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#1306767
Bonjour Janysse,

j'ai envie de répondre à ton post, et en même temps j'ai peur d'être maladroite ou dans l'injonction, ces fameuses injonctions à voir le verre à moitié plein, qui ne servent à rien quand on ne va pas bien.

Déjà, et sans vouloir "banaliser" ton ressenti, cette envie d'être aimé, ces peurs "sociales", je crois qu'on les ressent tous plus ou moins . Mais on les cache au plus grand nombre (au contraire même , on ne met en avant que nos réussites, et encore plus sur les réseaux sociaux).
Cette validation , cette appréciation, en tant qu’animaux sociaux, nous la recherchons évidement dans le regard d'autrui. Mais à mon sens ,la validation "sociale" se loge dans des centaines d'interactions, et pas uniquement dans le regard de THE amoureux (dont j'ai l'impression que tu supposes/attends qu'il soit inconditionnel, permanent , sans faille,complet, or ce n'est pas toujours le cas, c'est même rarement le cas en fait,passés quelques mois ). C'est l'addition de plusieurs centaines de contacts sans enjeu particulier, une conversation avec une amie, le plaisir d'un loisir partagé avec des quasi inconnus , une plaisanterie avec la boulangère, un échange avec des collègues etc...

Par ailleurs, je note quelques points dans ton récit ; et en particulier cette angoisse sur le futur
Janysse a écrit :
13 oct. 2019, 11:49
....sinon je serai seule pour toujours.... J'ai l'impression que je ne vivrai jamais cette histoire d'amour....J'ai peur d'être malheureuse toute ma vie.
Je crois que tu te débats avec énormément d'injonctions, comme la bonne élève que tu es, et qu'il n'est pas possible de faire cohabiter et d'obéir à toutes ces injonctions .

T'est il possible de les circonscrire au temps présent ? t'obliger à regarder le présent , juste le présent ? te dire "ah ben oui , aujourd'hui ça ne va pas , pas du tout même, voilà, c'est comme ça ; oui je me sens quand même mal que cette histoire ait pris fin, c'est vexant et j'aimais bien sa compagnie" .

(Demain est un autre jour , comme le disait Scarlett devant Tara dévastée ;) )

Et sinon (là encore c'est une question de forme, mais la forme , bien souvent, entraine le fond : " Alors je me sens nulle de ne pas y arriver, de rester au lit. Je m'insulte. Je me fais du mal. Et je me sens coupable, j'ai honte" ) : te serait il possible de t'autoriser la médiocrité , la non productivité, l'inutilité ? Comme passer ton dimanche au lit à regarder des séries ?

Voilà, je n'ai pas la prétention de donner des recettes, et j'espère ne pas être maladroite.

Je t'embrasse jolie Janysse
miu ont aimé ça
#1307979
Ma douce Selma,

Merci pour ton message, auquel je n'ai pas répondu sur le moment, j'en suis désolée. Tes mots sont délicats et font écho en moi. Ils rejoignent d'ailleurs les suggestions de ma psy - chez qui je finis toujours par m'effondrer à gros sanglots.

C'est exactement ça, la bonne élève que je suis, la petite fille parfaite qui veut tout bien réussir se retrouve complètement perdue et paniquée face à tout ça. Et ma vie est devenue une lutte permanente et quotidienne, je me bats continuellement contre moi-même, contre mes envies, contre mes peurs, contre ce que je suis en fait.

Ma psy me suggère, comme toi, d'accepter d'avoir peur, d'accepter d'avoir mal, d'accepter d'être traversée par cette violence émotionnelle que certains ne comprennent pas. D'accueillir ce qui se présente : la tristesse, la colère, mais aussi la joie, plutôt que de la balayer, de la mettre de côté comme si elle ne comptait pas vraiment, comme si de toute façon je ne la méritais pas. Je n'ai pas la moindre idée de comment faire. Je lui ai demandé, en pleurs "mais comment je fais ça ?". Sa proposition est de me le dire, à voix haute. "J'accepte que je ne me sens pas bien". "J'accepte que je me sens jalouse". "J'accepte que je me suis montrée hautaine à tel moment". C'est atrocement dur. J'ai l'impression d'être complètement dissociée. Mais quand j'y arrive, je m'apaise un petit peu.

