Aide et conseilspour récupérer ton ex !

Si le coeur vous en dit, racontez-nous votre histoire en détails
#1316876
Coucou

Ça fait une semaine que c'est fini, et ça me paraît loin, dans une autre vie. Entre temps j'ai démonté mes meubles, vidé mes étagères, rempli des tas de cartons, et mon petit cocon que j'ai tant chéri est devenu un bordel monumental tout sauf accueillant. J'ai revu des ami·es. J'ai revu Albert qui m'a présenté son copain. Si j'avais cru écrire ça un jour, il y a de ça 3-4 ans ! La vie ne se déroule jamais comme prévu :lol: Et c'était sympa de le revoir, mais ça m'a gonflée. De leur faire à manger, de me taper la vaisselle, pas une proposition rien. D'avoir passé 5 ans à m'occuper de lui et des autres juste pour qu'ils m'aiment un peu, à faire la bonniche un peu. J'ai revu d'autres ami·es, des potes plus récents, rencontrés juste avant le confinement, et c'était doux et tendre et chouette, et rassurant et iels m'ont aidée à faire à manger, à faire la vaisselle. Je n'exige pas du tout ça de mes invité·es mais c'est plus qu'apprécié. Autre fun fact, le type de mon école dont je m'étais entichée l'année dernière, celui qui a une copine, l'a épousée dernièrement. Pourquoi elle nous raconte tout ça vous pensez ? Je ne sais pas. Juste pour dire que la vie continue, qu'elle est toujours aussi pleine de belles personnes, que j'apprends à m'entourer de ces belles personnes qui me font du bien. Et mon coeur est déchiré entre la tristesse de laisser derrière moi tout ce que je laisse, l'excitation de commencer une nouvelle vie, et la gratitude pour tout ce(ux) que j'ai connu(s).

J'ai peur de partir, je fais des cauchemars toutes les nuits, quand j'arrive à dormir. Je me demande pourquoi je fais ça. Pourquoi je quitte cette vie que j'ai construite si difficilement, si patiemment, et dont je suis très fière, pourquoi je quitte mon appartement, pourquoi je quitte Paris, pourquoi je ne suis pas une jeune cadre dynamique, consultante dans un truc d'environnement à gagner 3000 euros par mois ? Pourquoi je pars à l'autre bout de la France pour passer mes journées dans des villages pollués, dans des laboratoires de science, pourquoi je fais ça pour 1400 euros par mois, pourquoi ? Et si j'étais restée, est-ce que Monsieur Tendre aurait bien voulu tenter ? Pourquoi je veux faire de ma vie une succession de déplacements, et s'ils me considèrent tous comme une copine à durée déterminée ?

Et aucune de ces questions n'a de réponse. Si ce n'est : je l'ai choisi. C'est mon choix, et j'en suis malgré tout fière et heureuse, c'est aussi ce que je suis. Et le garçon qui m'aimera, peut-être qu'il m'aimera justement pour ça.

Je suis très triste quand je pense à Monsieur Tendre, j'ai le coeur en miettes, et je pleure beaucoup. Je me sens très lasse et fatiguée, je crois qu'il me manque un peu, mais pas assez pour que je sois malheureuse. Je ne suis pas malheureuse en fait. Je n'ai ni le temps ni la place. Je cours à mes rendez-vous, je fais mes cartons, j'angoisse pour toute la logistique, j'ai peur de ce changement. Où diable aurais-je bien pu le caser ? Je n'étais pas disponible non plus en fait. Ça ne pouvait effectivement que se terminer comme ça. Et je crois que c'est aussi quelque chose que je répète dernièrement : me lancer avec mon dernier ex alors que je suis en pleine dépression (j'écrivais dans mon journal à l'époque que je n'avais rien à lui offrir), m'enticher du type casé alors que je sortais à peine de ma relation avec ledit ex, vouloir lancer quelque chose de sérieux avec Monsieur Tendre alors que je changeais de vie 8 semaines plus tard.

Je suis dans la phase où j'espère qu'un jour on se reverra, qu'on sera tous les deux libres et dispos et roule ma poule. Alors que la vie peut se passer de mille façons différentes entre temps. Ma psy dit que la vie n'est pas finie, qu'il ne faut jamais dire jamais, mais j'ai trop connu la peine qu'engendre l'espoir pour m'accrocher à cela. Je me dis un jour peut-être. Mais qui peut savoir ? Je n'ai pas non plus de colère, juste énormément de frustration qu'il ne m'ait pas laissé rentrer dans sa vie ; soit qu'il se protégeait de la fin, qu'il tenait l'attachement à distance, ou qu'il n'avait pas envie, tout simplement. Avec un tout petit peu de recul, je regrette quand même de ne pas avoir exprimé mes envies plus clairement, et avant. Ça n'aurait peut-être rien changé à ses sentiments ou plutôt leur absence, mais je me serais rendu service.

