Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Si le coeur vous en dit, racontez-nous votre histoire en détails
Janysse
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Janysse » 26 juil. 2017, 18:25

Coucou toi !

Super pour les nouvelles, merci de repasser :)

Comme Paige je ne suis pas étonnée, mais je suis contente de voir que ça t'a quand même aidée à décrocher de ton ex et passer à autre chose ! Maintenant tu es prête à replonger dans la vraie vie ^^

En revanche il ne sert à rien de commencer à se demander si cette rencontre que tu as faite pourrait déboucher sur un truc sérieux ou quoi, ni s'il correspond à ton idéal physique ou social. Tant qu'il te plaît, et que c'est quelqu'un de bien, vis ton truc à fond. Car oui éventuellement tu reviendras en mode panique, et c'est ok, mais d'ici là passe de jolis moments :)

Mille bisous


Endlessly
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Endlessly » 31 juil. 2017, 04:15

Hello ici,

Merci pour vos retours :)

Le coup des critères, c'était une petite blague par rapport à ce que j'avais écrit dans mes posts précédents... Hormis l'âge, ça me tracasse pas. Et encore, maintenant j'essaie de comprendre pourquoi ça me gêne (ou gênait) tant que ça. Et je crois que c'est le regard des autres, en fait. Et c'est très bête, au fond.

Sinon, je rentre d'un week-end un peu hors du temps. Je veille en me repassant le film de ces dernières soirées, j'essaie de réaliser... Et je relis vos messages. Lys me dit de ne pas me poser 1000 questions et de vivre l'instant présent. Je le sais, mais... J'ai tellement peur.

J'ai donc passé plus de temps avec cette "nouvelle personne" et c'était tellement bien. Tellement apaisant. J'ai aussi envie de dire "tellement naturel". Mais en fait non, pas pour tout, parce que je me sens maladroite. Et j'ai peur : peur de mal parler, peur d'être chiante, peur d'être collante, peur d'être envahissante, peur d'être "trop" ou "pas assez". Et bien sûr, j'ai peur de m'attacher, parce que je sais que ça va très vite. J'ai peur de "donner" et de me retrouver démunie... Encore.

Et j'ai peur aussi que cela signifie qu'il est trop tôt pour commencer quelque chose. Et pourtant, j'ai cette partie de moi qui me dit "vas-y, continue, tu verras bien". Bref, je ne suis pas triste là tout de suite, mais je suis confuse.

Des bises 😘

Florent92
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Florent92 » 07 août 2017, 01:13

Cet état d'esprit est géniale, tu ne sais pas.. mais tu recommences à croire "aux papillons". Tu as peur parce que tu en connais l'un des chemins, de la où ils peuvent te conduire, mais il y' en a beaucoup d'autres que tu ne connais pas et tu le sais :)

Un peu une vision enfantine, mais je pense que tout le monde peut le comprendre, c'est un autre chemin qui t'ait inconnu, profites en et reste toi meme (vu que tu t'es retrouvée)...c'est tout ;)

Endlessly
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Endlessly » 14 août 2017, 06:39

Hello ici,

Merci Florent pour ton intervention. Tu as raison, mais ça me ramène à une espèce de question existentielle sur le pourquoi du comment on y retourne toujours, malgré la douleur qu'on a pu ressentir. Enfin, je pense que j'ai atteint le maximum avec cette "plus belle histoire".

J'suis un peu perturbée, là. Je crois que je vais partager l'ultime épisode concernant mon ex. Je ne sais pas si ça vaut réellement le coup d'en parler, à moins que ce soit pour clore le chapitre une fois pour toutes.

Ce week-end, je bossais à un évent et il était possible que mon ex y soit (ça avait été évoqué pendant notre dernière conversation de vive-voix). Dieu merci, j'étais loin de l'état de la dernière fois, mais j'avais quand même cette once d'appréhension dans un coin de la tête à l'idée de tomber dessus. Une fois sur place, l'ambiance est au top, je cours partout et j'oublie carrément... Jusqu'à ce qu'effectivement, je finisse par le voir pendant une pause. On était à plusieurs mètres, mais nos regards se sont croisés. Demi sourire gêné de ma part, je m'apprête à lui faire un signe de la main... Et j'installe un suspens de fous pour révéler qu'il m'a impérialement niée en regardant ses pieds !

Je crois que j'ai viré au transparent. J'ai ramassé ma mâchoire et suis retournée bosser. Incroyable !
Je crois qu'il n'y a plus rien à dire. Je ne sais même plus quoi écrire là... C'est un mélange confus de sentiments et je crois que j'ai pas envie de prendre le temps de les "analyser".

