Aide et conseilspour récupérer ton ex !

Si le coeur vous en dit, racontez-nous votre histoire en détails
#1319190
Bonjour Kylian,

J'ai lu et relu ton message avant de te répondre. Merci de poser les bonnes questions avec autant de bienveillance, te lire m'a beaucoup apaisée.
Kylian a écrit :[« Je ne comprends pas comment j'ai pu passer de "tout va mieux que jamais" à "achevez-moi par pitié". »]

Peut-être que tu es du genre « extrême », dans les bons comme dans les mauvais moments…

Par ailleurs, n’aurais-tu pas un certain besoin (plus ou moins inconscient) de « replonger » de temps à autre ?
Je suis effectivement du genre extrême, hypersensible, intense. La moindre émotion est un raz-de-marée, je suis facilement débordée. Et j'ai fini par comprendre, grâce à vous toustes ici, qu'en effet la détresse était ma zone de confort, que j'y retournais régulièrement. Je ne sais pas comment faire pour enrayer la machine. J'ai eu récemment des moments plus positifs, des sursauts de "allez, on va vivre", mais c'est dur, tout me coûte, voir des amies, me lever le matin... Il n'y a qu'au bord de la piscine seule avec mon chat que je trouve la paix.
Kylian a écrit :Tu te considères parfois comme un monstre… Tu as des défauts (comme tout un chacun), mais la bonne nouvelle, c’est que si tu étais vraiment un monstre, tu n’aurais pas peur d’en être un… Il t’arrive peut-être de mal te comporter, d’être mauvaise (pour reprendre ton terme), d’avoir de mauvaises pensées, etc. Mais quelqu’un de foncièrement méchant ne craint pas de l’être ; il ne culpabilise pas, etc. Certaines personnes mal dans leur peau se montrent parfois mauvaises, bien plus parce qu’elles souffrent que parce qu’elles sont pourries jusqu’à la moelle. Bien sûr, cela n’excuse pas tout, mais cela explique certains comportements.

Concernant les problèmes à régler, certains en parlent plus que d’autres, mais tout le monde en a… Vu que tu as déjà tes propres problèmes à gérer, je comprends que tu peines à aider ta meilleure amie… Je ne sais pas comment se déroule votre relation, mais l’un des soucis, c’est lorsque cela ne va que dans un sens… Si elle est là lorsque tu en as besoin mais que l’entendre parler de ses propres problèmes t’insupporte, par exemple. Est-ce le cas ?
Non pas du tout, c'est toujours allé dans les deux sens, de façon très simple et évidente. Seulement cette fois, elle ne voulait pas ou n'était pas en capacité de m'apporter le soutien dont j'avais besoin, et pareil de mon côté.
Kylian a écrit :Tu avais déjà besoin d’être seule avant son arrivée ? Tu ne pouvais pas le lui expliquer, décaler la date de sa venue ?

Pour ce qui est de ta difficulté à être contente pour elle, elle peut effectivement s’expliquer (cf. ton mal-être). Après, oui, si j’étais ta « meilleure amie » et que je l’apprenais, je ne le prendrais pas forcément très bien.
J'ai travaillé jusqu'à 19h, et elle est arrivée 3 heures plus tard. Je n'ai pas eu le temps de me rendre compte que j'avais besoin d'être seule, j'ai passé ces dernières semaines entourées de tout un tas de gens, tout le temps, je ne savais pas que j'aurais besoin de souffler. Et il était de toute façon impossible de décaler son séjour, qu'elle a calé entre une visite à sa mère et une recherche d'appartement à l'étranger.

Je lui ai écrit pour lui dire que j'étais désolée de ne pas avoir été de la meilleure compagnie, que je traversais des moments de grande détresse, que ça n'avait rien à voir avec elle. Sa réponse a été gentille, pas débordante de chaleur. J'ai peur d'avoir cassé quelque chose. Je sais qu'elle déteste par-dessus tout les gens qui ne sont pas capables de se réjouir pour les autres. Je me dis qu'elle a peut-être découvert qui j'étais au fond et ne veut plus être mon amie. De toute façon je n'étais pas sa meilleure amie moi, donc bon.
Kylian a écrit :[« mais si je ne l'ai plus, qui ai-je ? »]