Voilà, je pleure beaucoup beaucoup mais je me sens un peu plus apaisée. Je laisse aussi derrière moi des souvenirs douloureux, des personnes pas forcément bonnes pour moi. Je pense que les galères ne sont pas finies, mais qu'il y a aussi de belles choses qui m'attendent. En attendant c'est bientôt l'été, les parcs ont finalement rouvert, je suis en bonne santé (physique), mes proches aussi, je vais vivre au bord de la mer, j'ai un bon salaire pour ça, et j'ai appris à cultiver la joie.

:bisou:
Coucou, c'est Antoine ! Mon équipe et moi-même avons créé un test qui te permet de déterminer avec précision tes chances de reconquérir ton ex. Fais le test en cliquant sur le bouton ci-dessous !

J'accède au test

#1317000
Coucou

Hier j'ai écrit une lettre à Monsieur Tendre, je lui ai écrit tout ce que je n'ai pas osé lui dire, à quel point il me plaisait, que je me projetais avec lui, que j'avais envie de construire. Je l'ai écrite dans mon journal bien sûr, qu'il la lise me ferait juste de la peine, je ne veux pas m'exposer à son silence ou pire, sa bienveillance embarrassée.

Je prends un jour l'un après l'autre, j'accomplis mes tâches, difficilement, il me faut beaucoup d'effort pour agir, pour manger. Je me laisse franchement aller. Ma mère arrive aujourd'hui pour m'aider à emballer tout ce qui reste de mes vies parisiennes. Je me projette à Montpellier, j'achète des billets pour partir en weekend. J'ai posé mon premier jour de congé depuis que j'ai commencé mon contrat.

Pour Monsieur Tendre je me dis que c'est le timing, que c'était la bonne personne au mauvais moment, que je changeais de vie, lui aussi, qu'il s'est protégé, a mis de la distance, pas moi. Je me raconte une histoire d'amour impossible et de peine partagée plutôt que d'admettre que je ne lui plaisais pas assez. Plutôt que d'admettre que la bonne personne au mauvais moment n'est pas la bonne personne. J'espère chaque jour un peu plus un message d'amour qui ne viendra jamais. Le bus est passé devant chez lui, je me suis sentie mal. Ce chez lui je ne l'ai vu qu'une fois et en forçant la porte. Je me suis imposée. J'ai paniqué parce qu'au bout de 3 mois il ne m'avait toujours pas invitée chez lui. Il me parlait 3 fois par semaine des bons petits plats qu'il cuisinait, photos à l'appui, et jamais il n'a attrapé une de mes perches pour m'inviter, jamais il n'a cuisiné pour moi, accompli ce geste de soin qu'on fait pour ceux qui comptent. Là ça me met un peu en colère. Contre lui ou contre moi je ne sais pas trop, mais je constate qu'une fois encore j'ai donné donné, et même s'il était tendre et respectueux, et que c'était clairement ma meilleure histoire finalement, j'ai donné plus que lui n'a donné. J'ai vraiment un problème avec ça. Je suis une personne généreuse, je donne beaucoup de moi aux autres, mais je me rends compte maintenant (et en relisant vos messages), que je donne aussi pour qu'on m'aime, pour qu'on m'apprécie, pour qu'on se dise Janysse est tellement généreuse. Mais est-ce que ça enlève fondamentalement le sens à ces dons ? Si je donne inconsciemment pour être aimée, je le fais aussi avec un plaisir immense. Don contre-don, tout ça.

Je tourne en rond, j'ai besoin de partir.

J'ai fait une séance d'EMDR avec ma psy. Au cours de la séance, sont revenus au galop tous nos échanges ici, tous ces mots que vous avez pris le temps, avec générosité, de m'écrire, tout est remonté, j'ai crié, pleuré, je me suis vidée. Ça va mieux mais j'ai le cerveau retourné, des souvenirs qui remontent. Le jour où mon père a cassé une assiette par colère, où j'ai eu peur, peur, peur. Quand ma mère a eu un cancer. Je n'arrête pas d'oublier cet épisode de nos vies. C'est le bazar dans ma tête. Je fais ce que m'a dit ma psy, je met dans un coin tout ce qui remonte pour débriefer avec elle la prochaine fois. Je pense que je vais poursuivre ce genre de thérapie dans ma nouvelle ville. Ce que Carrie écrit sur le post de I Had a dream m'a fait réfléchir. Parler une heure par semaine avec ma psy m'a fait énormément avancer ces 18 derniers mois mais je crois qu'une thérapie plus brève avec EMDR m'aidera encore plus.

