Aide et conseils pour récupérer ton ex !

Si le coeur vous en dit, racontez-nous votre histoire en détails
par Lili9
#1297828
Bonjour,
J ai besoin d'aide, je souffre. Cela fait 5 mois qu il m a quittée et voici mon histoire.
J ai 35 ans, il y a cinq ans nous nous rencontrons, nous nous rapprochons, nous sommes tous les deux en difficultés dans nos relations respectives et il se passe un truc entre nous une attirance que je ne sais pas expliquer. Son ancien couple est mort, il se sont séparés ils ont 2 filles et ils ont une garde alternée. Lui est tellement sûr de lui moi je suis perdue, je sens que ma vie va être chamboulée et j en ai envie mais j ai peur, il me relance sans cesse me supplie d'admettre qu il se passe un truc magique je le sens mais ça me paraît impossible, j'ai ma vie, je suis en couple depuis 11 ans avec quelqun, nous avons construit une maison, nos amis et nos familles comptent bcp, nous avons "grandis" ensemble et nous sommes très attachés l'un a l'autre, mais nous sommes devenus des amis plus que des amants, nous n'avons plus de rapports sexuels depuis plus d'un an. Et j ai ça dans ma tête je me sens perdue pas prête à vivre une nouvelle histoire et pourtant il m'attire tellement je me dis que je ne peux pas passer à côté que je vais regretter toute ma vie. (Si J avais pu a ce moment me voir qques années plus tard). Nous nous séparons avec mon ex. Je fais peut-etre la la plus grosse connerie de ma vie.
Et nous commençons notre histoire.
Il a deux filles, un boulot passion hyper prenant, il est à son compte. J ai un travail trés prenant aussi et des activités passion a côté . Nous vivons une passion intense c'est magique c est le début, et là je tombe enceinte (pb de contraception) il me dit que c'est trop tôt, (par rapport à nos familles, que nous ne conaissons même pas encore, par rapport à ses filles qui sont petites et demandent beaucoup d attention, à la mère de ses enfants avec qui il veut continuer d'entretenir de bonnes relations, leur vie de parents séparés se met à peine en place, la garde alternée... par rapport à nos travails...) il me promet qu on aura un enfant plus tard quand les petites seront plus grandes (2 et 4 ans à ce moment). Je suis d'accord avec lui même si j hésite, je lui dis qu'on s'aime et que c'est cela le principal, j'avorte quand même (période trés difficile pour moi). Il est hyper attentionné avec moi, je suis sa femme, je sens tellement d engagement et d amour, ça me rassure. Il veut que tout aille vite, il veut que je l aide il galère à s'organiser avec la garde alternee son travail.. il veut que je m'engage à fond, vite, parfois me reproche de n être pas assez avec lui (le deuil de ma vie d'avant n a pas été fait, j'en souffre) il me presente à toute sa famille (qui m acceuille super bien) moi j ai du mal avec les regards extérieurs, j ai du mal à le presenter à ma famille (ce qu il ne comprend pas et croit que j ai honte de lui alors que ce n est pas du tout le cas) j ai du mal par rapport à mon ancienne relation, ma famille était très attaché à mon ex, j ai besoin de temps avant que nous nous ouvrions officiellement à l extérieur. Je me suis installée un an après le début de notre relation dans sa maison (une vieille bâtisse à retaper dont une petite partie est aménagée et où nous vivions), et la je me donne à fond pour l aider, je nettoie tout (c'était crade et vieux.) je fais de la déco, je dépense une énergie immense pour que tout soit nickel (trop peut être , je dis ça car avec du recul je pense que ça lui a fait du mal j étais dans l'excès d organisation, de ménage, j avais besoin de vivre dans un endroit propre, bien rangé, j ai toujours été comme ça, je suis comme ça hyper organisée ... je l ai chamboulé...), il a ses filles la moitié du temps, j apprends à vivre avec elles, je m en occupe du mieux que je peux, je le soulage dans tout ce que je peux son travail, la logistique (courses, ménage, devoirs des petites, achat des habits, linge, courrier, paperasse...) dans son travail auquel je m intéresse beaucoup, il essaie de me transmettre sa passion, ça me plait , il se questionne beaucoup sur son travail, j'adore la personne qu'il est ce fonceur, passionné, je l admire beaucoup, on réfléchi ensemble à des solutions pour améliorer son travail, je l écoute, je participe, je lui donne mon avis quand il me le demande je vais bosser avec lui dès que j ai un RTT, les week-end, des que j ai du temps libre ... (je laisse tomber mes activités d avant, ça ne m intéresse plus je suis à fond dans cette nouvelle vie et c est ce qu'il voulait), j organise nos vacances, des activités (montagne, ski, balades, restos ...) je fais en sorte qu'il puisse passer du bon temps avec ses petites, avec moi..son métier lui prend bcp de temps et le peu de temps qu'il a de libre il faut qu'il soit optimisé alors j organise!! . Les petites, je m'y attache très vite, elles m apprécient, nous partageons de bons moments, souvent je les garde car il travaille, quand il est là il s en occupe très bien et partage bcp avec elles. Parfois il me reproche de ne pas plus m'investir avec elles, de pas leur faire plus de calins (moi j essaie de trouver ma place, je ne suis pas leur maman je ne veux pas prendre cette place, si elles ont besoin de moi je suis là, je ne veux pas les brusquer je ne veux pas en faire trop, j essaie de faire en sorte qu'elles se sentent le mieux possible, je fais des activités simples avec elles, pâtisserie, peinture, jeux, blagues...je comprends pas son ressenti, Je m investi beaucoup et on s attache bcp, je ne comprends pas trop qu il veuille que j en fasse plus). Il entretien de bonnes relations avec son ex., les filles sont épanouies, il est heureux de cela. En même temps nous nous attelons à un projet qui lui tient à coeur : retaper toute une partie inhabitée de sa maison (une anciene ferme) pour faire un endroit dans lequel on sera bien, ça lui tenait à coeur, et moi aussi j ai envie de construire notre nid. j ai fait mes études dans le bâtiment et j'ai donc fait les plans, étudié les divers aménagements possibles, il m'a laissé carte blanche pour nous dessiner notre nid, je lui montrais chaque idée et on validait ensemble j étais à fond dans le projet. Puis les travaux se font, il participe bcp et des entreprises viennent aussi car il y a de lourds travaux, c est un trés bon bricoleur, moi je choisi toute la déco, les materiaux, les couleurs, la cuisine,... on n'y passe beaucoup de temps, on se prend souvent la tête, on veut que ce soit super, que les petites soient bien, et parfois ça pète, je lui reproche des conneries, de pas débarrasser la table par exemple alors que j ai préparé un super repas que j ai douché les petites qu elles sont en pyjama, que tout est prêt quand il rentre, même pas un merci il ne se rend pas compte de mes efforts, ça me fait mal, c est comme si j'étais au second plan ... lui est à fond dans son boulot, qui marche très bien, il est à fond dans les travaux... il n a pas beaucoup de temps pour lui, pour moi, et n a pas le temps de s'emmerder avec ces conneries.. On s'épuise, notre couple n'est pas au top, je me sents mise de côté, je n'ai plus de sa part la même attention qu au début, j aurais aimé plus de reconnaissance (c est trés con je sais) je souffrais de cela, parfois je me braquais et lui ne comprenait pas, je refusais ses câlins alors que j en avais tellement envie et besoin (Je regrette tellement ce comportement de merde), lui ca lui faisait mal. La fin des travaux arrive le résultat est magnifique vraiment magnifique, tout le monde nous le dit. Nous sommes début 2018, plus de trois ans après que je m y sois installée. Avec tout ça notre couple a morflé nous ne sommes plus les 2 personnes folles amoureuses des débuts, on s est éloigné, on fait de moins en moins de choses que tous les deux. Parfois on s engueule, parfois je me braque, je suis triste je voudrais qu on passe plus de temps ensemble, nous n'arrivons pas à communiquer, je parts au travail énervée, je claque la porte, mais le soir on se retrouve ça s'arrange, on continue, on