Le nouveau chapitre est de toute façon ouvert et je m'y sens bien. Avec seulement deux semaines de plus, je suis toujours maladroite et effrayée, mais on apprend à se connaître et c'est agréable ☺

Des bises 😘

Endlessly
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Endlessly » 10 sept. 2017, 01:17

Mon ex a disparu, il n'existe plus.
Mon "nouveau copain" et moi, on s'affiche pas, c'est comme ça.
Seulement, il préfère passer une fin de soirée à se faire draguer par une fille qu'il va finir par remballer... Plutôt que de passer un peu de temps avec moi, pcq on est en public.

Qu'est-ce que j'ai fait ?
Qu'est-ce qui va pas chez moi ?
Qu'est-ce qui fait que je peux pas être une priorité, qqun d'important pour qqun au moins une fois, juste une fois ?

Je me déteste tellement, je suis tellement mal dans ma peau... Je n'en peux plus, vraiment.

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-Kalinka-
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par -Kalinka- » 10 sept. 2017, 03:49

End', bonsoir,


Désolée de te lire si triste...


[" Mon ex a disparu, il n'existe plus. "]

Tu as avancé, à ce sujet-là, tu vois...


[" Mon "nouveau copain" et moi, on s'affiche pas, c'est comme ça. "]

D'un commun accord ?


[" Seulement, il préfère passer une fin de soirée à se faire draguer par une fille qu'il va finir par remballer... Plutôt que de passer un peu de temps avec moi, pcq on est en public. "]

Est-il vraiment entré dans le jeu de séduction ?

Lui as-tu fait part de ton malaise ?

Parce qu'on pourrait se dire la chose suivante : "Il l'a remballée, au final... C'est peut-être l'essentiel...". Mais non ; pas selon toi, en tout cas. Son comportement t'affecte, et cette donnée (limites personnelles) est très importante. Alors, il serait probablement de bon ton que tu aies une petite conversation avec lui.


[" Qu'est-ce que j'ai fait ?Qu'est-ce qui va pas chez moi ?Qu'est-ce qui fait que je peux pas être une priorité, qqun d'important pour qqun au moins une fois, juste une fois ? "]

Tu n'as rien fait de spécial, en l'espèce, End'...

Si un homme préfère se faire draguer par une autre fille plutôt que de passer du temps avec toi, ce n'est pas forcément de ta faute ; cela ne signifie pas nécessairement que quelque chose cloche chez toi. C'est son problème, si je puis le dire ainsi ; enfin, ce sont ses priorités/envies/etc.

Par contre, si son attitude te blesse et ne te convient donc pas, tu peux en tirer les conclusions adéquates.
Lui en parler, d'abord, si le coeur t'en dit ; puis, prendre les mesures qui s'imposent en cas de récidive (i.e. : s'il persiste et signe dans cette voie, en sachant pertinemment que cela te blesse... = "Tes ressentis, je n'en ai cure... Ainsi, tu peux constater à quel point je t'aime...".).

Admettons qu'un homme te considère comme une option.
Si de ton côté, tu fais de toi et de ton bien-être une priorité, tu te diras : "Je ne souhaite pas être traitée de la sorte. Dont acte. Je sors de cette relation qui ne me convient guère.".

À toi de voir si telle ou telle situation/relation te convient (à toi), en somme.

Sa façon de t'aimer peut ne pas te convenir du tout...

Petite question : T'accordes-tu de l'importance ? Autrement dit, es-tu importante pour toi ?


["Je me déteste tellement, je suis tellement mal dans ma peau..."]

Là, c'est entre toi et toi que ça se passe, puce... Si tu ne te sens pas bien dans tes baskets, il va falloir que tu travailles là-dessus (en priorité) - avec l'aide d'un professionnel, si besoin est. Sinon, chaque nouvelle déception conjugale te mettra dans des états pas possibles... Parce que ton mal-être personnel amplifie tout (ton chagrin, notamment). Si tu étais un tant soit peu heureuse toute seule, ces événements ne prendraient sans doute pas de telles proportions.
Encore une fois, autrui ne te sauvera pas de toi-même, End'. Si ce n'est pas toi, qui résoudra tes problèmes ? (Personne.) ... Tu auras beau te fuir, tu te retrouveras toujours face à toi-même, à un moment donné. Alors, si tu ne te supportes pas, ces face-à-face seront toujours très durs à vivre...


Courage, End'.

Prends soin de toi.

:bisou:

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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Endlessly » 10 sept. 2017, 04:35

Merci Kalinka de réagir malgré l'heure...

Oui, j'ai avancé sur mon ex... Mais je lui en veux tellement. Je vis l'avancement comme une obligation. Enfin, c'en est une, pour ma survie... Mais j'ai tellement de regrets et cette sensation atroce d'avoir perdu tellement de temps. Je continue d'en parler avec ma psy...