J'ai beaucoup réfléchi aussi à cette histoire de rêver sa vie plutôt que la vivre. En début de semaine il faisait beau et chaud et les terrasses ont rouvert chez nous. Je rêvais d'un verre en terrasse, au soleil, avec une bière etc. Ce truc que j'ai fantasmé depuis 2 mois. Une amie était partante, nous nous sommes installées en terrasse, j'ai passé un très bon moment, mais ça n'était pas comme dans mon fantasme. Je crois que je sais très bien fantasmer et beaucoup moins profiter de l'instant présent. Je ne sais pas si c'est ce que vous avez voulu dire, mais je réfléchis.

Enfin, je me suis rendue compte de ce mécanisme qui consiste chez moi à dire "je suis nulle" pour attirer la réassurance de l'autre. Je me vois et je m'entends faire. Je le verbalise parfois si je suis avec une personne de confiance. Mais je suis incapable de ne pas le faire, ça doit faire beaucoup trop longtemps (flash souvenir à l'instant, je me revois enfant dire à ma mère, tout le temps "je suis nulle" et elle me rassurer) que je fonctionne comme ça. Comment me rassurer alors ? Comment me rassurer sans exiger de l'autre des paroles rassurantes, sans me comparer aux autres ? Dès que je regarde où j'en suis dans mon travail par exemple, je panique, je suis loin derrière, je n'ai pas assez lu pas assez fait, je ne lis pas assez vite, je ne suis pas assez.

Voilà pour les réflexions que nos derniers échanges ont fini par inspirer. Merci encore. Elles ont fait leur chemin, par l'EMDR peut-être. Je n'ai pas la réponse à toutes ces questions, et je sais que j'ai encore besoin de beaucoup être rassurée. Mais je commence à comprendre les contours du dessin.

Allez, dernière ligne droite avant le grand départ.

Je vous embrasse
#1317001
Bonjour Janysse
Janysse a écrit : 04 juin 2020, 09:52 Pour Monsieur Tendre je me dis que c'est le timing, que c'était la bonne personne au mauvais moment, que je changeais de vie, lui aussi, qu'il s'est protégé, a mis de la distance, pas moi. Je me raconte une histoire d'amour impossible et de peine partagée plutôt que d'admettre que je ne lui plaisais pas assez.
Comme l'a très justement dit Selmasultane sur un autre thread, se dire que la fin de la relation est due à un obstacle indépendant de vos volontés à chacun est beaucoup plus hollywoodien que de regarder la vérité en face et se dire que lui ne s'est certainement jamais projeté avec toi. Oui, ça pique, mais il y a de fortes probabilités que ce soit ça la vraie raison. Car, aujourd'hui, avec les moyens de transport et de communication mis à disposition, ça pouvait fonctionner entre vous, même à distance (et cela n'aurait pas durer toute votre vie).

Je me rappelle aussi de ce que Paige racontait quand elle faisait ses études loin de son chéri (avec qui elle est toujours aujourd'hui), et pourtant c'était il y a plus de 20-25 ans, elle allait à la cabine téléphonique (terme que les moins de 20 ou 30 ans ne doivent pas connaître) pour lui parler. Et leur couple a tenu.

Janysse a écrit :Je suis une personne généreuse, je donne beaucoup de moi aux autres, mais je me rends compte maintenant (et en relisant vos messages), que je donne aussi pour qu'on m'aime, pour qu'on m'apprécie, pour qu'on se dise Janysse est tellement généreuse. Mais est-ce que ça enlève fondamentalement le sens à ces dons ? Si je donne inconsciemment pour être aimée, je le fais aussi avec un plaisir immense. Don contre-don, tout ça.

Je ne te connais pas suffisamment pour savoir si tu es une personne généreuse. La "vraie" générosité est rare, très rare.
Je vais pendre un exemple lambda. Croiser un SDF dans la rue, lui offrir à manger et parler ensuite, au détour d'une conversation anodine avec des amis, de la famille, de ce geste dépourvu de retour (le SDF ne pourra pas te rendre la pareille, il te remerciera c'est tout), est-ce réellement de la générosité ou un moyen de monter dans sa propre estime ou dans celle des autres?
Alors oui, le geste est généreux, pas de doute là-dessus car rien n'obligeait à le faire. Mais n'y-a-t-il pas une intention bien cachée derrière tout ça?
Perso, je sais que ce genre de geste me fait aussi et surtout du bien à moi, c'est peut-être une forme de générosité envers moi-même!