a tous les deux des caractères trés forts, on est des fonceurs des leaders les deux on se ressemble beaucoup et parfois ca explose, (Est ce que c était anormal, est ce que c est ça qui a causé la rupture???) Je l'aime (Je ne lui ai pas assez dit, j étais dure avec lui) et lui aussi m aimait enfin c est ce qu il disait, on passe de bons moments aussi, on parle beaucoup, sexuellement ça se passe bien (Ça a toujours bien marché entre nous). Et puis il me dit qu'il se sent prêt pour qu'on ait notre enfant, je suis trop contente, je rêve d avoir un enfant avec lui. On a passé le dur on a construit notre histoire, notre nid, ça se passe très bien avec les petites, son travail marche bien, on gagne bien nos vies, on peut envisager plein de choses, on prévoit de partir faire un beau voyage au soleil en janvier 2019 (il a moins de travail l hiver), tout roule sauf peut être le principal (il y a une distance entre nous celles que les reproches et le temps ont mis en place) et je sais que c était possible qu'on se rapproche de nouveau, en tout cas moi je l aimais assez pour cela (là j aurai dû réagir lui prouver plus, mieux, si seulement j avais réalisé que cette distance était dangereuse, qu' aurais je du faire?.. ). J'ai une santé fragile (dérèglement immunitaire depuis que j ai 18 ans) une grossesse n'est pas contre indiquée mais je dois préparer mon organisme, et faire des échanges plasmatiques 3 fois par semaine pendant 4 mois de mars à juillet 2018 à l hopital (c est ce que les médecins me conseillent pour que la grossesse se passe le mieux possible). Ca a été très lourd, et très fatiguant d'autant que j'étais en arrêt mais j ai quand-même continué d aller travailler car j avais bcp de boulot. J ai embauché une femme de ménage quelques heures par semaine pour notre maison, j avais besoin d être soulagée, lui était d accord mais un peu surpris aussi que je mette ça en place. Fin du traitement en juillet 2018. Et la c'est le debut de la fin...Mi août 2018, il m'anonce qu il ne veut plus avoir un enfant, nous partons en vacances une semaine avec les petites fin août c était prévu depuis longtemps, ça se passe plutôt bien mais je sens qu'il est différent. Je suis perdue, nous reparlons de son changement d'avis, il est catégorique moi je l'aime tant pis je décide de tirer un trait la dessus "je ne serai jamais maman", c est dur. Puis nous rentrons de nos vacances et il change complètement de comportement, il est fuyant, le dernier week end d'août il est trés distant, je ne le reconnais pas. Il est sorti le vendredi soir est rentré à 4h du mat. Il me dit qu'il a prévu de ressortir le samedi, je lui demande si je peux venir, il me dit que je vais m'ennuyer qu'ils sortent entre mecs, bref je vois bien qu'il n a aucune envie que je vienne il me ment. Première fois que je ressens ce rejet, impossible pour moi de rester dans cette maison seule en sentant qu'il se passait qqchose d'anormal. J ai pris qques affaires je lui ai fait un bisous en lui souhaitant une bonne soirée, il m a sourit je lui dis que j'allais passer le week end chez mes parents et je partie car je sentais qu'il se passait qqchose, je ne pouvais rester seule, je sentais qu'il avait besoin que je m'éloigne. Le dimanche pas de nouvelle, j'étais perdue en fin de soiree je n'osai pas rentrer, je lui ai envoyé un message : qu'est ce qu'il se passe? Qu"as tu dans la tête? Il m a répondu un texto : "j ai plus envie de m emmerder, je veux redevenir moi-meme, c'est mort, on est dans une impasse, s est terminé, tu es belle, intelligente, tu trouveras quelqun et tu auras des enfants, la vie continue, je suis fatigué, j ai trop souffert, je vais éteindre mon telephone. Bonne nuit." Et la tout s est effondré ca a été un choc d'une violence extrême, je me souviens que je n ai plus rien ressenti pendant quelques minutes. Un texto? De rupture apres ces 4 annees?!? Puis je me suis effondrée. Lui devait etre soulagé d'avoir craché son morceau.
Il m'est tres difficile de raconter tout cela même 5 mois aprés.
Je l ai appelé le lendemain il m a hurlé dessus "mais tu sais bien que c était la merde on a trop souffert, on a de trop forts caracteres tous les deux, c est fini, j ai besoin de me retrouver..d être seul c est terminé tu ne vas pas faire changer d avis je fais ce que je veux.." il a été très dur c'était incroyable pour moi. Je n ai rien pu dire j'étais en pleur, j ai raccroché. je suis restée dans ma famille.
Qques jours après je lui ai envoyé un texto " je ne me sens pas bien du tout appel moi stp" il m a répondu par texto " je suis désolée pour toi mais moi ça va quand même ".
C était horrible.
Puis dans les jours qui suivent, il a voulu que je vienne manger. (Je me dis qu'il regrette qu il va m expliquer.. ) il y avait les petites à la maison c était trés perturbant, horrible pour moi ce repas trop bizarre ou nous nous retrouvions les 4 dans cette belle cuisine comme si rien n avait changé sauf que notre couple etait mort!?! Impossible pour moi de le réaliser.
Les petites étaient trop contentes de me voir elles ont insisté pour que je monte leur lire une histoire avant qu elles s'endorment, je n ai pas pleuré devant elles, j ai fait comme si tout allait bien je ne sais pas comment j ai tenu mais j ai tenu, elles n arrêtaient pas de me faire des calins de me demander pourquoi je ne dormais plus a la maison ..C était très dur. il ne leur avait rien dit sauf un truc du genre qu on ne s aimait plus comme avant. Une fois les petites au lit, j ai essayé de lui parler mais pour lui c'etait comme si on était séparé, il parlais de truc d'organisation du style si je voulais garder la voiture, quand j allais prendre mes affaires?... je n osais pas lui parler franchement, je ne comprenais rien de ce qu'il se passait c etait inadmissible pour moi, avant que je parte il m a serré dans ses bras et m'a fait un bisou dans le cou.
Puis 15 jours aprés, j y suis repartie j ai démenagé toutes mes affaires seule car il ne voulait pas qu une amie vienne m aider. quand je suis arrivée, effondrée (je pleurais non stop) il m a dit que c'etait trop dur de me voir comme ça et il est parti, j ai fais tous mes cartons seules c était affreux.
J ai vu son père qui est passé pendant que je chargais tous mes cartons dans la voiture. c est quelqun que j apprécie bcp, souvent on discutait car il passait bcp de temps à la ferme (il habitait ailleurs mais avait son potager a côté de notre maison), il m a prise dans ses bras et a pleuré en me disant de rester que c était pas possible, qu il ne reconnaissait pas son fils, qu'il allait changer d avis.
Je ne peux pas tout écrire mais j ai essayé de comprendre, j aurai tellement voulu que ce ne soit pas la realité, il ne m a pas donné de reponse à part mettre en avant nos moment de disputes. Je regrette tellement de pas lui avoir plus montré mon amour, d avoir etait trop exigente côté ménage ou pour des conneries. D avoir laisser cette distance s installer entre nous. Je crois encore qu on est tellement compatible. Ça me déchire le coeur.
Puis il a continué à m envoyer des textos, sans fond, il me demandait quand est ce qu on allait se revoir, si ça me disait de venir manger à la maison, il m envoyai des photos sensées être drôles mais jamais sur ses sentiments jamais sur la rupture, c était complètement décalé avec la situation. Je ne répondais pas et il m a renvoyer un message "pourquoi tu ne réponds pas ? Pourquoi tu fais ça?" j étais perdue effondrée non mais c est plutôt à lui de me dire pourquoi il faisait ca!! puis je lui ai repondu par texto que c etait trop dur pour moi de continuer de le voir, que ce n etait pas mon ami que ce n etait pas mon choix de mettre un terme à notre histoire, que je ne voulais plus qu il me contacte, car moi je l aimais et que ca me faisait tellement souffrir. Et il m a répondu "Je comprends tout à fait, je ne sais pas ce que je vais dire aux petites, ça nous ferait plaisir de te revoir n hésite pas a reprendre contacte quand tu voudras." Ça m a tué ce message. Non je ne rêvais pas c était la réalité c était terminé, j étais exclue.

