore fragile et blessée, vous êtes en quête d'affection que vous essayez de combler avec le premier venu". Je me suis dit qu'elle avait raison, et j'ai décidé de ne pas poursuivre nos échanges.

Et puis il m'écrit pour me proposer de passer chez lui. Enfin ! Bim boum, je retombe dans le truc. Et puis "mais il faut qu'on parle". Comme j'avais une heure de route avant de rentrer par chez moi, je lui ai demandé de me déballer le fond de l'histoire avant que je me tape le chemin. Et là le mec me raconte qu'il a rencontré quelqu'un, qu'il a eu un coup de coeur, tu comprends ça se décide pas, c'est un truc de ouf, qu'il veut me voir mais qu'il pourrait pas faire quoique ce soit sans penser à cette personne, qu'il est chamboulé. Alors là je vois enfin l'arnaque et je lui dis que je ne passerai pas, qu'il vaut mieux en rester là. Je vous épargne les détails mais après mon stop il a passé plus d'une heure à m'écrire pour me dire qu'il a envie de me voir, qu'il voudrait qu'on boive un verre ensemble, que je compte pour lui (on s'est rencontré il y a 10 jours hein), que j'ai tout son respect (allô) et blablabla. Je n'ai même pas répondu. Du coup ça va beaucoup mieux, je me sens plus légère, j'ai repris le contrôle de la situation, je refuse d'être un second choix si ça ne marche pas avec le coup de coeur, j'hallucine en fait.

La question c'est "pourquoi et comment je me suis embarquée dans un truc pareil ?". Comment j'ai fait après tout ce qui s'est passé ces dernières années, pour me laisser piétiner comme ça, encore ? Parce que je suis fragile et tendre, qu'il a senti ça, que mes défenses ce soir-là n'étaient pas suffisantes, qu'il les a perçues, et au lieu de respecter ça, de respecter cette distance, il a forcé le passage, il a fait tomber toutes les barrières. Et moi j'ai laissé faire. Le travail n'est pas fini visiblement.

Ma logeuse a dit "ce qui est pris est pris, ça t'a rendue joyeuse et heureuse", et elle a raison. C'était un joli moment, c'est un joli souvenir qui m'appartient à moi. Et pour le reste, comme m'a dit une vieille amie au téléphone "tu vides tes tiroirs".

Maintenant c'est ceinture, travail, ami·es, et moi moi moi. Et j'arrête les bêtises avec le premier venu en espérant qu'il comble mon besoin d'affection, tapi dans l'ombre et qui bondit à la première occasion pour me faire faire n'importe quoi.
Carrie007 a écrit :Janysse, sois déjà au clair avec ce que tu veux. Les coups d'un soir, si c'est ton truc, pas de problème, ça pourrait même te faire du bien. Mais pour que cela reste le coup d'un soir...
Oui. J'aurais aimé quelque chose d'un peu suivi, un amant sur le court terme. Ça m'aurait fait du bien. Maintenant je ne suis plus trop sûre, je me mens peut-être et tu as sans doute raison.

J'aurais appris des choses de cette affaire : prendre le temps de panser ses plaies, se protéger, ne pas se laisser embobiner par le premier venu avec des belles paroles... J'ai tout de suite trouvé les ressources pour me protéger de cette violence gratuite (c'est hyper dur pour l'estime de soi quelqu'un qui vous dit "tu me plais mais tu n'es pas mon coup de coeur" :shock: ). J'ai appelé une amie, j'ai partagé ma peine avec ma logeuse, j'ai fait du yoga et je me suis sentie bien dans mon refuge intérieur. Je commence à comprendre que mon refuge est là, et pas dans une hypothétique relation amoureuse qui serait parfaite et comblerait tout...

Voilà, je chemine, cahin caha.

Je vous embrasse

Edit : en fait j'avais fait la même après ma rupture de 2018-2019, je m'étais laissé embobiner par ce type dans ma promo qui avait en réalité une copine... c'est quand même fou de refaire exactement la même chose...
#1328331
Coucou tout le monde !

Petit message pour vous dire que je vais bien (eh oui) !