A toi de t'interroger sur le sens de ces "dons"... Et en même temps, est-ce si important que ça? Car dans mon exemple, tout le monde est content finalement: le SDF qui aura à manger, et moi qui me sens bien après avoir fait ce geste.

Janysse a écrit :J'ai beaucoup réfléchi aussi à cette histoire de rêver sa vie plutôt que la vivre. En début de semaine il faisait beau et chaud et les terrasses ont rouvert chez nous. Je rêvais d'un verre en terrasse, au soleil, avec une bière etc. Ce truc que j'ai fantasmé depuis 2 mois. Une amie était partante, nous nous sommes installées en terrasse, j'ai passé un très bon moment, mais ça n'était pas comme dans mon fantasme. Je crois que je sais très bien fantasmer et beaucoup moins profiter de l'instant présent. Je ne sais pas si c'est ce que vous avez voulu dire, mais je réfléchis.
Entre autre, oui
A force de fantasmer les choses, on ne peut qu'être déçu/e de la réalité.
Rêver prendre un verre en terrasse après ces semaines de confinement est tout à fait naturel. Y mettre par contre autant d'implication (je ne trouve pas le mot) l'est beaucoup moins.

Tu chemines Janysse mais tu es encore beaucoup trop centrée sur toi, tu ne regardes pas suffisamment ce qui se passe autour.
Je vais reprendre un exemple déjà donné sur le forum. Imagine que tu es serveuse et que tu portes un plateau rempli de verres pleins. Si tu regardes tes pieds, tu as de grands risques de te vautrer. Si par contre tu regardes là où tu veux aller, il y a de grandes chances que tu y parviennes sans encombre.

Qu'en penses-tu?
#1317003
Bonjour Carrie,
Carrie007 a écrit :Comme l'a très justement dit Selmasultane sur un autre thread, se dire que la fin de la relation est due à un obstacle indépendant de vos volontés à chacun est beaucoup plus hollywoodien que de regarder la vérité en face et se dire que lui ne s'est certainement jamais projeté avec toi. Oui, ça pique, mais il y a de fortes probabilités que ce soit ça la vraie raison. Car, aujourd'hui, avec les moyens de transport et de communication mis à disposition, ça pouvait fonctionner entre vous, même à distance (et cela n'aurait pas durer toute votre vie).

Je me rappelle aussi de ce que Paige racontait quand elle faisait ses études loin de son chéri (avec qui elle est toujours aujourd'hui), et pourtant c'était il y a plus de 20-25 ans, elle allait à la cabine téléphonique (terme que les moins de 20 ou 30 ans ne doivent pas connaître) pour lui parler. Et leur couple a tenu.
Oui, je sais. C'est pour ça que j'ai coupé le contact. Ma meilleure amie, qui voulait sans doute alléger ma peine, m'a mis cette idée en tête. Quand je lui ai répliqué que les circonstances dans lesquelles son couple actuel est né étaient encore pires (séparation d'avec son précédent copain, vies étalées sur trois pays différents, distance, manque d'argent etc), elle a botté en touche. J'avais oublié à quel point ça faisait mal d'aimer/se projeter sans réciprocité.
Carrie007 a écrit :Je ne te connais pas suffisamment pour savoir si tu es une personne généreuse. La "vraie" générosité est rare, très rare.
Je vais pendre un exemple lambda. Croiser un SDF dans la rue, lui offrir à manger et parler ensuite, au détour d'une conversation anodine avec des amis, de la famille, de ce geste dépourvu de retour (le SDF ne pourra pas te rendre la pareille, il te remerciera c'est tout), est-ce réellement de la générosité ou un moyen de monter dans sa propre estime ou dans celle des autres?
Alors oui, le geste est généreux, pas de doute là-dessus car rien n'obligeait à le faire. Mais n'y-a-t-il pas une intention bien cachée derrière tout ça?
Perso, je sais que ce genre de geste me fait aussi et surtout du bien à moi, c'est peut-être une forme de générosité envers moi-même!

A toi de t'interroger sur le sens de ces "dons"... Et en même temps, est-ce si important que ça? Car dans mon exemple, tout le monde est content finalement: le SDF qui aura à manger, et moi qui me sens bien après avoir fait ce geste.
Ma famille m'a toujours répété que j'étais une sale égoïste, que je ne pensais qu'à moi, que je ne voulais pas partager. Quand un ancien amoureux m'a dit que j'étais généreuse, ça m'a fait tout drôle. J'ai voulu y croire peut-être que ça n'est pas vrai. Pour moi il n'y a pas de don sans motivation, quelle qu'elle soit. Ça ne veut pas dire que c'est un faux don, ou de la fausse générosité. Ce qui compte c'est de donner je crois.
Carrie007 a écrit :Tu chemines Janysse mais tu es encore beaucoup trop centrée sur toi, tu ne regardes pas suffisamment ce qui se passe autour.
Je vais reprendre un exemple déjà donné sur le forum. Imagine que tu es serveuse et que tu portes un plateau rempli de verres pleins. Si tu regardes tes pieds, tu as de grands risques de te vautrer. Si par contre tu regardes là où tu veux aller, il y a de grandes chances que tu y parviennes sans encombre.