Comme en matière amoureuse… Si une relation ne te convient vraiment plus… Si le besoin prend le pas sur l’envie…
Je n'y vois pas vraiment clair là-dessus, c'est certain.
Kylian a écrit :Pour ce qui est du domaine amoureux, il est vrai qu’il est difficile de construire une relation saine et équilibrée avec autrui lorsque l’on ne se sent pas bien dans ses propres baskets. Par contre, il serait erroné de croire que seules les personnes qui se sentent bien dans leurs propres baskets parviennent à rencontrer un partenaire et à construire une relation plus ou moins longue avec ce dernier. (Tu es déjà parvenue à nouer des relations amoureuses…) L’on sait très bien que dans les faits, bon nombre de personnes en couple ne sont pas forcément très épanouies (dans leur couple et en solo) et ne s’aiment pas forcément véritablement. Combien de personnes se mettent en couple car elles ne parviennent pas à s’épanouir en solo, justement ? Énormément ; peut-être même la majorité… (L’on peut d’ailleurs l’observer en cas de rupture ; ces personnes se remettent très rapidement à la recherche d’un nouveau partenaire, elles vivent mal le célibat, etc.) Et parfois, ces couples durent, car les « névroses » des partenaires sont compatibles, etc. Donc oui, se sentir bien dans ses propres baskets est un préalable indispensable lorsque l’on souhaite construire une relation saine et équilibrée avec autrui. Néanmoins, ce n’est pas parce que tu ne te sens pas bien dans tes propres baskets que tu finiras ta vie seule. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle, mais beaucoup de gens ne se sentent pas forcément ultra bien dans leur propre peau et sont pourtant en couple (depuis longtemps, parfois).

Peut-être que ton « angle d’attaque » ne t’aide pas à te sentir mieux, également. Lorsque tu te dis : « il faut que je me sente bien dans mes propres baskets… sinon je ne rencontrerai jamais l’amour », tu te focalises essentiellement sur « sinon je ne rencontrerai jamais l’amour ». Alors, lorsque tu constates que tu ne te sens pas mieux, cela ajoute à ton chagrin, tu déprimes encore plus. Apprendre à se sentir bien dans ses propres baskets, c’est bien évidemment un travail de longue haleine, et ce n’est pas pour rencontrer un amoureux qu’il faut l’effectuer… Peut-être qu’au cours de ce long et fastidieux travail, tu croiseras un homme sur ton chemin… À ce moment-là, le travail ne sera sans doute pas achevé, car cela demande parfois toute une vie, mais peut-être que cela fonctionnera avec l’homme en question… Le travail en solo sera alors accompagné d’un travail en duo… Tout un chacun a des failles… Le plus difficile en matière amoureuse, ce n’est pas de rencontrer quelqu’un (ça, c’est très facile), c’est de rencontrer une personne compatible avec soi.
Ce que tu dis est très juste, ma psychologue m'a dit à peu près la même chose juste après. Je ne cherche pas à être en couple à tout prix, j'ai déjà eu des relations amoureuses, mais j'étais frustrée, insatisfaite, malheureuse en fait. Je voudrais éviter de reproduire cela, je ne veux pas être plus malheureuse en duo qu'en solo... Mais je manque cruellement de tendresse, de caresses, de baisers, d'amour en fait, et c'est bon, sur les dix dernières années j'ai été 2 ans et demi en couple, alors je sais vivre seule, j'ai aimé ça, j'ai aimé mon célibat, j'ai accompli tout un tas de trucs, j'ai appris à prendre soin de moi, mais maintenant j'aimerais partager ma vie avec quelqu'un, de façon saine et équilibrée, etc etc. Je rêve de coups de téléphone, de vacances à deux, de réveils câlins, et je n'en peux plus de ne pas vivre ça. Bien sûr que j'idéalise la relation amoureuse, parce que je ne sais pas ce que c'est vraiment. On m'a dit un jour qu'une relation commençait vraiment au bout de 3 ans, que c'était au bout de ce temps que les choses devenaient sérieuses. Ça m'a profondément blessée.
Kylian a écrit :(D’ailleurs, lorsque j’étais chez Miu, l’on parlait des relations amoureuses avec un pote célibataire – sympathique, au demeurant – à elle et je me disais : « purée, il est désespérant ; il vaut vraiment mieux être seule qu’avec un homme pareil » ; je le lui ai d’ailleurs dit… Il disait de ces trucs à ce sujet… Que le sexe et la beauté physique comptent plus que le reste ; que les femmes de plus de 20 ans ne sont pas très jolies ; que contrairement aux femmes, les hommes recherchent avant tout une femme physiquement belle, car ils souhaitent avoir de beaux enfants – ce qui signifie qu’après avoir fait de beaux enfants, il quittera probablement sa femme devenue trop vieille pour une plus jeune ; etc. Et il disait que tous les hommes sont comme lui… Heureusement que non. J’ai préféré rester toute seule plutôt que d’aller au SPA avec lui ; pourtant, j’aime bien le SPA… )
Évidemment, avec des types pareils dans la nature, il vaut mieux rester seule on est bien d'accord !!!!
Kylian a écrit :Je préfère également épargner les hommes à qui je ne peux apporter ce qu’ils souhaitent. Peut-être que le fait d’avoir une vie intérieure riche aide un petit peu… Ce n’est pas le vide intersidéral, quoi ; l’on ressent, vit, imagine, etc., plein de choses, même lorsque l’on a du chagrin… L’on se sent parfois moins seul avec soi-même qu’avec autrui...
Je pense avoir une vie intérieure très riche, et me sentir mieux seule qu'avec d'autres personnes parfois, je ne suis pas pleine de vide, j'ai pu le penser il y a quelques années, me sentir vide, je ne me sens plus vide. Mais je crève de ne pas sentir d'autre peau contre la mienne.
Kylian a écrit :Ton besoin d’amour, d’affection, etc., est compréhensible ; on a tous besoin d'un minimum d'affection. Mais tu le cherches/l’attends tellement que cela constitue un obstacle à ton épanouissement personnel. Bon, c’est très théorique, mais l’idéal serait que tu laisses le « sinon je ne rencontrerai jamais l’amour » de côté, que tu prennes soin de toi sans (trop) penser à cela pour le moment ; et qui sait, tu croiseras peut-être un homme sympathique sur ta route… À ce moment-là, méfie-toi quand même de ton propre besoin d’amour qui pourrait te mettre des œillères, histoire de ne pas reproduire le même schéma, de savoir si c’est vraiment l’homme en question qui t’intéresse ou si c’est juste ton besoin (qui ne demande qu’à être comblé) qui s’exprime.
Je comprends bien la théorie. Je l'ai pratiquée pendant un an et demi. J'ai vécu pour moi, en prenant soin de moi, sans penser à rencontrer quelqu'un, et puis quand je me suis sentie assez forte et épanouie par moi-même, j'ai voulu rencontrer quelqu'un. Et je me suis pris une énorme claque. C'est une histoire à la con avec un mec rencontré sur tinder, mais j'y ai cru très fort, parce que c'était mon besoin d'amour plus qu'autre chose qui parlait. Mais j'aimerais comprendre, qui s'en sort vraiment ? Qui réussit vraiment à se défaire de ce besoin d'amour ? À ne plus être traversé avec autant de violence par la vie ? Je ne crois pas que j'y arriverai un jour, je suis comme ça, pétrie de fragilités, et je suis assoiffée de tendresse, à part changer qui je suis, comment est-ce que je peux arriver à me détacher de tout cela ?
Coucou, c'est Antoine ! Mon équipe et moi-même avons créé un test qui te permet de déterminer avec précision tes chances de reconquérir ton ex. Fais le test en cliquant sur le bouton ci-dessous !