Cette dernière non-histoire stupide m'a fait pas mal réfléchir. Tous les signaux étaient au rouge, mais rouge vif (notamment le non respect de mon consentement au pieu, j'ai fini par me l'avouer, ç'a été un peu dur d'admettre que j'avais dit plusieurs fois "non" et qu'à chaque fois ce non n'avait pas été respecté), et j'y suis allée quand même. Pourquoi ? J'en ai parlé avec ma psy (coeur sur elle cette femme est extraordinaire) qui m'a expliqué que j'avais encore un peu de mal à prendre soin de moi. Mais que des fois, ça fait du bien de se faire du mal. Cet épisode ne m'a pas traumatisée plus que ça au final, et j'ai repris ma vie, soulagée de la façon dont ça s'est terminé. Soulagée parce qu'entretenir quoique ce soit avec ce type aurait été absolument destructeur et je le savais.

Alors je suis rentrée chez moi, j'ai revu mes ami•es, j'ai picolé, fumé comme un pompier, je suis allée à la rivière, à la mer, j'ai fêté mon anniversaire (ce que je ne fais jamais), j'ai profité de la vie, j'ai pris soin de moi et j'ai aimé chaque instant de ces deux semaines de vacances que je me suis octroyées.

Et puis j'ai réinstallé Tinder, pour mes vacances, pour me faire plaisir, pour aller boire des verres avec des garçons, comme ça. J'ai discuté avec plusieurs, on a swipé pendant des heures en rigolant avec mes colocs, j'ai rencontré l'un d'entre eux, c'était sympa, je n'ai pas donné suite. Et puis... j'y ai rencontré mon copain actuel.

Ça fait un mois. Sa situation est compliquée, il est séparé depuis le début d'année de la mère de sa petite fille, c'est elle qui est partie (après plus de 10 ans..), ils sont encore pacsés, il est en garde alternée. Au début je pensais que ça ne serait qu'un coup d'un soir, je repartais sur le terrain dans la foulée, mais il s'est passé quelque chose et nous avons voulu nous revoir, ébahis par ce truc qui nous arrive. Alors on s'est revu, et revu, et on a décidé d'essayer quelque chose ensemble. Tout est fluide, simple malgré la situation. Nous parlons énormément, de tout, de nos relations passées, de cette relation-là, de sa fille, de son ex. C'est la première fois que je parle autant avec un garçon, aussi simplement. J'arrive à m'exprimer, à communiquer - j'en reviens à peine.

Nous sommes d'accord que la petite distance qui nous sépare (je suis sur le terrain à 150 km) est une bonne chose, pour éviter d'aller trop vite, ne pas se voir tous les jours, ne pas s'emballer. Il m'a dit qu'il ne savait pas s'il était prêt, qu'il n'avait pas prévu de se remettre aussi vite avec quelqu'une, mais qu'on ne choisit pas quand on rencontre quelqu'un, qu'il ne voulait pas passer à côté d'un truc. Ma psychiatre est super emballée, elle trouve sa transparence très saine, et me dit que c'est normal, sa situation est compliquée mais il veut être avec moi. Il est HPI (tiens tiens) et dépressif, et est suivi pour ça.

Moi je flippe un peu. Beaucoup. Je lui ai dit que j'avais peur qu'il me lâche à tout moment, il a répondu que ce n'était pas prévu. Qu'il était désolé, que ça ne serait pas très rassurant au début. J'aime beaucoup nos moments ensemble, je les vis à fond. Mais j'ai peur que ça s'arrête vite, qu'il réalise qu'il n'est vraiment pas prêt. Je suis contente qu'on soit honnête l'un envers l'autre. Mais au vu de mes expériences passées, je flippe ma race en fait. Cette distance me protège je crois.

Voilà, je ne sais pas où ça va tout ça, mais on y va. Et quoiqu'il se passe j'en apprendrai toujours quelque chose. Et ça c'est chouette :) Je vis un joli truc, j'en suis hyper reconnaissante, je prends ce qu'il y a à prendre et je continue mon petit bonhomme de chemin, ma thèse, ma vie.