Qu'en penses-tu?
Oui, c'est une chose que tu m'as déjà écrite ici. Mais très sincèrement je ne comprends toujours pas. On me dit de faire un travail sur moi, de me recentrer sur moi, d'être heureuse avec moi, d'apprendre à m'aimer, etc etc. Je ne comprends pas ce que je dois faire là, ce que je fais mal. Ce que ça veut dire de regarder où je veux aller, j'ai l'impression de ne faire que ça depuis 10 ans. Je suis vraiment perdue.
#1317005
Janysse a écrit : 04 juin 2020, 10:54 Oui, c'est une chose que tu m'as déjà écrite ici. Mais très sincèrement je ne comprends toujours pas.
C'est que tu es encore sur le cheminement.
Il y a des choses que mon psy me disait qui ne me faisait pas du tout écho. E puis, paf, d'un coup, des mois après ou même parfois des années après, enfin je comprenais ce qu'il voulait me faire comprendre.
#1317011
J'espère alors que le cheminement continuera. Je refuse de continuer à me retrouver tous les ans avec une peine de coeur qui ressemblerait encore aux autres. Je me dis que j'ai fait du chemin déjà. J'ai trop de choses dans la tête, j'ai besoin d'agir là, plus de pleurer au fond de mon lit.
Bisous
#1317019
Coucou Janysse,

Je souhaitais justement venir prendre de tes nouvelles. Je t'ai lu.. J'ai lu tes pensées d'il y a quelque temps et je dois dire que je partage absolument tout.. J'aimerais aussi avoir la chance de vivre avec un copain, partir en vacances avec lui, dormir à ses côtés... Et en même temps je me dis que le jour où je vivrai tout ça je pourrais jamais m'en remettre si ça s'arrête.. J'aurais partagé trop de choses avec lui...

Encore dans le fantasme et le rêve je te rejoins absolument. En y réfléchissant je me dis comme toi que j'étais dans une relation pas réciproque et que je l'ai idéalisé en rêvant nos moments bien que j'appréciais les peu de moments auxquels j'ai eu droit avec mon ex. Mais la desidealisation est venue lorsque j'ai vu qu'il aimait encore les photos de son ex (juste avant moi) bien qu'il soit avec sa next... Et en fait chui un peu déçue des autres... Comme si la vie de couple ça rime forcément avec rupture, déception et tromperie...

Bref tout ça pour te dire que je ne peux pas t'aider mais lire tes ressentis me font me poser des questions et m'aident à avancer.

As-tu écrit finalement à mr tendre ou non ?

Courage à toi sois forte !

Je te souhaite tout le meilleur pour ton déménagement.

:bisou:

S.
#1317025
Hello jolie Janysse !

Montpellier, comme tu as de la chance :-Heart c'est chouette et ça arrive à point nommé je crois.

Sinon j'ai lu tout, et tout ce qui t'a été écrit est très juste , je ne vois pas que rajouter d'intelligent .

J'ai envie de t'écrire que tu n'as que 25 ans ( je crois ? ) et que tu te mets une pression folle à tous les niveaux , la grande histoire d'amour, la carrière, tout ça, mais j'aurais l'impression de te servir le très galvaudé " tu as toute la vie devant toi " et de minimiser ta peine, ce qui n'est pas mon propos. ( d'autant que je n'ai pas trouvé la vingtaine si légère et insouciante moi même )
De surcroît je pense qu'il n'y a aucun âge pour être à ce point exigeant avec soi même. Louise( je crois ) écrivait quelque chose de très très juste , c'est que chacun a son chemin de vie, que les choses ne sont pas gravées dans le marbre . Bref se comparer sans cesse à la photo heureuse de tel ou tel couple a un instant T en se disant qu'ils ont ce que tu n'as pas , c'est vraiment se condamner à la morosité permanente.