Je suis allée chez lui une fois depuis boire un café après lui avoir demandé si je pouvais passer. Je lui ai demandé pourquoi, il m a dit "j ai trop souffert, j ai pris ma decision" je lui ai rappelé notre histoire, tout ce qu on a construit, mon attachement aux petites, je lui ai dis que je l aimais puis je lui ai demandé si il m aimait il m a dit qu'il ne m aimait plus comme avant. Je suis partie.
Depuis 5 mois je vis un enfer, je vais voir une psy, je suis tres entourée par ma famille, mes amis. Mais j ai plus envie de rien j ai l impression que je ne peux pas m en sortir. Je souffre. Il a essayé de m appeler il y a deux semaines je n ai pas répondu.
Il me manque les petites me manquent notre maison (qui est la sienne) me manque. J ai tout perdu, j ai le sentiment que c'est un gros gâchis.
Le médecin m a prescrit des anti-dépresseurs mais j'ai peur de les prendre. Je continue de travailler, je suis très entourée. Mes proches souffrent de me voir dans cet état j ai perdu tout mon dynamisme, j ai perdu l envie de vivre, je suis tellement triste, ça ne passe pas, je ne vois pas d avenir pour moi, je n ai envie de rien je souhaite me réveiller de ce cauchemard.
J'ai besoin d'aide, de conseils, d y voir plus clair car je sombre. Merci d'avoir lu ce très long texte.
par Janysse
#1297836
Bonjour Lili,