J'accède au test

#1319200
[« des sursauts de "allez, on va vivre", mais c'est dur, tout me coûte, voir des amies, me lever le matin... Il n'y a qu'au bord de la piscine seule avec mon chat que je trouve la paix. »]

C’est peut-être très dur parce que tu fais en quelque sorte tout/trop d’un coup (à l’occasion de chaque « sursaut ») et que ce n’est pas encore stable… De plus, comme tu n’y es pas habituée, cela (la moindre petite chose du quotidien) demande beaucoup d’efforts au début… Pour ce qui est d’être entouré de beaucoup de monde, cela apporte ou consomme de l’énergie selon les individus (plus ou moins solitaires).


[« J'ai peur d'avoir cassé quelque chose. Je sais qu'elle déteste par-dessus tout les gens qui ne sont pas capables de se réjouir pour les autres. »]

Peut-être qu’elle passera outre, tu verras bien... C’est juste que lorsqu’une amie nous envie et n’est pas contente pour nous, cela donne un peu l’impression qu’elle ne nous aime pas vraiment… Il y a déjà plein de non-amis qui se comportent ainsi, alors lorsque c’est une amie, cela chagrine un petit peu…


[« Je n'y vois pas vraiment clair là-dessus, c'est certain. »]

Tu disais : « Si je ne l’ai plus, qui ai-je ? » C’est de son amitié (= ce qu’elle t’apporte) dont tu as le plus besoin ? Ou tu l’adores pour ce qu’elle est ? As-tu envie de passer du temps avec elle, car elle est chouette, etc., ou cette relation ne te convient plus vraiment ?


[« Bien sûr que j'idéalise la relation amoureuse, parce que je ne sais pas ce que c'est vraiment. »]

Je comprends… Les relations amoureuses ne sont pas toutes pareilles et tous les couples rencontrent certaines difficultés à un moment donné. Inutile de se comparer et d’envier autrui ; si autrui a des qualités, il a également des défauts ; il est juste différent de toi. Toi, tu es célibataire, mais tu effectues des études qui te plaisent, etc. Objectivement, il y a plusieurs choses qui vont bien dans ta vie. D’autres sont en couple mais exercent un métier qui ne leur plaît pas spécialement, etc. Il y a toujours du positif et du « moins positif » dans la vie de chacun et dans la vie des couples.