Et puis monsieur Tendre. Je ne diabolise pas les sites de rencontre ( quoi que, je pense que ce n'est pas une super idée quand on se sent fragile ) mais pour la( sans doute )vieille que je suis , Tinder=plan cul quand même ( ou plan cul amélioré ;) ) Il y a sans doute des mariages qui en sont issus hein, mais il ne faut peut être pas perdre ça de vue, ou à tout le moins, te protéger affectivement un peu plus quand tu fais des rencontres par ce biais . ( ou par un autre d'ailleurs ) .

Ton histoire de verre en terrasse me fait penser à une des phrases fétiches de ma mère " rien n'est jamais aussi merveilleux qu'on l'avait projeté, rien n'est jamais aussi horrible qu'on l'avait craint " . Ça paraît une ode à la médiocrité désabusée mais c'est en fait un conseil de vie assez pertinent :D

Bref, après cette intervention pas très structurée, dont j'espère qu'elle ne te blesse pas ( à défaut d'être utile ) je t'embrasse et te souhaite un bon déménagement ( Montpellier :-Heart )
#1317238
Coucou Sophana et Selma,
Je ne vous réponds que maintenant, je suis tout juste rentrée chez mes parents après une semaine de déménagement.

Merci pour ton gentil mot Sophana. J'ai écrit une lettre à M. Tendre mais je l'ai gardée pour moi, je n'ai plus envie de lui écrire. J'ai beaucoup trop donné de moi dans cette histoire, je ne vais pas continuer à lui donner encore. Il serait sans doute touché, sans doute aussi qu'il me répondrait quelque chose de gentil, mais à quoi bon ? C'est une banale histoire où l'un·e s'attache plus que l'autre.
Selmasultane a écrit :Et puis monsieur Tendre. Je ne diabolise pas les sites de rencontre ( quoi que, je pense que ce n'est pas une super idée quand on se sent fragile ) mais pour la( sans doute )vieille que je suis , Tinder=plan cul quand même ( ou plan cul amélioré ) Il y a sans doute des mariages qui en sont issus hein, mais il ne faut peut être pas perdre ça de vue, ou à tout le moins, te protéger affectivement un peu plus quand tu fais des rencontres par ce biais . ( ou par un autre d'ailleurs ) .
Je me suis inscrite précisément parce que je ne me sentais pas fragile, je me sentais forte, bien, mais j'avais envie/besoin de tendresse, de peau à peau, de caresses, de câlins. Et il m'a donné tout ça. Sauf que moi, rapidement, je n'ai plus voulu que ça, j'ai voulu plus. Je voulais qu'on se mette ensemble en fait et lui pas, et voilà. Site de rencontre ou pas, ça ne change rien je pense. Je connais de très nombreux couples rencontrés sur Tinder. Je me suis dit que je voulais une histoire légère, et puis je me suis dit pourquoi pas moi ? J'ai changé d'avis au milieu. Ma meilleure amie me dit que j'ai trop donné, que faire à manger à quelqu'un c'est déjà beaucoup, que jamais elle n'a fait ça avec un plan cul elle. Je me suis sentie nulle, de ne pas savoir comment ça fonctionnait. Et puis en fait je ne veux plus me sentir nulle, j'ai fait ce que j'ai pu avec les armes que j'avais, j'ai beaucoup donné, et j'ai eu en face un garçon qui a beaucoup pris, volontiers, qui a vu venir le truc autant que moi et qui a laissé courir. Je ne suis pas entièrement responsable de ce fiasco.
Selmasultane a écrit :J'ai envie de t'écrire que tu n'as que 25 ans ( je crois ? ) et que tu te mets une pression folle à tous les niveaux , la grande histoire d'amour, la carrière, tout ça, mais j'aurais l'impression de te servir le très galvaudé " tu as toute la vie devant toi " et de minimiser ta peine, ce qui n'est pas mon propos. ( d'autant que je n'ai pas trouvé la vingtaine si légère et insouciante moi même )
De surcroît je pense qu'il n'y a aucun âge pour être à ce point exigeant avec soi même. Louise( je crois ) écrivait quelque chose de très très juste , c'est que chacun a son chemin de vie, que les choses ne sont pas gravées dans le marbre . Bref se comparer sans cesse à la photo heureuse de tel ou tel couple a un instant T en se disant qu'ils ont ce que tu n'as pas , c'est vraiment se condamner à la morosité permanente.
Bientôt 27 mais ça ne change rien à tes propos très justes. Cette pression je la ressens de plus en plus, je me sens prisonnière, j'ai fini hier en larmes chez ma psy pour la dernière fois, à lui demander comment faire cesser la peur, la peur de ne pas être aimée, la peur de finir seule, la peur de ne pas réussir, la peur de ne pas réussir à ne plus avoir peur, la peur de ne jamais m'en sortir, la peur de ne jamais réussir à accepter l'échec, celle de toujours sentir ce poids dans le corps et la gorge, de ne jamais être légère. Je pense tous les jours à ça. À mon célibat, à l'amour qui m'échappe, à tout ce que je ne suis pas, à cette peur, et j'ai peur, je panique. Absolument tous les jours.