Mes propos sont un peu biaisés et surtout noircis par la période hormonale dans laquelle je suis. Saviez-vous que le trouble dysphorique prémenstruel figurait dans le DSM-IV ?? Je ne vais pas me rajouter une pathologie, j'ai ce qu'il faut, mais je commence à mieux comprendre pourquoi je me sens aussi désespérée (idées noires et tout le bazar) une fois par mois.

J'écris les choses qui me chagrinent mais mon dieu, les joies que je traverse aussi ! Une invitation à une fête (moi qui suis persuadée de n'intéresser personne), une réunion lors de laquelle tout le monde se rallie à mes idées (moi qui me persuade que je ne suis pas légitime), des compliments sur mes travaux, un weekend de détente avec une amie, un bon film avec un bon repas, le plaisir de répondre à une demande d'aide d'un collègue plus âgé et plus compétent, la confiance que me fait mon directeur, le bonheur de présenter mes recherches avec assurance et plaisir, la joie de chanter de nouveau avec un collectif, un lever de soleil au bord de la mer... Un déménagement à l'autre bout du monde (Océanie) qui se profile...

J'ai l'impression d'être à la fois trop étroite à l'intérieur pour toutes ces choses qui se bousculent et qui bouillonnent, qui se heurtent à la violence et à la douleur, et immensément vaste. Entre l'angoisse, la peur, l'excitation, la joie, la tristesse, la colère, etc etc. Je ne sais même pas comment dire cet orage permanent. Une amie psy suggérait récemment qu'à l'école devraient être mis en place des ateliers pour apprendre à reconnaître et accepter ses émotions plutôt que de farcir les gamins du théorème de Pythagore (qui s'en sert quotidiennement sans rire ?), des équations ou d'apprentissage par coeur de leçons. Je crois bien qu'elle a raison.

Ma Selma, tu ne banalises pas du tout mon ressenti. J'ai au contraire besoin d'être rassurée sur le fait que je ne suis pas complètement dysfonctionnelle ou folle, que d'autres que moi se posent ces questions. Tu as raison, j'attends peut-être beaucoup trop du regard de mon amoureux. Peut-être parce que le manque d'expérience m'amène à fantasmer quelque chose que je ne connais pas, ou qu'au contraire les déceptions que j'ai connues m'ont poussée à être plus exigeante encore.

J'ai encore mille autres choses dans la tête, mais je vais m'arrêter là avec mon petit tourbillon.

J'ai lu Selma que ton histoire était terminée, je suis contente pour toi. Pas qu'elle se soit terminée, mais que tu l'aies vécue et que tu en aies tiré de si belles choses. Je ne conçois pas que tu ne fasses pas une belle rencontre d'ici peu, avec ta personnalité si pleine de chaleur et de joie !

Mille baisers
#1308018
Hello Janysse !

Tout d'abord merci pour le compliment, comme ceux de Miu, cela me touche beaucoup :-Lov :-Lov

Sinon la matheuse que je suis se doit de protester : bien sûr qu'on se sert du théorème de Pythagore tous les jours :lol: je plaisante, même si je pense que la rigueur que cela apprend est très structurante.
Pour autant, ce que tu écris me fait beaucoup réfléchir. Je crois que je n'ai réfléchi à tout ça, l'esprit, les émotions, que très récemment en fait , à la faveur de cette crise existentielle J'ai passé ma vingtaine et ma trentaine à accomplir, à avancer parfois à marche forcée, à chasser les interrogations métaphysiques au profit du pragmatisme .
Mon récent compagnon était très porté sur la méditation, ayant connu lui aussi bon nombre de crises, et j'ai beaucoup découvert à son contact.

Tu fais ce travail très totJanysse, et c'est sûrement très douloureux parfois, mais je doute pas que tu en tireras une grande force , celle de te connaitre .