Je suis désolée de ce qui t'est arrivé, vraiment.
Je comprends ton sentiment d'effondrement après avoir perdu ton couple, les petites, et la maison dans lesquels tu t'étais autant investie.

Concernant ton couple et vos comportements respectifs à ton ex et toi, je laisse à d'autres le soin de te répondre avec plus de justesse que moi, mais je tiens tout de même à te dire que demander à ton compagnon de débarrasser la table après que tu as préparé le repas, fait dîner les petites, la douche etc etc, et ce "même si" il revient d'une longue journée de travail, ça n'est pas trop en demander. Ca n'est pas à toi de te taper toute seule une double journée, c'est le minimum quand tu partages ta vie avec quelqu'un.

Concernant les anti-dépresseurs, si ton médecin te les a prescrits c'est pour une bonne raison. C'est un médecin ou un psychiatre ? Qu'est-ce qui te fait peur exactement dans les anti-dépresseurs ? Je suis passée par là aussi (la dépression), j'étais terrorisée à l'idée de prendre ce traitement, mais ça m'a sûrement littéralement sauvé la vie. Ca ne fait pas tout le travail évidemment, mais ça te soulagera de pas mal de symptômes...

Courage !
par Carrie007
#1297841
Bonjour Lily9,

Je me connecte très rarement le week-end mais ton message m'a fait beaucoup de peine.
Je ne peux pas beaucoup développer aujourd'hui mais déjà je peux dire que je rejoins Janysse quand elle te dit que ce n'était pas trop demandé à ton ex de débarrasser la table après le repas, il aurait même dû le faire de lui-même. Sans oublier que ce sont ses filles, toi tu n'étais que leur belle-mère, et ce n'est pas le rôle le plus simple, il faut trouver sa place et sa juste place.

Tu as eu raison de refuser son "amitié" car cela t'aurait fait plus de mal qu'autre chose en définitive. Je trouve d'ailleurs que tu gères plutôt bien malgré ta peine et ton désarroi, tu as les bons réflexes pour sauver ta peau, tu es beaucoup plus forte que tu ne le penses.

Pour les AD, tu en as certainement besoin aujourd'hui, continue et ne les arrête pas sans avis médical.

Concernant ta relation, je crois que vous vous êtes éloignés sans vraiment l'avoir vu venir. Il est tout à fait normal de ne plus être dans la passion des débuts, un attachement moins tempétueux mais paradoxalement plus fort prend le relais, mais parfois aussi ça ne fonctionne pas, certains croyant que seule la passion est véritable.
Une question, puisque tu l'évoques: as-tu réellement digéré le fait qu'il te demande d'avorter ?

Je pense que lorsqu'il t'a proposé de faire un bébé c'était un peu la solution de la dernière chance, mais cela aurait été comme mettre un cataplasme sur une jambe de bois. C'était fini et il le savait. Ça fait mal, je sais, mais au moins il t'a rendu ta liberté et à 35 ans tu peux encore rencontrer quelqu'un et fonder une famille si tu le souhaites, même si je sais que tu ne penses pas du tout à ça en ce moment.

Ce qui est dur aussi est que tu as perdu bien plus que lui dans cette rupture: ta maison, des projets et aussi l'amour de ses petites filles.
Ce qui pourrait t'aider au début est de te dire qu'il s'est vraiment comporté comme un con au moment de votre rupture: texto, on a vu mieux, refus que tu viennes avec un ami pour ton déménagement...

N'hésite pas à venir poster, tu auras toujours une oreille attentive.
par Lili9
#1297848
Merci Carrie et Janysse pour vos réponses, c est la première fois que j'écris sur un forum, ça m'a fait du bien de lire vos réponses.
Les AD m'ont été prescrits par mon médecin traitant. Ce qui me fait peur c'est de sombrer dans une depression de m'habituer à ces cachets, que ça empêche le processus naturel de guérison...et que ça reporte le problème.
Je ne saurai pas répondre à la question sur l'avortement. Ça a été une épreuve difficile, je ne sais pas si c'est digéré, quand j'y repensais ça me faisait mal, maintenant qu'il m'a quitté ça me fait encore plus mal d'y penser.
par Selmasultane
#1297849
Bonjour Lily,

Je compatis très très sincèrement à ta peine . Ce que tu traverses est horriblement difficile.
Ce que je lis en filigrane dans ton histoire, c'est que tu culpabilises beaucoup. Tu as fait passer ses besoins avant les siens pendant toute cette histoire , et cela s'est amplifié avec la rupture . Il se comporte en égoïste, et seule sa propre souffrance lui est apparemment accessible .