[« On m'a dit un jour qu'une relation commençait vraiment au bout de 3 ans, que c'était au bout de ce temps que les choses devenaient sérieuses. Ça m'a profondément blessée. »]

Alors, certains disent que l’amour ne dure que 3 ans ; d’autres semblent dire qu’une relation ne commence vraiment à être sérieuse qu’au bout de 3 ans… Je comprends que cela t’ait blessée, étant donné que tu n’es pas arrivée jusque-là ; mais vis tes expériences sans penser à cela. Certaines relations deviennent rapidement sérieuses, d’autres ne le deviennent jamais. Certaines personnes ont de très mauvaises surprises au bout de 4 ans, etc. Le tout, c’est d’être sur la même longueur d’onde avec son partenaire de vie.


[« Mais je manque cruellement de tendresse, de caresses, de baisers […] Mais je crève de ne pas sentir d'autre peau contre la mienne. »]

Je trouve cela intéressant, car je ne suis pas très tactile (plutôt cérébrale) … Ce qui semble beaucoup te manquer, c’est le contact physique, les manifestations physiques de la tendresse, entre autres.

Je te dirais bien que cela peut se trouver en dehors d’une relation amoureuse, mais j’ai cru comprendre que ce n’est pas trop fait pour toi en réalité, car tu finis par « trop » t’attacher et par souffrir...


[« je suis assoiffée de tendresse »]

« Je manque cruellement de … », « je crève de… », « je suis assoiffée de… », etc. Ce sont des expressions extrêmement fortes.

Ne parviens-tu pas à t’apporter un minimum de tendresse toute seule ? N’as-tu pas trouvé d’autres sources de tendresse/réconfort ? Car la tendresse, on peut la trouver en dehors des relations amoureuses et en dehors des relations hommes/femmes… Ce n’est certes pas tout à fait la même, mais tu dis être « assoiffée de tendresse », comme si tu en étais complètement dépourvue…

Lorsque l’on est habitué à l’inverse de la tendresse, il est certain que l’on a plus besoin de tendresse que de dureté… Et pourtant, l’on a parfois du mal à l’accueillir, à la recevoir… Étant donné que tu n’es pas habituée à la tendresse, j’ai quand même l’impression que tu as un peu de mal à accueillir une certaine tendresse ; la tienne, notamment. Et tu la cherches donc désespérément ailleurs ; dans le cadre amoureux, en l’espèce…


[« Qui réussit vraiment à se défaire de ce besoin d'amour ? »]

Qui n’a pas besoin d’amour ? Je pense que tout un chacun a un minimum besoin d’amour, d’affection, etc., sachant que l’amour revêt plusieurs formes.

Quant à celles et ceux qui sont célibataires depuis longtemps, qui ne s’en sortent pas trop mal en solo, qui ne sont pas forcément « dépendants affectifs » mais qui aimeraient rencontrer l’amour-amoureux, il est compréhensible qu’ils vivent mal le célibat à la longue…

Il y a juste une différence entre la « dépendance affective » (expression parfois fourre-tout) et le besoin « commun » d’amour. Tout est une question de dosage, je pense ; la frontière entre les deux est parfois mince/floue. (Quelques exemples pourraient peut-être nous éclairer : lorsqu’un individu préfère nouer ou rester dans une relation insatisfaisante plutôt que d’être célibataire ; lorsque l’on est plus intéressé par « le couple » / « l’amour reçu » que par la personne en question ; lorsque l’on est plus intéressé par ce que l’autre nous apporte que par ce qu’il est réellement, etc.) Même lorsque l’on est en couple, une certaine « dépendance », un certain « attachement » se crée ; le souci, c’est lorsqu’elle prend le pas sur le reste.

Lorsque tu croiseras un homme sympathique sur ta route, tu pourras peut-être effectuer ce petit exercice pour t’aider à y voir plus clair : te demander (le plus sincèrement possible) pourquoi il te plaît. N’est-ce que parce qu’il t’accorde de l’intérêt et t’apporte de la tendresse, etc. (= ce qui te manque cruellement), ou est-ce surtout parce que ce qu’il est (indépendamment de ce qu’il t’apporte) t’intéresse vraiment ? Bien sûr, si une relation ne nous apportait vraiment rien du tout du tout, elle ne nous intéresserait pas ; mais j’espère que tu vois l’idée…

Cela me fait d’ailleurs penser au « garçon du labo » dont tu as récemment parlé… « Il y a ce garçon au labo. Il a l'âge de ma petite soeur, c'est un tout jeune, il a une copine dans un autre pays d'Europe, je ne sais pas ce que j'en pense, je ne sais pas pourquoi j'en parle ici. Mon attention s'est fixée sur lui, comme pour remplir le vide de M. Tendre, et c'est pour ça aussi que je dois encore travailler, parce que je cherche à tout prix à remplir le vide avec un garçon, parce que j'ai toujours en tête un garçon, que je n'ai jamais l'esprit libre. […] Pourquoi j'en parle ? Il me plaît je ne vais pas mentir, mais je ne sais pas comment. » Lorsque je t’ai lue, j’ai parfois eu l’impression que tu essayais de t’auto-convaincre que c’était différent avec lui (« pourtant là c'est différent, je ne veux rien avec lui »), mais que c’était quand même assez confus dans ta tête et que s’il était resté, tu aurais peut-être reproduit le même schéma… Certains propos étaient « ambigus » (« j’aime sentir sa main sur mon épaule », etc.) ; plus généralement, la façon dont tu en as parlé m’a en quelque sorte mis la puce à l’oreille…