Je me sens dévastée. Ce déménagement a été épuisant, douloureux. Mon père a été odieux avec moi. J'ai osé m'affirmer, dire ce qui ne me convenait pas, et j'en ai pris plein la figure. Je me rends compte à quel point il peut être humiliant, rabaissant, j'ai entendu ça absolument toute mon enfance et mon adolescence. Au point de trouver parfaitement normal qu'un amoureux me rabaisse à son tour. J'ai besoin de fuir, de mettre le maximum de distance entre nous.

Je m'étais fait une montagne de ce déménagement, quitter Paris en grande pompe, remettre mes clés en larmes, partir le coeur arraché, mais non, rien de tout ça. Une preuve de plus pour moi-même que je fantasme ma vie dans tous ses détails. Je n'ai pas versé une larme, et j'ai récuré pendant 2 jours entiers mon nid vide, mon état des lieux a duré 20 min, rien de plus à dire, tout est propre, tout est nickel, vous voulez dire au revoir ? Non. Je suis partie. Je crois que j'étais prisonnière de Paris, j'étais installée alors que ce n'est pas le moment de m'installer, et d'y être aussi bien m'empêchait de bouger, d'avancer.

Bientôt le Sud ; j'ai des projets. Arrêter de fumer, me mettre à courir, reprendre l'escalade, faire des sorties nature. Partir seule en weekend, puis en vacances, vadrouiller sur les routes du Sud dans ma voiture, rencontrer des gens, et travailler, enfin le terrain, enfin sortie des livres, rencontrer la vraie vie des gens. Commencer une nouvelle thérapie. Je ne veux plus vivre dans cet état de dévastation interne permanent. On me dit que c'est excitant ce que je vis, que je devrais être emballée et excitée mais je n'arrive pas à ressentir tout cela, je me sens seulement triste et seule, au point de ne plus réussir à me réjouir quand mon amie me parle de ses vacances avec son amoureux, ils ont tenu le confinement, la distance, et ils vont enfin vivre ensemble, et c'est génial, et je ne veux pas en entendre parler, au point de trouver insupportable de voir des amoureux se tenir la main dans la rue. J'ai conscience que c'est très autocentré comme réaction. Je ne veux plus être comme ça, je veux me sentir libre et légère, j'en peux plus de cette tristesse poisseuse, de ces larmes quotidiennes, de l'envie, la jalousie, la lourdeur, la colère, la haine parfois, et la peur bien sûr, je voudrais très fort changer. Je n'ai pas la moindre idée de comment faire, j'ai déjà fait beaucoup, je n'ai aucune patience je le sais aussi.

Je me déverse encore, et je me lamente et je voudrais pouvoir écrire comme la vie est belle et comme je suis légère mais je me sens très déprimée et épuisée surtout. Et, ça faisait longtemps, désespérée. J'espère qu'avec du repos et le soleil du Sud la légèreté va revenir, que j'arriverai à digérer tout ce qui est arrivé ces deux dernières semaines. D'ici là j'ai encore du rangement, des valises à faire, etc. Je repars samedi, déjà. J'ai l'espoir que la vie qui vient sera belle aussi.

Je vous embrasse
#1317350
Salut ma jolie Janysse,

J'espère que tu arrives à bien organiser et bien vivre ton déménagement. Au début ça peut être dur à cause du changement de quotidien, des habitudes, de l'environnement. Et puis, ça ira, surtout c'est un court temps.

Ton déménagement actuel me fait penser à mon passage à Ho Chi Minh pour mon stage il y a 1 an et demi. Un passage très très difficile dans une période sombre de ma vie. A l'époque, j'avais fait le recours au changement de lieu pour me tourner la page. Puis finalement j'ai compris que tout est à l'intérieur de moi. L'environnement, l'endroit, les nouvelles connaissances n'y peuvent rien si je ne commence pas par une avance à l'intérieur de moi-même.