Alors certes, il veut rompre et c'est son droit. Mais il y a la forme aussi, et il se comporte comme un gros connard ( désolée je m'emporte , mais ce soir ,j'ai une tolérance très faible pour les largueurs qui veulent se donner bonne conscience en faisant amis amis après avoir largué l'autre comme une merde ) . Quand on a vécu tout ça, on mérite mieux que deux textos. On affronte la peine de l'autre , on essaie de faire preuve d'un peu d'empathie. Et là il met constamment en avant sa propre souffrance , il fait preuve d'une grande lâcheté, il démolit votre histoire, et toi tu " marches " puisque tu te demandes ce que tu as fait de mal.

Tu n'as rien fait de mal Lily . Tu t'es donnée à fond dans cette histoire.Tu as fait pour le mieux Alors oui tu n'as pas été parfaite , tu as eu des mouvements d'humeur , personne n'est parfait tu sais . En aucun cas ça ne mérite d'être traitée ainsi .

C'est bien que tu aies mis en place un suivi psy . Comment te portes tu physiquement ? ( sommeil, appétit ? ) . Est ce que tu fais un peu de sport ?
Ça parait très long, mais avec le temps tu finiras par aller mieux Lily. La vie réserve de bonnes surprises.
Meltnar, Janysse ont aimé ça
par Lili9
#1297851
Merci Semasultane, sincèrement merci.
Le sommeil a ete très compliqué les trois premiers mois, ca va mieux de ce côté maintenant j arrive à dormir à peu prés correctement. Le reveil est difficile, les qques secondes où je me demande où je suis et ou je me remets dans ma triste réalité... L appétit ca va ca vient mais même si j'ai perdu du poids j'ai plus d apétit qu'il y a qques semaines. Je vais courir 2 fois par semaines, mon frère qui est un sacré pilier pour moi dans cette épreuve, me motive et viens courir avec moi. J'ai la chance d'être hyper bien entourrée par ma famille et mes amis.
par Janysse
#1297852
Coucou Lili,

Ca vaudrait peut-être le coup d'aller voir quelqu'un en psychiatrie, les médecins généralistes ne sont pas des psychiatres... Son diagnostic sera peut-être différent (en fait, pas de dépression à l'horizon), et s'il te met quand même sous AD, tu seras suivie comme il faut (je suis peut-être à côté de la pompe, mais il me semble qu'un psychiatre te suivra mieux qu'un médecin généraliste dans ce genre de situations...).

Les AD ne te font pas plonger dans une dépression, ils t'en sortent ! Les traitements sont généralement très efficaces dans les cas de dépressions réactionnelles (réaction à un évènement traumatique). L'idée n'est pas d'être sous médicament à vie, mais d'avoir pendant un moment une petite béquille qui t'aidera à rétablir pour de bon le sommeil, l'appétit, les idées noires, l'absence de joie de vivre.

Courage, moi je te trouve déjà super résiliente !
par Lili9
#1297853
Resiliente je ne sais pas, je suis démolie à l'intérieur, parfois je me dis que je vais me battre, que je dois le faire, pour mes proches. Parfois je me dis que c'est trop dur, que je vais lâcher. J'ai pas de force, la tristesse est immense, je n'arrive pas à imaginer que je vais réussir à retrouver de la joie de vivre, je n'ai envie de rien. Je ressasse notre histoire, je pense à lui, il me manque, lui, pas la personne qui m'a quittée mais celui que j'aime. Je n'arrive pas à admettre qu'il n'existe plus.
par Selmasultane
#1297860
Ton désarroi est à la mesure de ce que tu as donné . Tu as tout donné : ton temps libre , ton désir de maternité , ton énergie , tu t'es occupée de ces deux petites ( et crois moi toutes les " belles mères " ne font pas preuve d'autant de générosité ), tu as tout organisé.
Il t'a sommé de régler vite le deuil de ta vie d'avant, tu as renoncé à tes activités , tu l'as aidé dans son travail, tu as refait SA maison.
Tu t'es confortée à ses désirs , et il te reprochait de ne pas en faire plus .
Je crois qu'au fond de toi tu te sentais déjà un peu " oubliée" , d'où ces disputes et ce refus des câlins .
Tu t'es adaptée à sa vie pendant 5 ans, il est bien normal qu'aujourd'hui tu ne saches plus qui tu es .C'est un choc énorme que de perdre ce moteur , et encore une fois, d'être " jetée" de manière si laide , après avoir été pressée comme un citron . Je sais que tu n'as pas été forcée , mais il me semble tout de même que cette relation était déséquilibrée .

Tu as amélioré le côté physique, le sommeil, l'appétit et c'est déjà un pas énorme, tu peux être fière de toi . Maintenant ton travail va consister à redéfinir qui tu es, ce que tu veux TOI. Tu vas progressivement te rendre compte que tu peux apprécier les plaisirs simples de la vie , un rayon de soleil, une douche bien chaude, un bon repas , un éclat de rire entre amis , un bon film, de la musique ....sans lui .

Progressivement tu ne vas plus y penser, juste le temps d'une heure à bavarder avec une amie, d'un film, d'une running avec ton frère( très bien la course à pied, excellente thérapie ) . Puis de plus en plus , les "pauses" mentales ( celles où ne ressasse pas la relation et la façon choquante et incompréhensible dont elle s'est finie ) seront plus longues .

Ce n'est pas lui qui définis ta valeur et qui tu es, Lily , ta valeur elle est là , sans lui, tu peux en être certaine .