Tu envisages un déménagement à l'autre bout du monde ?

:bisou:
#1308020
Coucou Selma

Je pense aussi que ce qu'on apprend à l'école est essentiel (pour rappel mon rêve c'est quand même de rester à l'école toute ma vie haha !), et j'en ai personnellement tiré un profit immense. Mais mon amie m'a fait réfléchir. Est-ce qu'un enfant ne serait pas plus heureux ou plus serein s'il savait accueillir ses émotions plutôt que maîtriser les formes canoniques ou connaître 20 figures de style par coeur ? Encore une fois, c'est quelqu'un qui adorait l'école qui dit ça... À choisir je crois que je préfèrerais quand même comprendre ce qui se passe dans ma tête plutôt que de passer mon adolescence à pleurer de solitude et de culpabilité.

Bon et puis il y a quand même aussi un sacré problème en France avec l'accès aux soins psychologiques, l'état de la médecine universitaire est déplorable (surtout à Paris). Mais c'est un autre combat ! (que j'entends faire mien un jour)
Selmasultane a écrit :Tu fais ce travail très totJanysse, et c'est sûrement très douloureux parfois, mais je doute pas que tu en tireras une grande force , celle de te connaitre .

Oui, c'est ce que me dit ma psy, et ce dont j'essaie de me souvenir les jours de crise. Ça fait mal, c'est dur et des fois j'ai envie de ne plus rien ressentir du tout, mais je sais que je construis pour l'avenir, pour toute ma vie (j'ai quand même hâte de ne plus avoir la vingtaine, c'est juste atroce).
Selmasultane a écrit :Tu envisages un déménagement à l'autre bout du monde ?
Oui... pour ma thèse. D'ici quelques mois déjà je dois quitter Paris pour une ville de province, et puis départ pour l'autre bout du monde pendant 6-7 mois. C'est très angoissant aussi, j'y vis depuis des années, j'y ai construit mes repères, mes ami.e.s, ma vie. C'est un départ qui est nécessaire et qui ne peut que me faire du bien, et puis c'est pour mieux revenir d'ici 2 ou 3 ans, mais bon dieu ce que ça me fait peur !

Surtout le déménagement :lol:
#1308028
Hello !

sans doute pourrait on mieux concilier la scolarité à la française (encore conçue de façon très encyclopédique) et la part dédiée à l'expression (et la connaissance) de la personnalité.

J'étais excellente élève moi aussi , tout en n'aimant pas l'école et sa mécanique grégaire.

Ce que tu me dis me rappelle ma mère qui au collège discutait avec un de ses collègues ( elle faisait partie de l'équipe enseignante de mon collège :mrgreen: )du fait que j’excellais sûrement autant en mathématiques, latin, allemand, parce que c'était une façon assez sûre de ne pas laisser de place à l'émotion ( ce fut d'ailleurs son seul trait d'intérêt pour la psychologie en général, et la mienne en particulier, de toute mon enfance :lol: )
Y réfléchir un peu plus tôt m'aurait sans doute permis de réfléchir à ce besoin de contrôle qui explique pas mal de choses dans ma vie, amoureuse ne particulier.
M'enfin, vieux motard que jamais.(mouarf)

Par ailleurs ce que tu dis de l'accès aux soins psy est vrai . Assez paradoxalement (ou pas) la France reste un des plus gros consommateurs d’anxiolytiques et l'engouement pour la méditation est vraiment fort. J'en parlais avec une amie, qui m'a transmis le message d'absence mail d’une collègue " absente pour cause de stage de méditation" , et elle me disait que sa fille en nième année de médecine spécialisation psy va enrichir son cursus sur ce thème.