J'espère que tu vas te régaler ici, dans ce sud succulent, inondé de lumière et des éclats de rire et l'atmosphère fêtarde, insouciante, avec des bogoss grands bruns légers (des fois bien c**nnards aussi 8-) )

Ceci dit, tu pourras bientôt te vadrouiller sur aix alors. Oublie pas que dans 2 semaines, ça sera la saison de lavande. Et les champs immenses de lavande sont juste à 45mn de chez moi :D

Prends soin de toi, et à bientôt en vrai (j'espère ^=^)

Gros bisous fabuleux ma jolie :bisou:
#1317356
Coucou miu,

J'arrive au bout, je pars demain.
miu a écrit :Ton déménagement actuel me fait penser à mon passage à Ho Chi Minh pour mon stage il y a 1 an et demi. Un passage très très difficile dans une période sombre de ma vie. A l'époque, j'avais fait le recours au changement de lieu pour me tourner la page. Puis finalement j'ai compris que tout est à l'intérieur de moi. L'environnement, l'endroit, les nouvelles connaissances n'y peuvent rien si je ne commence pas par une avance à l'intérieur de moi-même.
C'est très vrai. Je me souviens, fin 2015, je souffrais encore de la rupture narrée (haha) au début de ce fil, j'ai voulu partir en Italie pour 6 mois, un an, faire une année de césure, un stage, parce que ce pays m'a toujours "guérie", à chaque fois que j'y suis allée j'en suis rentrée apaisée à certains égards (en fait les deux dernières fois ont été nulles mais je ne le savais pas à ce moment). Et mon ex meilleure amie m'a fait une remarque très juste, et je la garde encore en moi, elle m'a dit "il faut partir pour les bonnes raisons, pas pour fuir quelque chose parce que ce quelque chose est en toi et qu'il partira avec toi." Et ce truc de partir pour les bonnes raisons, et ne pas être en fuite, a fait que je suis restée à Paris finalement, 5 ans de plus. Là je pars pour les bonnes raisons je le sais, je ne fuis pas. Je sais que j'apporte avec moi tout un tas de bagages plus ou moins lourds, mais justement je les prends avec moi, je n'essaie pas de les laisser derrière. :)

Et oui, je ne serai pas si loin, et je ne connais pas Aix ;)

Gros bisous
#1317357
il faut partir pour les bonnes raisons, pas pour fuir quelque chose parce que ce quelque chose est en toi et qu'il partira avec toi.
Bonjour, cette remarque est ô combien pertinente !

Et cela concerne tous les événements de notre vie, y compris ce que l'on doit laisser partir. Mon ourson bleu qui dort dans un placard depuis 50 ans, si je me dis "il faut que je le vire, je suis adulte et j'ai honte de garder des trucs comme ça, si jamais ma nana tombe dessus, que va-t-elle penser etc...", ben si je le vire, quelque part j'aurai des moments de regrets, j'ai fait une connerie etc... parce que je l'ai viré pour de mauvaises raisons, pour fuir un truc, pour refuser que j'ai été enfant, parce que je suis inquiet de ce que les autres peuvent penser de moi etc...
Par contre si je me dis que je le laisse partir parce qu'il a fait son temps, parce que je n'en ai plus besoin, je l'aime mais je fais de la place, il me reste un joli souvenir, ben là c'est complètement différent... Et il s'en va en paix.

Je ne sais pas si mon exemple est clair et approprié :)
#1317363
etpourtant a écrit : 12 juin 2020, 09:48
il faut partir pour les bonnes raisons, pas pour fuir quelque chose parce que ce quelque chose est en toi et qu'il partira avec toi.
Bonjour, cette remarque est ô combien pertinente !

Et cela concerne tous les événements de notre vie, y compris ce que l'on doit laisser partir. Mon ourson bleu qui dort dans un placard depuis 50 ans, si je me dis "il faut que je le vire, je suis adulte et j'ai honte de garder des trucs comme ça, si jamais ma nana tombe dessus, que va-t-elle penser etc...", ben si je le vire, quelque part j'aurai des moments de regrets, j'ai fait une connerie etc... parce que je l'ai viré pour de mauvaises raisons, pour fuir un truc, pour refuser que j'ai été enfant, parce que je suis inquiet de ce que les autres peuvent penser de moi etc...
Par contre si je me dis que je le laisse partir parce qu'il a fait son temps, parce que je n'en ai plus besoin, je l'aime mais je fais de la place, il me reste un joli souvenir, ben là c'est complètement différent... Et il s'en va en paix.

Je ne sais pas si mon exemple est clair et approprié :)
Coucou !

Haha j'avoue que j'ai du mal à voir au-delà de la métaphore car j'ai effectivement un vieux doudou dans mes placards depuis 15 ans... Quand je te relis j'ai un truc qui me titille quelque part, je n'arrive pas à mettre le doigt ou des mots dessus, mais je sais que ça a à voir avec le fait que j'arrive pas à lâcher plein de trucs. Ma psy me dit que la peur est une béquille pour ne citer que cela...

Bisous
  • 1
  • 45
  • 46
  • 47
  • 48
  • 49