Je vous embrasse
#1328334
Bonsoir Janysse

ce que cette jeune relation te procure c'est cela "C'est la première fois que je parle autant avec un garçon, aussi simplement. J'arrive à m'exprimer, à communiquer - j'en reviens à peine."
si cette relation amoureuse te fait flipper et que cette homme n'a pas l'air de vouloir s'engager alors pourquoi pas la transformer en amitié? ça te permettra de garder ce qu'il te procure.
#1328351
Bonsoir Janysse,
Je suis heureuse de voir que tu vas bien. Mais… tu commences ton message en disant que tu vas bien, et tu le finis en disant que tu flippes beaucoup. Petit gap, non? Et surtout, je suis frappée par l’extrême pertinence du message de Kylian. J’ai été choquée moi aussi de lire que ton précédent coup de cœur n’avait pas respecté ton consentement au lit, alors qu’à l’époque tu avais parlé de votre nuit de manière totalement euphorique. De même pour les gros signaux d’alerte concernant ta relation actuelle.

Concernant l’emballement de ta psy, laisse-moi te raconter une petite anecdote. J’ai rencontré un homme au printemps, qui me plaisait vraiment beaucoup, et l’attirance et l’intérêt, selon toute apparence, étaient réciproques. Mais diverses choses m’insécurisaient dans ce début de relation (et certes, il en faut peu avec moi :roll:). J’ai voulu lui en parler, il a accepté qu’on se voie brièvement à cette fin, mais il m’a câlinée et embrassée sans qu’on puisse véritablement discuter. Eh bien je suis sortie un peu perplexe de cette entrevue, mais mon psy (qui est très bien par ailleurs, hein) était enchanté, car selon lui l’homme en question avait su éviter les pièges du discours, et en était revenu au corps et à son pouvoir archaïque de réassurance. Bon. Je ne suis donc pas revenue sur le sujet. Une semaine ou 10 jours après, le gars me quittait, hyper brutalement (par sms :roll: ), suite à une dispute causée précisément par mon insécurité (dont je n’avais pas eu l’occasion, donc, de lui parler). Tout ça pour dire qu’un psy, aussi valable soit-il/elle, a le droit de se tromper, de lire ton histoire à travers un certain prisme, etc. Ça ne veut pas dire que nous avons forcément raison, à l’inverse. Ça veut juste dire : prends soin de toi, vraiment, protège-toi émotionnellement, quitte à imaginer, comme le dit Sandstorm, que cet homme pourrait être un ami plutôt qu’un compagnon de vie. Mais tu sais qu’on souhaite tous le meilleur pour toi.
miu ont aimé ça
#1328421
Coucou les filles,

Merci pour vos messages <3

Pour revenir sur la nuit avec ce garçon/agresseur, en fait c'est très bizarre. J'ai à la fois vécu un super moment, j'étais toute joyeuse et bondissante le lendemain ET il n'a pas respecté mon consentement sur certains points. Je ne sais pas si c'est un mécanisme de défense de mon esprit, mon corps, ou si mon vécu est juste ambivalent et il n'y a rien d'autre à comprendre. Je comprends que ce soit étrange à lire, moi-même j'ai du mal à me l'expliquer, mais il ne s'agit pas d'un moment horrible que je vous aurais raconté en mode tout va bien en me mentant sciemment, c'est plus complexe que cela. J'ai pris beaucoup de plaisir, c'était réellement une nuit torride. Border, bizarre, mais torride (il y a sans doute tout un ensemble de représentations culturelles qui explique cela ceci dit).