Ton entourage le sait déjà, persuade t'en toi même .

Bon courage
par xiaolee
#1297864
Bonsoir,

Honnêtement, et au “risque” de choquer quelques âmes, je me pose une question: pourquoi la prescription d'AD?
La médicalisation des émotions et des expériences de la vie ne nous rend que plus intolérants à ces choses indispensables de la vie.

Les gens veulent quoi? Être des robots?
D'autant plus qu'on se demande encore si les AD sont plus efficaces que les placebos. Il y en a (comme ici) qui vont dire que ça les a aidés (alors qu'ils ne savent pas si c'est le médoc ou une aide extérieure ou un changement etc). La plupart de ceux que cela n'a pas aidé (voire pire) sont 6 pieds sous terre.
Et on est sûr qu'ils ont des effets indésirables graves.

Désolée mais ceux qui encouragent à prendre des AD (alors que c'est supposé être le dernier recours thérapeutique) sont similaires à ceux qui encourageraient à aller prendre de la drogue: ”Vite! Sois inconsciente de ce monde!”.

Les épreuves difficiles, il faut les affronter. On respire un bon coup. On prépare le terrain: se débarasser de tous ceux qui ne nous aident pas, se rapprocher de ceux qui vont nous soutenir, éjecter tout ce qui nous nuit. Et on avance, à notre rythme. On fait une p'tite pause s'il le faut. On pleure, on crie. On s'isole si besoin, et on décide quand on a envie de voir autrui. Et puis un jour, on se rend compte que le soleil est toujours là, que le monde est toujours aussi pourri, ni plus, ni moins, et que ce(ux) qui nous blessai(en)t auparavant ... n'a plus d'emprise aujourd'hui.

Courage courage!
par Lili9
#1297879
Bonjour,
Selmasultane, ton analyse m'ouvre les yeux sur pas mal de points. Quand on a le nez dans la merde on ne voit pas certaines évidences. Je sais qu'il s'est comporté comme un monstre et que je ne mérite pas cela. Le fait de lire ton analyse m'éclaire.
Je n'ai pas réagi, quand cela c'est passé, j'étais choquée, bloquée. J'ai subi sa décision et je me dis que pour lui ça a été "royal". Il décide de me larguer il le fait d'une façon monstrueuse et moi je ramasse mes affaires, je me barre, j exécute sans lui causer le moindre soucis. (J ai d ailleurs laissé tous mes meubles, déco, ustensils de cuisine...je n'ai pris que mes fringues). Je me suis laissée faire, alors que je ne suis pas comme ça, j'ai du caractère et je ne me laisse pas marcher sur les pieds en temps "normal". Ça me fait mal qu'il s en sorte comme ça. Parfois j'ai de la haine envers lui. Tout ça me fait tellement mal et lui il continue sa vie tranquillou? Que feriez-vous à ma place? S'il essaie de me recontacter dois-je lui répondre? Pensez-vous qu'il souffre lui aussi?
Dois-je lui dire combien je souffre. Dois-je lui dire combien je trouve minable la façon dont il s'est comporté? Ou le mieux est-il de ne pas réagir? Merci pour vos conseils.
par Carrie007
#1297885
xiaolee a écrit :
04 févr. 2019, 00:27


Honnêtement, et au “risque” de choquer quelques âmes, je me pose une question: pourquoi la prescription d'AD?
La médicalisation des émotions et des expériences de la vie ne nous rend que plus intolérants à ces choses indispensables de la vie.
Pour ma part je suis d'accord que la prescription d'AD doit être au cas par cas, maîtrisée par un spécialiste (il ne s'agit pas de smarties qu'on gobe à tout va), et en dernier ressort si possible.

Pendant longtemps, j'ai pensé comme toi, voire je pouvais me montrer méprisante avec les gens qui en prenaient, les trouvant faibles, répétant que seul un coup de pied au cul était utile.
Puis, pour avoir côtoyé des gens à deux doigts de se foutre par la fenêtre à cause d'un mal-être persistant, et que rien ni personne ne pouvait les retenir, je me dis aujourd'hui qu'heureusement que le psychiatre a eu l'idée de leur prescrire ces putains de médocs hein!

Je suis aussi d'accord que l'aide extérieure - notamment par le biais d'une thérapie - est indispensable pour se remettre sur pied, et que le temps permet d'avancer et de faire son deuil. Mais quand ça ne passe pas malgré ça, il n'y a pas de honte non plus à se faire aider chimiquement. Là où ça pose question est quand ça devient la norme et systématique.

Tout le monde est différent et ne réagit pas de la même manière face aux coups durs de la vie. Certains vont faire des montagnes de petits riens tandis que d'autres affronteront vaille que vaille de grosses galères.

Tant mieux si ce n'est pas ton cas.
xiaolee a écrit : Les épreuves difficiles, il faut les affronter. On respire un bon coup. On prépare le terrain: se débarasser de tous ceux qui ne nous aident pas, se rapprocher de ceux qui vont nous soutenir, éjecter tout ce qui nous nuit.
Certes mais il y a pléthore de personnes qui sont incapables de séparer le bon grain de l'ivraie.

Là on parle d'une déception amoureuse; il est vrai qu'avec le temps ça va passer, la douleur deviendra moins forte et Lily passera tranquillement à autre chose ensuite. En tout cas ça devrait se passer ainsi. Mais parfois, non

Lily a l'air d'avoir eu les bons réflexes mais son médecin, qui la connaît donc, a trouvé justifié de lui prescrire des AD, qu'elle a tout à fait le droit de prendre ou de ne pas prendre d'ailleurs.