Je comprends que ces perspectives de déménagement t’effraient -( j'ai déménagé en 2002-2003-2006-2012-2016-2017 et ça m'a épuisée :D ) ; mais cela va être de formidables (au sens propre) sources d’enrichissement aussi ;) quel pays ? (en mp si tu veux)
#1308069
Selmasultane a écrit :Ce que tu me dis me rappelle ma mère qui au collège discutait avec un de ses collègues ( elle faisait partie de l'équipe enseignante de mon collège )du fait que j’excellais sûrement autant en mathématiques, latin, allemand, parce que c'était une façon assez sûre de ne pas laisser de place à l'émotion ( ce fut d'ailleurs son seul trait d'intérêt pour la psychologie en général, et la mienne en particulier, de toute mon enfance )
Les maths, le latin et l'allemand souffrent d'une certaine image je pense.. J'éprouvais un profond désintérêt pour les maths et n'étais pas spécialement enthousiasmée par l'allemand (que j'adore maintenant, comme quoi) et j'étais déjà bien atteinte niveau contrôle de... absolument tout ce que je pouvais !

J'aurais vraiment aimé qu'on me dise, petite Janysse de 11 ans, qu'être triste ne veut pas dire qu'on est faible ou fragile, qu'éprouver de la colère ne fait pas de nous une mauvaise fille, une sale gosse ou quelqu'un de pas bien, que le plaisir fait partie de la vie, etc etc. J'aurais traversé bien des épreuves autrement.

Oui car la méditation est une technique de soi bien connue des sociétés d'Asie du Sud que les recherches en médecine occidentale valident tout juste aujourd'hui (et comme d'habitude, il faut que l'Occident valide ce qui vient d'ailleurs pour que ce soit reconnu, ahem). Elle encourage justement à accepter, accueillir ce qui se présente et à s'en distancier. Je suis persuadée que c'est une pratique d'utilité publique ! Le problème surtout ce sont les pratiques de prescription d'anxiolytiques qui ne sont pas accompagnées de thérapies adaptées... Surtout que ces médicaments ont un fort pouvoir d'accoutumance et des effets dépressifs. Ce qui me rend folle c'est le prix des consultations en psychologie en libéral et le fait que ça ne soit pas remboursé ! La santé mentale est un luxe en France j'ai l'impression...

Oui j'ai hâte d'avoir déménagé, de voir autre chose, de changer de perspective. Je sens que j'ai besoin d'une pause loin de Paris, ne serait-ce que pour échapper aux sollicitations de mon directeur de thèse qui veut toujours que j'en fasse plus...

Je te dis tout vite en mp :bisou:
Modifié en dernier par Janysse le 15 nov. 2019, 14:34, modifié 1 fois.
#1308224
Bonjour bonjour,

Quelques nouvelles pas top. Depuis 2-3 semaines mon moral n'était pas au beau fixe, j'étais épuisée tout le temps, et surtout terriblement anxieuse au point de ne pas être capable de me concentrer sur mes lectures ou mon écriture. Le verdict est tombé, il s'agit probablement d'un nouvel épisode dépressif avec aggravation de mon anxiété ! Je suis ravie. Je suis au fond de mon lit, je dois rendre un article dans quelques heures, je n'y arrive pas. Mon cerveau saute toutes les 15 minutes. Des choses simples me paraissent immensément compliquée. Si je pense trop, je panique et je pleure. Me savoir dans cet état me fait angoisser. J'angoisse d'angoisser.

Ma psychiatre a triplé ma dose de médicament. C'était soit ça, soit un nouvel antidépresseur, une nouvelle molécule avec son cortège d'effets secondaires, une nouvelle substance à supporter pour mon corps qui n'en peut déjà plus. Je ne peux pas me le permettre, j'ai des trucs à écrire, des cours à donner, une vie à mener ! Résultat je suis défoncée depuis trois jours. Dans une bulle. Je ne comprends pas ce qu'on me dit, je me perds dans mon quartier, je sursaute, je me sens agacée par tout et tout le monde ; agressée par tout et tout le monde. Je me dis mais c'est pas vrai, encore ? Encore dans cet état ? Mais c'est sans fin bon dieu, sans fin !