Concernant mon copain actuel, je sais qu'il y a de gros warnings. Je sais qu'il est perdu, qu'il ne sait pas où il en est, que tout fout le camp en ce moment pour lui, que c'est archi compliqué, qu'il n'est peut-être pas prêt. Je sais que c'est clairement moi qui choisit d'y aller, et que je n'aurais que moi-même à blâmer, si ça tournait mal, d'avoir fait ce choix-là. J'y vais quand même, parce qu'on vit un truc très joli. Est-ce que savoir qu'il a été plus de 10 ans en couple me rassure parce que je m'imagine que peut-être du coup il voudra/il sera capable d'avoir une relation longue avec moi ? Oui, je mentirais si je disais le contraire. Je sais en même temps que ça ne veut rien dire, qu'au contraire, il a peut-être plus envie de "liberté", de ne pas être en couple, d'être seul, que d'être avec quelqu'un (ou d'être avec moi). Toujours est-il que pour le moment, il est avec moi. Qu'est-ce qui me plaît chez lui ? Je n'aurais jamais imaginé être avec un garçon comme lui, et pour lui c'est pareil (être avec une fille comme moi). Il est très loin des obsédés du travail que j'ai connus (moi-même je le suis), des cercles que je fréquente d'ordinaire, pas du tout dans le paraître, franc du collier, il parle librement de sa vie, de son ressenti, d'où il en est (ça change des derniers tiens), il n'a pas fait 10 ans d'études comme moi, il se fringue n'importe comment, il n'est pas chercheur. On est très différent finalement, même si on se ressemble sur certains points, et on se rejoint sur l'essentiel, sur des valeurs communes (la politique notamment, grosse passion commune). Il est étonnamment tendre, doux, gentil, attentionné... On dirait un loubard en fait, un petit voyou des îles, mais ce n'est pas ça. Bien sûr, il est beau, drôle, et intelligent (mais ça tout le monde peut l'être). C'est ça et tout le reste qui me plaît, sa fragilité, son côté dur aussi, sa vulnérabilité qu'il n'essaie pas de planquer (et qui certes, parle à ma vulnérabilité à moi). Et voilà, je l'adore. Et j'entends ce que vous dites, mais je ne pourrais pas être ami avec lui, parce qu'au lit c'est complètement fou et qu'il me plaît beaucoup trop.

Bien sûr qu'il faut que je me protège, que je me distancie émotionnellement, même si, à me lire, vous comprendrez que je suis déjà en train de passer de l'autre côté. Je sais pas trop faire, vous le savez bien. Mais j'ai déconné dernièrement. Le boulot n'avance pas, je suis souvent seule, loin de mes points de repère et de mes ami·es et ça ne va pas. J'ai fait une grosse crise d'angoisse quand je vous ai écrit ce weekend. J'ai besoin de réinvestir ma vie, ma vie solide avec mes relations solides (y compris avec moi), que j'avais avant de le rencontrer, de partir sur le terrain et d'être loin de tout ce que j'ai construit pour moi. La distance me protège, mais c'est une distance aussi avec le reste de mon existence.

Peut-être allez-vous lire cela en vous disant "Mais pauvre Janysse elle ne comprend toujours pas, qu'elle va droit dans le mur" et vous aurez peut-être raison, mais là je ne suis pas armée pour mettre fin à ce truc. Je n'en ai pas envie. Et si ça doit prendre fin et que ce n'est pas moi qui pars (car je serai peut-être celle qui partirai, qui sait ?), c'est ok. Je sais me remettre de tout ça. Oui je serai en miettes, oui ça fera mal, mais je saurai me relever. Je ne sais pas où ça va, je ne sais même pas si moi-même je suis si prête que ça, vraiment prête je veux dire, à faire de la place à quelqu'un, à accepter ce qui va avec, et pas dans la quête d'affection, dans la quête des papillons, mais j'ai envie d'y aller, de voir justement, où ça va.

Peut-être que dans 10 jours je vous annoncerai que c'est fini. On ne sait jamais. Et vous me direz peut-être "on te l'avait bien dit"... Peut-être.

Je vous embrasse et vous souhaite un bel été :)
Modifié en dernier par Janysse le 21 août 2021, 12:13, modifié 1 fois.
#1328444
alors moi quand il m'est arrivé de tomber sur un gars qui m'a pas respecté totalement au niveau consentement, j'ai quand même continué et quand ça s'est fini je me susi mordue les doigts pour ne pas avoir vu le red flag du non consentement, ça a été totalement toxique pour moi
#1328445
sandstorm a écrit :alors moi quand il m'est arrivé de tomber sur un gars qui m'a pas respecté totalement au niveau consentement, j'ai quand même continué et quand ça s'est fini je me susi mordue les doigts pour ne pas avoir vu le red flag du non consentement, ça a été totalement toxique pour moi
Pardon je n'ai pas été claire dans mon message, j'ai enchaîné les paragraphes sans précision (j'ai rectifié) ; le gars qui ne m'a pas respectée est sorti de ma vie depuis un moment, tout de suite après en fait, et tant mieux !