[« à part changer qui je suis, comment est-ce que je peux arriver à me détacher de tout cela ? »]

Tu peux évoluer, apprendre à mieux gérer certaines choses, à te rassurer, etc. ; mais tu ne pourras pas totalement changer qui tu es, c’est certain. C’est notamment pourquoi j’espère que tu croiseras la route d’un homme qui t’aimera telle que tu es, avec tes qualités et tes défauts, avec tes fragilités ; je te le souhaite sincèrement. Malgré les déceptions, je reste convaincue que cela existe. Fuis les hommes qui ne t’aiment pas vraiment et qui exacerbent tes failles (= tous ceux qui tapent consciemment ou non là où cela fait mal ; cela fait ressortir le mauvais et non le bon qui est en toi) ; poursuis le travail déjà entrepris, et le cas échéant, tu parviendras peut-être à mieux accueillir la personne qui se présentera à toi. Puis vous travaillerez ensuite ensemble, main dans la main (car le travail n’est jamais fini).
Janysse ont aimé ça
#1319271
Coucou ma jolie Janysse,

J'espère que tu vas bien. Si tu veux changer un peu de l'air, tu pourras venir passer quelques jours à Aix chez moi. Je bosse bcp, mais dans la journée, tu peux balader seule en ville et vadrouiller dans les supers jolis villages autour d'aix et le soir on pourra aller boire un verre en ville, comme ce que moi et Kylian a fait. Ca pourrait être sympa pour toi ^^

Porte - toi bien. Gros bisous fabuleux ma jolie :bisou:
Janysse ont aimé ça
#1319583
Coucou Kylian et Miu, je vous réponds super tard mais je n'ai pas eu une minute à moi finalement... Entre les choses à régler chez mes parents, ma mère en visite pendant plusieurs jours puis une autre amie qui arrivait le jour où ma maman partait... Des vacances pas très reposantes somme toute ! Qui ont d'ailleurs pris fin, je suis repartie travailler, fatiguée mais en meilleur état qu'avant les vacances, j'ai arrêté de pleurer tous les jours et d'avoir envie de mourir, j'ai retrouvé le goût des choses et des gens, mes collègues, je vais bien. J'ai recommencé à rencontrer des garçons, aucun ne me plaît pour l'heure, mais ça ne peut pas me faire de mal. Je quitte bientôt Mtp pour aller vivre quelques temps dans la campagne, je rêve de cette retraite tranquille...

Merci pour ta gentille proposition Miu, je ne vois pas encore quand je pourrai avoir le temps, mais il est vrai que nous ne sommes pas loin, il faut en profiter ! :bisou:
Kylian a écrit :[« des sursauts de "allez, on va vivre", mais c'est dur, tout me coûte, voir des amies, me lever le matin... Il n'y a qu'au bord de la piscine seule avec mon chat que je trouve la paix. »]

C’est peut-être très dur parce que tu fais en quelque sorte tout/trop d’un coup (à l’occasion de chaque « sursaut ») et que ce n’est pas encore stable… De plus, comme tu n’y es pas habituée, cela (la moindre petite chose du quotidien) demande beaucoup d’efforts au début… Pour ce qui est d’être entouré de beaucoup de monde, cela apporte ou consomme de l’énergie selon les individus (plus ou moins solitaires).

[« J'ai peur d'avoir cassé quelque chose. Je sais qu'elle déteste par-dessus tout les gens qui ne sont pas capables de se réjouir pour les autres. »]

Peut-être qu’elle passera outre, tu verras bien... C’est juste que lorsqu’une amie nous envie et n’est pas contente pour nous, cela donne un peu l’impression qu’elle ne nous aime pas vraiment… Il y a déjà plein de non-amis qui se comportent ainsi, alors lorsque c’est une amie, cela chagrine un petit peu…

[« Je n'y vois pas vraiment clair là-dessus, c'est certain. »]