Pour ma nouvelle relation, je mens. Je me mens, je lui mens, je mens à ma psy. On pourrait même dire que je mens à ma famille... Mais les concernant, c'est juste parce que je n'ai pas envie de les impliquer. Ils savent que je vois quelqu'un, point.

Il n'a aucune idée d'où je sors, du pourquoi, du comment. D'où le fait que je me sente menteuse. Et si on ne s'affiche pas, c'est parce que je ne veux pas l'embêter, je ne veux plus être la casse-bonbons de service. Mais là, j'ai l'impression qu'il a abusé de mon effacement... J'aurais dû tout raconter, aussi.

Mais non, je n'avais pas l'impression qu'il répondait à ses avances, mais elle restait et moi j'étais en retrait, à attendre qu'il se rappelle que j'existe. Au bout d'une heure, j'en ai eu assez, j'ai montré que j'existais... Elle a dégagé. Il a ri, mais m'a un peu fait la morale en disant qu'il devait gérer ça seul et blablabla, que j'avais été un peu immature, parce qu'il l'aurait remballée de toute manière si elle avait tenté autre chose. Et j'ai commencé à me sentir mal, terriblement mal... Et depuis lors, je pleure. Je me demande pourquoi... Je crains qu'on ne se revoit plus...

Pourquoi je mens ? J'ai rencontré ce gars complètement par hasard et on a commencé à se voir pour des raisons un peu... Hm. Et j'étais partie dans l'idée que ça resterait comme ça. Sauf qu'au bout de quelques rdv, c'est lui qui a changé de comportement... -_- Et j'ai pas pu continuer à faire la sans coeur... Je suis encore fort distante avec lui mais intérieurement, mon dieu... Et je crois que j'ai payé cette fausse indifférence aujourd'hui... Globalement, j'me suis encore faite prendre à mon propre jeu.

Si je mens à ma psy, c'est parce que je ne lui ai pas donné ces détails, du pq on a commencé à se voir. Je lui ai juste dit avoir rencontré qqqun et que ça se passait bien. Là, je suis en train de lui écrire la vraie version. Je la lui laisserai après ma séance de vendredi. J'oserai jamais lui dire, je crois.

Ton dernier paragraphe m'a fait d'autant plus pleurer qu'il est vrai. Personne ne peut me sauver de moi-même et je sais que j'ai énormément de travail à faire pcq je me déteste toujours autant (jamais assez jolie, mince, intelligente, performante, j'en exige toujours plus de moi-même). J'essaie de faire les choses une par une, mais c'est long, je voudrais que tout change en même temps... Ca me fatigue.

Merci beaucoup Kalinka, vraiment.

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-Kalinka-
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par -Kalinka- » 11 sept. 2017, 03:07

Bonsoir End',


[" Et si on ne s'affiche pas, c'est parce que je ne veux pas l'embêter, je ne veux plus être la casse-bonbons de service. "]

Si je comprends bien, tu as peur qu'il te trouve trop chiante...

Mais il vaut mieux éviter de tout confondre...
Tu peux parfaitement exprimer tes envies/désirs/limites... C'est même important, à mon avis... Parce que si tu les bâillonnes, tu ne te sentiras pas bien...

Vouloir officialiser une relation ne signifie pas être "casse-bonbon", selon moi...


["Au bout d'une heure, j'en ai eu assez, j'ai montré que j'existais..."]

J'allais justement te poser la question... (Combien de temps as-tu attendu ? Es-tu intervenue ?)


["Il a ri, mais m'a un peu fait la morale en disant qu'il devait gérer ça seul et blablabla, que j'avais été un peu immature"]

Personnellement, je ne trouve pas que le fait d'aller rejoindre son copain soit forcément immature...

Au bout d'1 heure (1 heure pour remballer quelqu'un, c'est long, quand même...), il est tout à fait compréhensible que tu souhaites le retrouver. Tu n'allais pas passer tout le reste de ta soirée toute seule, tout de même...

En outre, avoir une conversation avec son compagnon... et faire un scandale/une crise en public... sont deux choses différentes. (Je ne vois pas ce qu'il y a d'immature dans le premier cas de figure...).

Tu ne leur as pas sauté dessus, si je ne m'abuse...
Tu souhaitais juste retrouver ton chéri.

Sincèrement, je ne vois pas où est le mal... Dans le fait de l'avoir interrompu et d'avoir écourté le moment passé avec l'autre fille ? Bah zut, si sa copine le dérange, alors...

Qu'aurait-il fallu faire ?
Attendre (patiemment, dans ton coin, avec une bonne dose de pop-corn) la fin de leur conversation ? Tu as le droit d'aller parler à ton copain, quand même...
Partir ? Il aurait également trouvé cette attitude immature, à mon avis... (Certains font le choix de partir pour ne pas se mettre en colère, justement... Le "quitté" dira : "C'est immature, tu aurais pu m'en parler au lieu de t'en aller...". Certes. Sauf qu'à l'instant T, tu - générique - te serais énervé - comportement immature, pour certains ; alors, tu as préféré te retirer. Plutôt mûr/sage, quelque part...