Je parle d'un autre garçon (appelons le Johnny) qui lui, respecte absolument mon consentement pour le coup.
#1328447
et je me disais que c'est bizarre parce qu'avec le gars qui avait pas respecté le consentement c'était fini, et j'avais trouvé ça curieux,. c'est peut être moi qui a mal lu!

ok: donc le nouveau il respecte ton consentement.
pour le reste : tu sembles être consciente des choses, mais tu veux quand meme vivre cette histoire. par contre je suis pas certaine que si ça tourne mal c'est que toi qui sera à blamer comme tu dis... dans une relation on est deux, si les responsabilités ne sont pas toujours 50/50 l'autre a quand même une part de responsabilité si ça tourne mal. mais bon tu verras!
#1328451
sandstorm a écrit :et je me disais que c'est bizarre parce qu'avec le gars qui avait pas respecté le consentement c'était fini, et j'avais trouvé ça curieux,. c'est peut être moi qui a mal lu!
Non non j'ai en effet enchaîné les paragraphes sans préciser que je parlais d'un autre !
sandstorm a écrit :pour le reste : tu sembles être consciente des choses, mais tu veux quand meme vivre cette histoire. par contre je suis pas certaine que si ça tourne mal c'est que toi qui sera à blamer comme tu dis... dans une relation on est deux, si les responsabilités ne sont pas toujours 50/50 l'autre a quand même une part de responsabilité si ça tourne mal. mais bon tu verras!
Tu as raison, il faut que j'arrête de considérer que mes histoires se terminent à cause de moi, parce que je ne suis pas aimable, que j'ai fait n'importe quoi, que j'ai merdé, ou que je n'ai pas su garder un mec. Disons, de façon plus mesurée et plus juste, que je serais responsable de mon choix d'essayer si jamais ça tournait mal/court. Tout comme lui serait responsable de son choix d'avoir voulu essayer...
#1328624
Coucou tout le monde,

Quelque chose m'a frappée ce matin, en ouvrant les pages du forum, en lisant les posts sur le fil de Miu. C'est si bon et réconfortant de vous lire, de continuer à vous lire, après toutes ces années. Vous êtes un peu comme une bande de copaines que l'on retrouve, pour se donner des nouvelles ; mais l'on connaît des choses si intimes les un·es des autres, sans se connaître du tout, c'est un peu spécial. Au sens où, vous êtes spécial·es pour moi. Tout ça pour dire, je voulais juste vous déclarer ma joie de vous retrouver régulièrement, de vous lire, et reconnaître le fait que ce forum n'est pas seulement le SAV de mes histoires d'amour pourries, mais aussi de jolies rencontres textuelles et humaines, et pour ça un grand merci :kissing_heart:

Sinon, je vais beaucoup mieux. J'ai accepté le fait que ma nouvelle relation peut s'arrêter à tout instant, que je n'en connais pas la durée, et c'est ok. Je n'ai pas le choix que d'accepter cela de toute façon, cette incertitude. Ce que je constate, c'est qu'il libère du temps pour moi, qu'il s'organise pour qu'on se voit, même s'il déteste l'organisation, qu'il est attentionné, et que nos moments ensemble se passent très bien. Après un mois sans voir mes amies, j'ai fini par les retrouver, et ça m'a fait énormément de bien. Comme j'étais seule sur le terrain, cette relation naissante a pris toute la place dans ma tête et mon temps, j'ai un peu négligé le reste de mon existence - et c'est pour ça que j'ai pété un câble il y a deux semaines.

Mais là j'organise aussi un déplacement pro à Paris, et d'autres choses, et ça me fait du bien de me recentrer sur mon travail, sur les choses à faire, sur mes relations amicales, après le flottement estival. Je me réjouis des choses à venir et qui ne sont pas lui (c'est la base mais pour moi c'est assez nouveau). Là on ne peut pas se voir avant deux semaines, nos emplois du temps ne coïncident pas (je suis encore sur le terrain). Mais c'est ok, et c'est même chouette, de se laisser de l'espace, du temps pour soi. On s'est présenté certain·es de nos ami·es, et c'était chouette. Je reste prudente, tout doucement. Je ne sais toujours pas où ça va, mais j'imagine que seul le temps pourra nous apporter des réponses.