C'est comme ça, c'est le hasard, ça tombe sur moi. Ça pourrait être de l'asthme, ou une maladie auto-immune, une autre saleté chronique. Mon corps va bien, c'est la tête qui déconne. La dépression ça se soigne, dans deux tiers des cas. L'anxiété par contre, c'est à vie. Il paraît qu'on peut apprendre à vivre avec, par contre on ne peut pas vraiment vivre sans.

Un collègue m'a dit récemment que réussir sa thèse tient à plusieurs choses. L'une d'elles étant "la résistance à la dépression". J'ai rigolé. Je commence ma thèse j'en suis déjà à mon troisième épisode (diagnostiqué). C'est peut-être une force. Je sais à quoi ça ressemble, je sais ce que ça fait, je sais la reconnaître. Je me dis que d'autres pourront s'effondrer alors que moi je plie, je ploie comme le roseau depuis toutes ces années.

Bon, voilà. J'écris ici parce que je suis triste de devoir dire à mes amis, à mon entourage "je refais une dépression", ça m'inquiète. La première fois, il y a le soutien, la sollicitude, l'inquiétude de tout le monde. Mais la deuxième, la troisième ? J'ai peur d'être un boulet pour les gens. "Tiens Janysse nous fait encore une dépression - Bah comme d'habitude". Je me sens très seule. Je sais que je ne le suis pas forcément, mais c'est un sentiment trop vif. Ceci dit, je préfère ça plutôt que compter sur le soutien et l'amour d'un mec qui n'a pas une once d'empathie. Je passe en revue mentalement les gens que je connais : mes amis, mes parents, ma psy, mes collègues. Je n'ai pas l'impression que leur compagnie pourrait me consoler. La seule personne dont je voudrais un peu d'amour et de soutien et d'empathie, ben c'est moi en fait. C'est nouveau ça, de penser ça, de le ressentir, d'en prendre conscience. C'est peut-être bon signe, ou alors ça veut dire "isolement et repli sur soi". Sur l'échelle de Hamilton c'est un symptôme de la dépression.

Bon je m'arrête. Je retourne travailler.
#1308231
Ma chère Janysse,

L'hiver n'est pas une période prospère pour le côté mentale.

Je ne peux pas vraiment ressentir tout ce que tu traverses, mais je voudrais te dire que ça passera, comme autant des épreuves difficiles ont été vaincues par toi. T'es courageuse, intelligente, sensible, résistante.

J'ai une copine qui faisait 3 fois la dépression et elle a été hospitalisée 3 fois (1 mois par fois) dans l'hôpital psy durant sa thèse. Elle a été tellement intelligente et courageuse qu'elle a eu sa thèse en chimie malgré tout.

Elle est rentrée au Vietnam il y a 4 ans. Sa vie est bien entourée maintenant par les proches, les collègues et les voyages. Je send qu'elle est encore fragile mais ça passe tj pour de mieux.

Le froid d'hiver, le ciel gris et le besoin d'être conforté nous rendent tristes souvent.

Courage ma jolie, courage. Quand je suis bcp stressée, comme en ce moment, je me fais un bon thé avec du miel, puis je regarde un film ou une série, puis je dors. Un bon sommeil aide bcp.

Bon courage pour ton article et bon wk ma chère.

Je te fais de gros bisous fabuleux :bisou:
Janysse ont aimé ça
#1308369
Coucou Miu,

merci pour ton message et ta douceur <3

Ça commence à aller un tout petit peu mieux, j'ai avancé dans mon article, mon niveau d'anxiété a l'air de baisser un peu. Je suis même allée à une fête où je ne connaissais presque personne hier soir ! J'ai mis un pull un peu fou, tout le monde m'a complimentée dessus. Je me suis sentie super à l'aise, j'ai passé une bonne soirée (j'en suis presque surprise !).

Je n'ai toujours pas fini ce fichu article (que j'adore écrire en plus pourtant), mais demain il sera bouclé, je me le suis promis (et accessoirement c'est le dernier dernier délai !).

Il est vrai que l'hiver et le froid me minent le moral encore plus (en plus je crois que je retombe malade :? ). Mais je tiens mon cap, je me dis que je suis forte.