Tu disais : « Si je ne l’ai plus, qui ai-je ? » C’est de son amitié (= ce qu’elle t’apporte) dont tu as le plus besoin ? Ou tu l’adores pour ce qu’elle est ? As-tu envie de passer du temps avec elle, car elle est chouette, etc., ou cette relation ne te convient plus vraiment ?
J'ai besoin de prendre du recul, être un peu seule, réfléchir, prendre soin de moi. Peut-être qu'au fond ce que j'aime c'est son amitié. Je vois assez clairement les ami·es que j'ai, pourquoi je les aime, et pas seulement pour ce qu'iels m'apportent. Pour mon amie j'ai un doute en fait, il y a plein de choses chez elle qui m'énervent, notamment cette manière qu'elle a de dire qu'elle a beaucoup d'empathie pour les autres, qu'elle a des valeurs, et d'en manquer très régulièrement lorsqu'un "cas pratique" se présente. Le pire étant qu'elle dise "je suis quelqu'un qui juge très peu les gens", alors que je me sens pas mal jugée sur plein de choses. Mais je ne veux pas rentrer dans la liste de ce qui ne va pas, elle part vivre dans un autre pays, et moi j'ai une thèse à faire, du temps loin de l'autre ne peut pas nous faire de mal. Je crois que c'est nécessaire même.
Kylian a écrit :[« Bien sûr que j'idéalise la relation amoureuse, parce que je ne sais pas ce que c'est vraiment. »]

Je comprends… Les relations amoureuses ne sont pas toutes pareilles et tous les couples rencontrent certaines difficultés à un moment donné. Inutile de se comparer et d’envier autrui ; si autrui a des qualités, il a également des défauts ; il est juste différent de toi. Toi, tu es célibataire, mais tu effectues des études qui te plaisent, etc. Objectivement, il y a plusieurs choses qui vont bien dans ta vie. D’autres sont en couple mais exercent un métier qui ne leur plaît pas spécialement, etc. Il y a toujours du positif et du « moins positif » dans la vie de chacun et dans la vie des couples.

[« On m'a dit un jour qu'une relation commençait vraiment au bout de 3 ans, que c'était au bout de ce temps que les choses devenaient sérieuses. Ça m'a profondément blessée. »]

Alors, certains disent que l’amour ne dure que 3 ans ; d’autres semblent dire qu’une relation ne commence vraiment à être sérieuse qu’au bout de 3 ans… Je comprends que cela t’ait blessée, étant donné que tu n’es pas arrivée jusque-là ; mais vis tes expériences sans penser à cela. Certaines relations deviennent rapidement sérieuses, d’autres ne le deviennent jamais. Certaines personnes ont de très mauvaises surprises au bout de 4 ans, etc. Le tout, c’est d’être sur la même longueur d’onde avec son partenaire de vie.
J'ai depuis entendu pas mal d'histoires de couples qui durent, pas dans les débuts tout roses, où l'un avait quitté l'autre puis était revenu, l'une avait été trompée pendant 5 mois par sa chérie alors qu'à mes yeux c'était LE couple super enviable, etc etc. Effectivement aucune relation n'est "parfaite", et aucune vie ne l'est non plus. J'ai des choses très très positives dans ma vie, je devrais arrêter de me la pourrir parce qu'"une case" n'est pas "remplie"..
Kylian a écrit :[« Mais je manque cruellement de tendresse, de caresses, de baisers […] Mais je crève de ne pas sentir d'autre peau contre la mienne. »]

Je trouve cela intéressant, car je ne suis pas très tactile (plutôt cérébrale) … Ce qui semble beaucoup te manquer, c’est le contact physique, les manifestations physiques de la tendresse, entre autres.

Je te dirais bien que cela peut se trouver en dehors d’une relation amoureuse, mais j’ai cru comprendre que ce n’est pas trop fait pour toi en réalité, car tu finis par « trop » t’attacher et par souffrir...

[« je suis assoiffée de tendresse »]

« Je manque cruellement de … », « je crève de… », « je suis assoiffée de… », etc. Ce sont des expressions extrêmement fortes.

Ne parviens-tu pas à t’apporter un minimum de tendresse toute seule ? N’as-tu pas trouvé d’autres sources de tendresse/réconfort ? Car la tendresse, on peut la trouver en dehors des relations amoureuses et en dehors des relations hommes/femmes… Ce n’est certes pas tout à fait la même, mais tu dis être « assoiffée de tendresse », comme si tu en étais complètement dépourvue…

Lorsque l’on est habitué à l’inverse de la tendresse, il est certain que l’on a plus besoin de tendresse que de dureté… Et pourtant, l’on a parfois du mal à l’accueillir, à la recevoir… Étant donné que tu n’es pas habituée à la tendresse, j’ai quand même l’impression que tu as un peu de mal à accueillir une certaine tendresse ; la tienne, notamment. Et tu la cherches donc désespérément ailleurs ; dans le cadre amoureux, en l’espèce…
Tu as raison, je ne sais pas être tendre avec moi-même. Mais au-delà de ça, les caresses et les baisers, les regards doux, je ne peux pas vraiment me les donner à moi-même. J'ai envie d'un autre que moi. Mes petites collègues, qui sont mes nouvelles copines, sont des amours, très tactiles, très câlines. Je suis également très cérébrale mais aussi très tactile (peut-être suis-je trop tout?). Je dépéris sans contact physique. J'utilise des mots forts à dessein, j'ai mal à en crever sans tendresse physique. La première fois que mon kiné de l'an dernier m'a manipulée/massée, j'ai failli pleurer, personne ne m'avait touchée ne serait ce que la main depuis des mois. J'ai passé du temps pendant les vacances à câliner mon chat, et cela m'a apporté un réconfort immense, je le concède volontiers. Je ne peux pas prendre d'animaux ici, mais vivre avec un animal peut être une source de tendresse.
Kylian a écrit :[« Qui réussit vraiment à se défaire de ce besoin d'amour ? »]