Et puis il y a ma thèse, j'en suis tous les jours reconnaissante. J'ai de la gratitude envers la vie, envers les personnes qui m'ont fait confiance pour me permettre de faire ce travail, et surtout envers moi-même, pour m'être offert, malgré toutes les difficultés, tous les sacrifices pendant 10 ans, la possibilité de vivre cela.

Je vous souhaite une très douce fin d'été.

Je vous embrasse !
miu ont aimé ça
#1329955
Coucou tout le monde, je viens donner quelques nouvelles !

L'été s'est terminé, et avec lui mon terrain, j'ai enchaîné beaucoup de choses, un déplacement à Paris, plusieurs échéances avec des dossiers et conférences, et je suis depuis 10 jours repartie sur un autre terrain. Je suis très fatiguée, mes dernières vacances datent d'il y a 4 mois, je n'arrive pas à prendre de repos. Je ne me l'autorise pas vraiment.

Je suis toujours avec mon copain. On avance tout doucement, on construit petit à petit, j'ai peur, il a peur. Sa relation avec son ex est très conflictuelle, il est encore très en colère, parfois submergé de tristesse. Et je comprends, je suis là. On se rapproche un peu plus à chaque fois qu'on se voit (tous les weekends). Moi je le prends comme il est : avec son chien, son ex, sa fille, son histoire compliquée, tous ses défauts. Peu m'importe de vivre une histoire simple, sans enfant dans l'équation, où on peut bouger quand on veut, où on serait "the one" l'un pour l'autre. Je renonce absolument à ce fantasme d'adolescente. Mon chéri, il a une toute petite fille et une histoire très longue, une "the one" avant moi, une vraie, et elle sera toujours là, et c'est ok parce que ce mec là il vaut le coup, et que notre histoire aussi je pense.

Il est transparent sur tout. Il continue de dégager du temps pour me voir, pour autant on a nos activités chacun de notre côté. Je crois qu'il me comprend, qu'il comprend chez moi des choses dont je n'ai pas tout à fait conscience. En fait je me sens super bien avec lui.

Mais je suis angoissée. Je n'ai plus l'insouciance de mes relations à 20, 22 ans. J'ai peur à chaque instant. J'ai peur qu'il parte, peur qu'il réalise que c'est trop tôt pour lui, peur qu'il ne soit pas du tout prêt, peur peur peur. Ces derniers temps j'étais plus rassurée, par les jolies choses qu'on vit, parce qu'on commence à se projeter un tout petit peu, on parle de maison dans les Cévennes, pour rigoler mais quand même, de voyage à l'étranger, comme ça mais quand même. Et récemment je crois que je me suis un peu autorisée à y croire, à avoir de l'espoir, je me suis autorisée à me sentir vraiment bien, vraiment confortable, à lâcher un peu l'angoisse. Et puis tout est revenu au galop, la peur et tout le reste. Une amie de longue date, qui a le même passé amoureux que moi, a rencontré son copain cet été sur tinder, un gars qui sortait tout juste d'une relation de 5 ans. Tout est allé très vite entre eux, présentation aux amis, aux parents, weekends ensemble, je t'aime, mon amour etc. Elle avait très peur comme moi. Et puis au début de leur 5e mois de relation, il l'a quittée, pas prêt, trop vite, veut être seul etc. C'était il y a un peu plus d'un mois et depuis je balise tellement. C'est irrationnel, ma psychiatre dit que je fais un transfert, et j'ai coupé doucement tout contact avec cette amie. Je ne peux pas encaisser son histoire. Et voilà, tout se passe à merveille avec mon chéri, c'est un univers de douceur et de tendresse, de complicité, je ne pensais pas avoir droit à tout ça, mais on entame notre 5e mois et j'ai toujours peur de le perdre comme au premier jour. Ma psychiatre dit que je suis traumatisée.