On ne reprocherait pas à quelqu'un de prendre un anti-douleur quand il vient de se casser la jambe; et bien ça devrait être pareil quand on a mal à l'âme. Mais, je le répète, il ne faut pas que ce soit la solution systématique que le praticien donne à son patient, ce qui est, avouons-le, parfois le cas.

Et voir du monde, s'entourer de bonnes personnes, prendre du temps pour soi est la meilleure des thérapies, surtout pour traverser un chagrin d'amour qui n'est, il faut le rappeler, qu'un chagrin d'amour. Mais la fin du monde, pour un temps, par celui qui le vit.

Lili9 a écrit :Bonjour,
Selmasultane, ton analyse m'ouvre les yeux sur pas mal de points.
Et je partage tout à fait l'analyse de Selma moi aussi.

Lili9 a écrit :Que feriez-vous à ma place? S'il essaie de me recontacter dois-je lui répondre? Pensez-vous qu'il souffre lui aussi?
Dois-je lui dire combien je souffre. Dois-je lui dire combien je trouve minable la façon dont il s'est comporté? Ou le mieux est-il de ne pas réagir? Merci pour vos conseils.
Pour moi, mais tu feras ce que tu pourras surtout, il ne faut répondre que s'il se mouille véritablement; s'il te dit clairement qu'il a merdé. S'il a quelque chose d'important à te dire, il saura te le dire. S'il ne te laisse pas de message ou t'envoie juste un "coucou, comment tu vas?", cela ne mérite aucune réponse.

Je vais te dire ce que j'ai fait à l'époque (cela ne veut pas dire que c'est ce qu'il faut faire, c'est seulement un exemple), quand mon ex me recontactait. Je lui demandais ce qu'il avait de si important à me dire. S'il répondait "rien" ou à côté de la plaque, je lui répondais systématiquement "désolée mais je ne peux pas t'aider"... Ou alors je ne répondais pas du tout. Jusqu'au jour où il a pris le risque de se manger le mur et où je l'ai écouté (ce qui n'a servi à rien, mais là n'est pas le propos). J'ai réussi à tenir car, de un, je savais que c'était ce qu'il y avait de mieux à faire pour moi; de deux, j'étais très détachée et commençais sérieusement à tourner la page.

Lorsqu'il a tenté de te joindre la dernière fois, t'a-t-il laissé un message?
Janysse ont aimé ça
par Kakahuet
#1297894
Bonjour

Je ne peux que plussoyer les interventions de Carrie et Selma sur le sujet...

Par contre, je ne peux pas cautionner ceux de xiao qui ne me semble pas avoir vraiment vécu de chose assez "inquiétante" (et tant mieux pour elle !!) pour savoir que des fois, la moindre béquille peut être d'une aide inestimable.

Les beaux discours sur le fond, OK c'est joli, vraiment ! mais quand on est dans la panade jusqu'au cou (que ce soit pour un chagrin d'amour, une maladie ou d'autres joyeusetés qui viennent parsemer notre vie) chacun s'en sort comme il peut, avec ses armes et la plupart du temps les AD peuvent être d'une aide précieuse pour éviter de tomber encore et encore plus bas.
Mais ça, c'est quand on se prend un mur ou un bus dans la tronche...

M'enfin bref, prendre des AD n'est pas synonyme d'être junkie tout comme consulter un spécialiste n'est pas synonyme d'être fou.. Il faut aussi savoir relativiser certaines choses.

En tous cas, je conseille vraiment à l'auteure du post de relire les commentaires de Selma & Carrie car je pense qu'il y a tout dedans.


bon courage !
par marcfitt
#1297899
Tout a fait d'accord avec l'homme a baffes. Les beaux discours c'est bien jolie mais quand tu es au fond du seau tu peux avoir toute la volonté du monde, et bien ca ne marche pas forcement.

Une béquille comme un AD peu etre necessaire par moment. Ca aide a remonter la pente le temps necessaire a se reconstruire.
par Lili9
#1297905
Bonsoir Marcfitt, je ne comprends pas ce que tu veux dire dans "tout à fait d accord avec l homme a baffes"
par Selmasultane
#1297906
Ça veut dire qu'il est d'accord avec Kakahuet ( connu sur le forum pour sa capacité à dire des vérités qui font mal, et accessoirement pour son humour très fin )
par Selmasultane
#1297907
Lili9 a écrit :
04 févr. 2019, 09:37
Bonjour,
Selmasultane, ton analyse m'ouvre les yeux sur pas mal de points. Quand on a le nez dans la merde on ne voit pas certaines évidences. Je sais qu'il s'est comporté comme un monstre et que je ne mérite pas cela. Le fait de lire ton analyse m'éclaire.
Je n'ai pas réagi, quand cela c'est passé, j'étais choquée, bloquée. J'ai subi sa décision et je me dis que pour lui ça a été "royal". Il décide de me larguer il le fait d'une façon monstrueuse et moi je ramasse mes affaires, je me barre, j exécute sans lui causer le moindre soucis. (J ai d ailleurs laissé tous mes meubles, déco, ustensils de cuisine...je n'ai pris que mes fringues). Je me suis laissée faire, alors que je ne suis pas comme ça, j'ai du caractère et je ne me laisse pas marcher sur les pieds en temps "normal". Ça me fait mal qu'il s en sorte comme ça. Parfois j'ai de la haine envers lui. Tout ça me fait tellement mal et lui il continue sa vie tranquillou? Que feriez-vous à ma place? S'il essaie de me recontacter dois-je lui répondre? Pensez-vous qu'il souffre lui aussi?
Dois-je lui dire combien je souffre. Dois-je lui dire combien je trouve minable la façon dont il s'est comporté? Ou le mieux est-il de ne pas réagir? Merci pour vos conseils.
Tu as étė sous le choc et la violence de son attitude qui t'ont laissée sidérée. Je crois qu'être traitée ainsi par qqn qu'on aime et en qui on a confiance laisse abasourdie ; c'est un tel choc que le cerveau n'arrive pas à l'assimiler , et très curieusement on se met en position de se faire le plus petit possible , pour que l'autre redevienne l'être aimant qu'il a été et efface ce qui nous parait tellement irréel qu'on se dit que ça ne peut être qu'un malentendu qu'on va réparer en restant docile . ( voire en s'excusant, voire en implorant ).