Qui n’a pas besoin d’amour ? Je pense que tout un chacun a un minimum besoin d’amour, d’affection, etc., sachant que l’amour revêt plusieurs formes.

Quant à celles et ceux qui sont célibataires depuis longtemps, qui ne s’en sortent pas trop mal en solo, qui ne sont pas forcément « dépendants affectifs » mais qui aimeraient rencontrer l’amour-amoureux, il est compréhensible qu’ils vivent mal le célibat à la longue…

Il y a juste une différence entre la « dépendance affective » (expression parfois fourre-tout) et le besoin « commun » d’amour. Tout est une question de dosage, je pense ; la frontière entre les deux est parfois mince/floue. (Quelques exemples pourraient peut-être nous éclairer : lorsqu’un individu préfère nouer ou rester dans une relation insatisfaisante plutôt que d’être célibataire ; lorsque l’on est plus intéressé par « le couple » / « l’amour reçu » que par la personne en question ; lorsque l’on est plus intéressé par ce que l’autre nous apporte que par ce qu’il est réellement, etc.) Même lorsque l’on est en couple, une certaine « dépendance », un certain « attachement » se crée ; le souci, c’est lorsqu’elle prend le pas sur le reste.
Ma nouvelle psy ne pense pas que je sois dépendante affective (ou plus). Je pense tout simplement que depuis dix ans j'ai été 2 ans et demi-3 ans en couple, dans des relations non satisfaisantes, que je vis seule depuis 9 ans, je m'assume, je réussis ce que j'entreprends, je suis forte, c'est bien, je sais vivre seule, j'aimerais passer à la suite, construire avec quelqu'un. La vie que j'ai choisie pour le moment me le permet difficilement, au-delà du fait que je bouge tout le temps, je suis en relation exclusive avec ma thèse, qui est ma priorité absolue. J'ai décidé d'accepter d'avoir fait ce choix. L'histoire avec M. Tendre s'éloigne aussi. Nous aurions peut-être réussi à construire quelque chose malgré la situation bancale (d'autres y arrivent hein), mais ce qu'il me proposait était juste nul.
Kylian a écrit :Cela me fait d’ailleurs penser au « garçon du labo » dont tu as récemment parlé… « Il y a ce garçon au labo. Il a l'âge de ma petite soeur, c'est un tout jeune, il a une copine dans un autre pays d'Europe, je ne sais pas ce que j'en pense, je ne sais pas pourquoi j'en parle ici. Mon attention s'est fixée sur lui, comme pour remplir le vide de M. Tendre, et c'est pour ça aussi que je dois encore travailler, parce que je cherche à tout prix à remplir le vide avec un garçon, parce que j'ai toujours en tête un garçon, que je n'ai jamais l'esprit libre. […] Pourquoi j'en parle ? Il me plaît je ne vais pas mentir, mais je ne sais pas comment. » Lorsque je t’ai lue, j’ai parfois eu l’impression que tu essayais de t’auto-convaincre que c’était différent avec lui (« pourtant là c'est différent, je ne veux rien avec lui »), mais que c’était quand même assez confus dans ta tête et que s’il était resté, tu aurais peut-être reproduit le même schéma… Certains propos étaient « ambigus » (« j’aime sentir sa main sur mon épaule », etc.) ; plus généralement, la façon dont tu en as parlé m’a en quelque sorte mis la puce à l’oreille…
Je ne sais pas, passés les premiers temps il est juste devenu un gentil stagiaire avec qui on partageait plein de choses, comme un petit frère. Et c'était quelqu'un de très tactile, et ces contacts physiques me réconfortaient, comme les câlins avec les copines. Pas plus. Après je me fourvoie peut-être, après tout ça fait 15 ans que je me fourre le doigt dans l'oeil. Je suis fatiguée de tout analyser de ma vie, de "travailler sur moi". C'est épuisant, moralement, surtout quand on est pas sûr d'avancer ou d'avoir avancé.
Kylian a écrit :[« à part changer qui je suis, comment est-ce que je peux arriver à me détacher de tout cela ? »]