En plus, je crois que je l'aime. Et je ne sais pas quoi en faire. Je n'ose pas lui dire. Je n'ose pas me le dire. Quelque chose en moi, malgré tout le travail que je fais sur moi depuis des années, quelque chose d'horrible en moi continue de penser que je n'ai pas droit à tout ça. Que je ne suis pas aimable. Qu'il va partir comme tous les autres. Que je ne suis qu'un pansement. Que je ne vaux pas le coup. Que je n'aurais pas dû m'autoriser à y croire, même un tout petit peu, parce que maintenant je vais souffrir et ce sera bien fait pour moi, d'avoir cru que je pouvais être aimée.

Ma psy me dit que ça serait bien de communiquer avec lui sur ça, mais j'en suis incapable. Je ne veux pas lui faire peur. Je ne peux pas lui faire sentir cette partie sombre de moi, même si je crois qu'il a déjà compris, je ne peux pas m'exposer, je ne peux pas exposer cette partie de moi que je n'arrive pas à aimer, celle qui me répète que je ne suis pas aimable.

Voilà pour l'angoisse. La fatigue n'aide pas. Je lutte en permanence contre ces pensées négatives obsédantes qui me minent le moral. Je crois que même s'il me disait qu'il m'aime lui aussi, je ne serais pas rassurée, j'aurais peur qu'il parte quand même. Je ne sais pas quoi faire de cette angoisse, si ce n'est essayer de l'apaiser en travaillant sur sa source (mes relations familiales). C'est long et difficile. Alors en attendant je pratique les outils données par ma psy pour vivre avec tout ça, je continue mon traitement, ma thérapie, et je profite de tous ces jolis moments que je vis avec mon amoureux.

Je crois que comme Agathe, la fréquentation du forum et la lecture de toutes ces histoires depuis 10 ans m'ont rendue un peu désabusée voire cynique. Je sais que les mots ne sont que des mots, les actes ne valent qu'à l'instant où ils sont réalisés, et que tout peut partir en fumée à tout moment. Je ne sais pas comment on fait pour vivre avec cette incertitude.

Je vous embrasse
miu ont aimé ça
#1329957
Bonsoir

moi je me dis qu'après un âge, environ 30 ans, il est presque impossible de trouver une histoire simple. Chacun a ses occupations pros et autres, ses anciennes histoires d'amour plus ou mois cicatrisées, une façon de se mettre en relation avec l'autre plus ou moins standard et difficile à changer, etc. Et j'ai l'impression que l'amour c'était beau à 20 ans, après c'est nul. lol, je caricature un peu mais c'est un peu ça.

Alors comment vivre avec cette incertitude? Soit on se dit que ça vaut la peine et on tente et ce, quelque soit le résultat, soit on se dit qu'on pourra pas encaisser/gérer etc et on quitte la relation. Et c'est pas facile du tout...

je ne pense pas que mon intervention est une intervention qui est très rassurante mais c'est ce que je pense et je l'exprime sans "filtres".
Elieza, Janysse ont aimé ça
#1329961
Merci sandstorm pour ton retour. J'ai grand besoin d'être rassurée mais encore plus de franchise. Tu as raison, autant à 20 ans on pouvait encore se faire croire que tout est beau et rose et simple, autant maintenant je sais que l'amour, le couple, construire, sont un choix qui se fait à deux. C'est pas "nul" haha, on vit de jolies choses tous les deux vraiment, et ça faisait super longtemps que je n'avais pas ressenti ça, mais c'est tout sauf simple c'est sûr. Tant pis, je l'ai choisi lui et tout le package, je crois que ça vaut la peine...
#1329962
ah mais je disais pas que ton histoire actuelle est nulle!!! j'exprimais un sentiment général (de mon coté). peut être aussi parce que ça fait longtemps que j'ai pas eu de coup de coeur, de rencontre vraiment intéressante. disons que c'est fade.
#1329964
sandstorm a écrit :ah mais je disais pas que ton histoire actuelle est nulle!!! j'exprimais un sentiment général (de mon coté). peut être aussi parce que ça fait longtemps que j'ai pas eu de coup de coeur, de rencontre vraiment intéressante. disons que c'est fade.
Ah oui oui j'avais bien compris que ça n'était pas pour moi ! :) Et je vois ce que tu veux dire par "nul". Pour être tout à fait honnête, la relation que j'ai entamée avec mon ex il y a bientôt un an était aussi fade, sympa mais pas ouf ouf non plus et je m'étais un peu résignée à ce que ce soit tout ce que je pouvais avoir.