Je t'embrasse aussi fabuleusement ma chère Miu :bisou:
#1309056
Bonjour tout le monde,

J'ai envie d'écrire aujourd'hui, dimanche désoeuvré, grisaille hivernale, le cerveau embrumé d'avoir trop dormi, d'avoir aussi trop bu. Et puis, cela fait un an. Un an ! Un an qu'il a décrété la "pause", un an qu'il m'a dit qu'il ne me supportait plus, un an.

Je me demande où est passée la nostalgie. Je me souviens des jours anciens, et je me dis que c'était une autre vie, une autre moi. J'ai eu tellement mal ces dernières années, j'ai cru mourir cent fois, eu envie de mourir des dizaines d'autres, et pourtant je suis toujours là, et je me sens forte, et je me sens vivante. Je peux enfin m'avouer que pendant tout ce temps que nous étions ensemble, je ne me projetais pas. Que j'étais guidée par la menace d'une rupture, par l'angoisse permanente de faire durer mon couple, même si je savais qu'il ne me convenait pas.

La route est encore infinie mais j'avance, petit à petit. Je commence à comprendre, pas seulement intellectuellement, mais au fin fond de mes tripes, que ce n'est pas à mon amoureux de combler mon manque d'amour. Que j'ai manqué d'amour, que c'est à moi seule de réparer. Et alors, je me sens bien.

Aujourd'hui est un jour spécial, où les souvenirs remontent et où les fantômes dansent ; où j'ai tendance à penser à mes amies, toutes en couple aujourd'hui avec des mecs qui les emmènent en weekend, qui les emmènent en vacances, qui les couvrent d'attention, de bienveillance, de toutes ces choses qui m'ont atrocement manquées, qui me manquent toujours. Je suis triste de constater que je n'ai jamais vécu de relation amoureuse véritablement satisfaisante, que je me suis toujours censurée par peur de déplaire, de ne pas paraître aimable. Que j'ai toujours choisi les mauvais partenaires, qui n'ont pas supporté qui j'étais, qui me renvoyait à ce que je n'aimais pas chez moi : "tu es trop fragile" "tu es trop instable émotionnellement" "tu n'es pas assez légère" - au lieu de me dire "tu es drôle" "tu es brillante" "tu es courageuse" "tu es fiable et loyale". Appuyer où ça fait mal plutôt que de m'aider à m'aimer. Car cela fera toujours mal, je serai toujours anxieuse, instable, fragile, c'est ce que je suis. Et j'ose croire qu'il y aura des garçons, ou plutôt des hommes, pour aimer cette part de moi aussi.

Je me suis rendu compte récemment qu'ils me reprochaient tous mon manque de légèreté. Alors j'ai toujours pensé que je n'étais pas légère. Et puis ça a fait tilt, il y a deux, trois jours, lors d'une grande fête, très tard et avec beaucoup de monde, où j'ai ri, j'ai fait rire, où je me suis trouvé charmante, enjouée, et légère, légère, et ce n'était pas nouveau car j'ai toujours été comme ça. Je me suis alors rendu compte de l'hypocrisie, de l'arnaque suprême : des mecs fondamentalement dépressifs et mal dans leur vie qui exigent de moi d'être légère. Comme on le dit souvent ici, on ne donne dans une relation que ce que l'on a déjà. Je ne pouvais pas être légère avec ces garçons, car eux-mêmes ne l'étaient pas. Je sais que cela semble être d'une banalité affligeante, mais c'est une prise de conscience importante pour moi.

Je vais être honnête, ce n'est pas que d'un seul coup j'aie fait des progrès immenses, mais que mon traitement fait sacrément effet. La vie est exactement la même, mais j'ai l'impression d'être libérée de ce filtre noir qui obscurcissait tout, les bons comme les mauvais moments. J'entends les compliments et je les accepte. C'est complètement fou. Un collègue m'a dit "on sait qu'on peut compter sur toi", et j'ai entendu, exactement "on sait qu'on peut compter sur toi", et pas autre chose.