J'ai moi même un caractère très fort, je suis très déterminée et pour autantj'ai passé les premiers jours à m'excuser , les premières semaines à culpabiliser +++ , et des mois à répondre à ses " coucou ça va ? " par des messages drôles et détachés :roll:

D'après ce que lis de ton ex, la souffrance de l'autre lui est très peu accessible, il est très auto centré. Donc espérer une reconnaissance de ta souffrance de sa part me parait peine perdue ( j'ai essayé avec le "mien " de dire , avec calme , combien j'avais souffert de certaines choses qu'il a dites, le max qu'il ait pu répondre est " oui on a tous les deux dit des choses regrettables " et " moi aussi j'ai eu du mal à m'en relever " :roll: ).

Tu nous demandes s'il souffre . Franchement ça devrait être le cadet de tes soucis. Ne marche pas dans ce jeu qui consiste à compatir pour lui . Ne pense qu'à toi ( et s'il exprime de la souffrance, crois bien que ça n'équivaut pas à du regret, ni à de l'amour - ou juste de l'amour pour lui même )

Je trouve que le silence , et l'indifférence sont les meilleures des réponses.
Janysse, marcfitt ont aimé ça
par marcfitt
#1297933
On est beaucoup ici a avoir un point commun c'est de passer "apres l'autres" lors de la relation. Et ce quelques soit notre age, nos caracteres, nos vie.

Ou du moins nous ne sommes pas prioritaire dans la relation. Alors a la rupture, ca explose vu que l'on se retrouve face a nous meme et qu'on est un peu perdu. On culpabilise +++ comme dirait la dame plus haut, on s'en veut, on se trouve meme des critiques pas forcement justifié pour essayer d'expliquer tout ca.

Les ex ? eux ils pensent bien plus a leurs gueules que nous. C'est pour ca que vu de notre coté cette rupture leur parait plus simple.

Et si on s'auto centrait un peu plus sur nous meme ? si on pensait plus a NOS gueules avant de penser a celle de l'autre ?

Si ya bien une chose que je dois retenir de ma derniere relation, c'est que quoi qu'il arrive, je dois d'abord penser a moi et a mon bien etre avant de penser a l'autre.

Parceque je n'ai de pouvoir que sur moi :)
lyreca ont aimé ça
par Lili9
#1297937
Bonjour,
J'ai fait un SR malgré moi, car comme tu l'as écrit Selmasultane mon cerveau a bloqué. Tellement choquée et meurtrie, je n'ai pas pu repondre à ces appels et messages depuis les jours qui ont suivis la rupture. Du coup il n'essaie plus de me contacter. J'ai l'impression que si il y avait une chance qu'il regrette le SR l'a compromise (j'ai consience au vu de ce que je lis sur le forum que je me trompe certainement). De toute façon je n'étais pas capable de lui répondre et il aurait eu à faire à une loque déprimée ce qui ne donne pas envie, et qui ne ressemble pas à la personne dont il est tombé amoureux.
Ça fait 5 mois que je ne suis plus moi-même à moins que ce soit mon nouveau moi, cette pauvre fille déprimée et à l intérieur démolie qui n'a plus la moindre confiance en soit, à 35 ans, seule si triste, sans enfant, je fais pitié! quand je regarde autour de moi j'ai l'impression d'être un extraterrestre, alors que jamais je n'aurais imaginé être un jour dans cette situation, comment j'ai pu me planter comme ça?

J'avais l'impression d'avoir choisi ma vie et d'en être fière, j étais sûre de moi et tout s'est écroulé (comme dirait ma psy j'ai bien mis tous les oeufs dans le même panier!). Aujourd'hui je subi son choix, son putain de choix, alors qu'il m'avait promis une vie de rêve et bé punaise tu parles d'un rêve!
Comment en tirer du positif, comment rebondir, comment ne plus penser à lui, à eux, comment vivre avec tous ces souvenirs qui reviennent sans cesse. Comment trouver de l'énergie pour reconstruire, comment envisager de refaire confiance à nouveau.
Et pourtant je connais la réponse, laisser du temps..., penser à soi... mais il n'y a rien de plus efficace que ça attendre et souffrir en attendant? Ça ne va pa me convenir, et pourtant je n'ai pas le choix. Chambouler toute ma vie, me barrer, m'installer seule dans une grande ville (j 'ai quasi toujours vécu en couple et à la campagne!) ne serait-il pas mieux?
Et même si je peux l'envisager dans mes pensées je serais incapable de faire tout ça actuellement. Un peu comme quand tu fais un cauchemard, que tu es poursuivie par un monstre, qu'il faut courir et que tu n'y arrives pas tu es au ralenti, ma vie elle ressemble à ça sauf que je ne me reveille pas.

Voilà mon message qui n'a pas bcp d intérêt mais qui m'a un peu déchargé de toute cette négativité maintenant j'ai envie de chialer comme une merde.
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