Là au début on avait tous les deux l'impression d'avoir de nouveau 17 ans c'était absurde et tendre à la fois. Sauf qu'on n'a plus 17 ans... Je ne suis pas spécialement nostalgique de l'époque où je ne comprenais pas ce qui m'arrivait, où je subissais mes émotions, je souffrais atrocement et je suis fière de tout ce chemin parcouru, ces années de thérapie, de travail, de réflexion, de lecture ici aussi. Mais c'est vrai que l'insouciance est un peu perdue à jamais...

Bisous
sandstorm ont aimé ça
#1331247
Coucou tout le monde !

Je passe donner quelques nouvelles :)

J'ai enfin terminé mes déplacements de terrain et je suis enfin posée dans mon chez-moi : terminés les départs tous les deux mois, les valises à trimballer d'une maison à l'autre, les allers-retours ! Ma thèse se passe bien, j'ai énormément avancé, je vais bientôt me consacrer à l'écriture et je l'espère à l'enseignement :smile: Le fait d'être rentrée chez moi me permet de réorganiser mon quotidien et retrouver une routine : cuisine, yoga, travail. J'ai été très stressée ces derniers mois, très anxieuse, et je pense que tous mes déplacements n'y étaient pas pour rien.

Je suis toujours avec mon amoureux. Les choses se passent si bien entre nous que j'ai parfois du mal à y croire. On s'aime, on se le dit, et une petite part de moi n'y croit parfois pas, mais j'essaie de contempler cette petite part de moi avec bienveillance, et je me répète que j'ai le droit d'être aimée et que j'ai le droit d'y croire et de le croire lui quand il le dit. Nous passons tous nos weekends ensemble, nous nous appelons plusieurs fois par semaine, et je trouve ça absolument fou qu'un garçon veuille bien passer plus de trois jours avec moi ou m'appeler le soir pour me raconter sa journée. Avec le recul, je réalise encore plus à quel point mes relations précédentes ont pu être frustrantes, blessantes, si ce n'est toxiques. Avec lui je ne suis jamais frustrée. Les premiers mois j'étais bouffée d'angoisse, avec l'impression d'être sur un siège éjectable et la peur de n'être qu'un pansement. Tout ça s'est un peu envolé lorsqu'il m'a présenté sa fille pour la première fois il y a deux mois, parce que je n'étais "pas une fille de passage". Là je me suis dit bon, tu as peut-être le droit d'y croire un peu. Depuis, on continue d'avancer, mais tout doucement, sans précipiter les choses. C'est devenu doux et serein. On a convenu que je viendrai un peu plus souvent, en semaine, quand il a sa fille. C'est un peu flippant, on ne va pas se mentir. Mais il ne me met aucune pression et on en discute régulièrement. Aller doucement mais sûrement, je crois que c'est notre cap.

De mieux en mieux, j'arrive à exprimer ce que je ressens, à poser des questions que je n'aurais jamais osé poser avant, à m'avancer sur des territoires inconnus ; en fait on communique, et c'est assez nouveau pour moi. Il y a encore beaucoup de chemin à faire (j'ai gardé pour moi tout ce temps la peur dévorante que j'avais qu'il me quitte pendant les premiers mois) mais j'apprends chaque jour, et c'est très chouette.

Je suis prudente et je veille à ne pas me verser toute entière dans cette relation, et à me préserver des espaces à moi, du temps pour mes ami·es, pour mes activités personnelles, pour mon travail. J'essaie de maintenir cet équilibre que je n'ai jamais su trouver lors de mes relations précédentes.

Voilà pour les nouvelles, le moral est bon même si la fatigue est très présente. Je ne suis pas dans l'euphorie ou la joie permanente, mais je ressens parfois ce sentiment de sécurité affective qui m'a tant manqué dans ma vie. Les démons de l'angoisse et de la dévalorisation sont toujours tapis, mais je suis toujours ma thérapie et j'ai confiance dans le fait que j'arriverai à en parler à mon amoureux.

J'espère que vous allez toutes et tous bien et je vous embrasse très fort :bisou:
Elieza, Selmasultane, miu et 1 autres ont aimé ça
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