J'ai revu récemment et régulièrement les garçons de notre ancien groupe de musique, dont le fameux Albert dont j'ai fait une obsession amoureuse franchement absurde et ridicule. Je me dis que j'étais bien malheureuse et seule pour m'auto-piétiner ainsi dans une entreprise aussi folle et douloureuse. Mais depuis tout est différent. Je me souviens d'avoir passé tant de temps à leur courir après, à vouloir me faire aimer. Efforts que j'ai totalement cessé depuis plusieurs années. Et j'ai été presque ébahie de constater, simplement, sans fard et sans filtre, qu'ils m'aiment eux aussi, qu'ils m'aiment vraiment.

Je me sens forte, déterminée, et je me fais confiance pour faire les bons choix pour moi, comme j'ai toujours fait jusqu'ici. Sauf en matière d'hommes vous allez me dire. Oui c'est sûr, alors je reste célibataire, le chantier est trop immense pour m'encombrer de quelqu'un qui ne m'aimerait qu'à moitié, ou me dirait encore que je manque de légèreté. Je suis lasse de me voir reprocher ce que je suis profondément, lasse de me faire quitter. Alors, ça me convient. Je suis toujours terrifiée à l'idée de finir seule, de ne jamais connaître un vrai amour serein et durable avec quelqu'un qui sait m'aimer et que je saurai aimer. Mais j'y pense moins, alors ça va.

Voilà, je suis décousue, mes propos teintés de nostalgie ou de lenteur, mais je vais bien. Mon médicament me ralentit le matin, décoller est compliqué, mais je préfère ça à crever de désespoir, de tristesse, de solitude. Je ne sais pas combien de temps ça durera, mais je prends ce qu'il y a à prendre pour l'heure. Je serai de nouveau triste quand je serai de nouveau triste. Pour l'heure, tout va pour le mieux. Sans folie, sans passion, mais sans violence ni souffrance non plus.

Je suis ici depuis si longtemps ! Au moins huit ans... J'ai toujours trouvé un refuge sûr et bienveillant, jamais complaisant, dans ce forum. Je suis très contente de pouvoir vous écrire ces douces nouvelles. Les mots n'existent pas pour exprimer la mesure de ma gratitude. Sachez juste toutes et tous que je vais bien, que c'est grâce à un paquet de personnes ici, qui se reconnaîtront aisément.

À bientôt

Janysse
#1309077
Hello jolie Janysse,

je me rends compte que je n'avais pas répondu à ton passage de la mi novembre, pourtant je te lis toujours attentivement , et tes interventions me font toujours beaucoup réfléchir. (j'irai détailler un peu plus sur le post de Miu )

Le père de ma fille est entré dans un épisode dépressif assez fort (décidément la grisaille hivernale :( ) , c'est beaucoup de soucis...

Tes réflexions sont très intéressantes ; tu vois , non seulement je trouve que tu progresses , mais tu fais progresser tes lecteurs ;)

Ce que tu dis notamment sur tes compagnons successifs et leurs reproches sur ton manque de légèreté , alors qu'eux mêmes n'étaient pas forcément de joyeux drilles.
Attendre autant d'un partenaire, c'est lui donner vraiment trop de pouvoir sur soi même ( je ne sais pas si je suis claire, car je suis enrhumée - fuckin' grisaille hivernale bis ) .

Bizarrement (ou pas) depuis ma rupture de l'année dernière, j'ai l'impression de pouvoir donner entièrement libre cours à ma gaieté et à ma légèreté ( c'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai mis fin à ma relation de quelques mois cette année, je sentais qu'on revenait dans un mécanisme trop contraignant pour moi).C'est un sentiment extraordinaire de liberté, qui au fil des mois a presque entièrement pris le pas sur la blessure de la rupture, une éventuelle peur de la solitude, ou le besoin de faire l'objet d'une attention quotidienne et exclusive de l'être aimé.


prends soin de toi Janysse et à bientôt,

bisous fabuleux :bisou:
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