Tu peux évoluer, apprendre à mieux gérer certaines choses, à te rassurer, etc. ; mais tu ne pourras pas totalement changer qui tu es, c’est certain. C’est notamment pourquoi j’espère que tu croiseras la route d’un homme qui t’aimera telle que tu es, avec tes qualités et tes défauts, avec tes fragilités ; je te le souhaite sincèrement. Malgré les déceptions, je reste convaincue que cela existe. Fuis les hommes qui ne t’aiment pas vraiment et qui exacerbent tes failles (= tous ceux qui tapent consciemment ou non là où cela fait mal ; cela fait ressortir le mauvais et non le bon qui est en toi) ; poursuis le travail déjà entrepris, et le cas échéant, tu parviendras peut-être à mieux accueillir la personne qui se présentera à toi. Puis vous travaillerez ensuite ensemble, main dans la main (car le travail n’est jamais fini).
Et moi je le souhaite de tout mon coeur...

Je vous embrasse :bisou:
#1320270
Numéro 7 a écrit : 02 sept. 2020, 14:00 J'ai pensé à toi en trouvant ceci

Ne pas se réjouir du bonheur des autres est parfaitement normal
Coucou Numéro 7,

Merci pour cet article, je m'y retrouve pas mal, surtout dans l'idée de sans cesse minimiser mes réussites. Ça me déculpabilise un peu.

Cette rentrée est décidément bien difficile. Les jours se succèdent, franchement gris, sans relief. Même le travail me paraît fastidieux. Je cauchemarde toutes les nuits. J'ai encore du mal à encaisser les bonnes nouvelles d'emménagements, fiançailles, achats communs, etc, des gens plus ou moins proches autour de moi. Ça pleut de partout ; j'aimerais ne rien savoir. Je pense à Monsieur Tendre, j'essaie de ne pas avoir honte du fait qu'il me manque encore, de ne pas me trouver nulle pour ça. Ou folle. Je me suis remise sur Tinder il y a un mois et demi, sans grand succès. Des rendez-vous qui n'aboutissent pas, des garçons qui ne m'intéressent pas, d'autres qui arrêtent de me répondre avoir m'avoir rencontrée. Je sais que ça me mine le moral mais je continue.

Il y a quand même des jolies choses, des moments de gaité, de vraies bonnes nouvelles et des perspectives excitantes. J'ai une voiture maintenant, alors je peux aller à la plage toute seule, et passer deux heures à lire, me baigner, être juste avec moi et apprécier sincèrement ces moments de joie simple, seule avec moi-même. Je me suis fait plein de copaines depuis mon arrivée, des trentenaires célibataires pour la plupart, drôles à souhait, attentionné·es ; je sais que même si je suis parfois rongée par un sentiment de solitude, ces personnes sont pourtant bel et bien là, je ne suis pas seule au monde. On part en weekend ensemble, on fait des activités, des soirées, on est un petit groupe de potes. Et moi j'en ai toujours rêvé.

Ma nouvelle psy est très carrée ; j'ai choisi une thérapie TCC et EMDR, et pour le moment c'est super dur, mais elle me donne un vrai espoir d'aller mieux un jour. Pour elle c'est sûr, ça va arriver, un jour j'irai bien, je n'aurai plus de médicaments, plus d'envies suicidaires, plus de thérapie, et je serai capable d'affronter la vie toute seule, sereinement. Je n'y croyais plus, je recommence à y croire un peu.

Il y a des hauts et des bas, j'ai accepté que j'allais plus mal que ce que je pensais. Ça me prend parfois encore de pleurer toutes les larmes de mon corps parce que je n'ai pas d'amoureux, que je ne trouve même pas de plan cul sur tinder, parce que je voudrais faire équipe avec un garçon et vivre une vie à deux. La tristesse est incontrôlable, je fais tout pour ne pas l'entretenir mais des fois elle me déborde. Et puis ça se calme, et je reprends ma vie. Et je me souviens que ma psy va m'aider à aller mieux, que ça ne peut qu'aller mieux ; un jour je serai fière de ce que je suis, je serai sincèrement heureuse pour les autres, et je me ficherai d'être mieux ou moins bien qu'elleux, et tout ira mieux. Je me sentirai légère, remplie, accomplie, juste bien. Du moins plus dépressive, ça serait déjà pas mal.

Demain je pars en mission pendant un mois dans un village perdu pour ma thèse. J'ai un peu peur mais ça va être génial. Je pars à l'aventure sur les routes avec ma petite voiture, ma caméra et mon carnet. Je suis épuisée de me suradapter en permanence à tout, tout le monde, au point de ne plus savoir qui je suis, ce que je veux, pourquoi. Mais cette fille-là, c'est exactement celle que je suis, et j'ai hâte de la retrouver demain.

Je suis encore dans le noir, mais cette fois je vois de la lumière.

Je vous embrasse,
Janysse
  • 1
  • 46
  • 47
  • 48
  • 49
  • 50