Tout ça pour te dire, End', qu'un même comportement peut être interprété de plusieurs façons, et que toute attitude est susceptible d'être critiquée - dans un sens comme dans l'autre.)

Bon, quoi qu'il en soit, tu as fait comme tu as pu (à l'instant T) ...


["Je crains qu'on ne se revoit plus..."]

S'il t'apprécie vraiment, il ne coupera pas les ponts à cause de ça, End'.


[" Et j'ai pas pu continuer à faire la sans coeur... "]

Normal, tu ne l'es pas...


[" Et je crois que j'ai payé cette fausse indifférence aujourd'hui... Globalement, j'me suis encore faite prendre à mon propre jeu. "]

Je pense aussi...

Tu sais, je crois qu'on ne gagne pas grand-chose à jouer l'indifférence...

Déjà, c'est fatigant, parce que ce n'est pas naturel...
Ensuite, si un homme est attiré par ton indifférence apparente, cela signifie qu'il ne t'apprécie pas pour ce que tu es réellement. Aussi, lorsque ton naturel (qui revient souvent au galop) reprendra le dessus, l'homme en question sera probablement déçu ("tromperie sur la marchandise", si je puis l'exprimer ainsi).
Puis, lorsque tu joues l'indifférence, tu n'es pas épanouie, parce que ce n'est pas toi...
Finalement, cela te rend malheureuse...

Ce faisant, il vaut mieux se montrer tel que l'on est. Autrui nous aimera ou ne nous aimera pas, mais on sera resté fidèle à soi-même, au moins. (Dans tous les cas, on plaît ou on ne plaît pas, de toute façon ; on ne peut pas plaire à tout le monde.)

Selon moi, une personne attirée par la froideur et l'indifférence ne convient pas à quelqu'un qui ne fonctionne pas comme ça.
Alors, quel intérêt il y a-t-il à se faire passer pour ce qu'on n'est pas (dans le but de plaire à une personne qui ne nous convient apparemment pas - puisque attirée par ce qu'on n'est pas) ? ...
Autant être fixé dès le départ...


[" Si je mens à ma psy, c'est parce que je ne lui ai pas donné ces détails, du pq on a commencé à se voir. Je lui ai juste dit avoir rencontré qqqun et que ça se passait bien. "]

Si tu lui avais expliqué le pourquoi du comment vous avez commencé à vous voir, cela aurait-il vraiment changé quelque chose, à ce moment-là ?

Je veux dire... Tu as dit à ta psy. que tu avais rencontré quelqu'un, et que votre relation se passait bien, ... ce qui était vrai. Après, l'information "Initialement, on se voyait uniquement pour du sexe" (le "Hm", c'est bien ça ?) n'était peut-être pas forcément "utile" à l'instant T. Ça se passait bien, et c'était l'essentiel, si je puis le dire ainsi...


[" Là, je suis en train de lui écrire la vraie version. Je la lui laisserai après ma séance de vendredi. J'oserai jamais lui dire, je crois. "]

Si tu préfères lui écrire, procède ainsi ; fais vraiment comme tu le sens.

En tout cas, je ne pense pas que cette information la choquera, End'. C'est "commun", si je puis le dire ainsi.


[" je me déteste toujours autant (jamais assez jolie, mince, intelligente, performante, j'en exige toujours plus de moi-même). "]

La perfection n'existe pas, je ne te l'apprends pas...
(Quant au culte de la performance, c'est un véritable fléau...)

Tu sais, quand je te lis, j'en perçois, des qualités, de mon côté...
Tu n'as pas l'air bête du tout. Tu m'as l'air sensible (tu peux en faire une force, tu sais). Sympathique, également. Ton univers a l'air intéressant, etc.
Je t'assure que tu en as, des qualités ; tu n'es pas une boule de défauts.

Pourquoi en exiger toujours plus ? (Le mieux est parfois l'ennemi du bien...) Pour plaire à autrui ?
Apprends à te plaire à toi-même, cela te sera bien plus bénéfique, à n'en pas douter. (Pour ce qui est d'autrui, il trouvera toujours quelque chose à redire, quoi que tu fasses...)

Sois un peu plus douce avec toi-même, End'... (Plus facile à dire qu'à faire, j'en conviens ; mais tu peux travailler là-dessus.)


[" J'essaie de faire les choses une par une, mais c'est long, je voudrais que tout change en même temps... Ca me fatigue. "]

Je comprends ; mais il est vrai que certaines choses nécessitent un travail de fond, sur le long terme...

N'oublie pas les objectifs accomplis à court terme. Tu peux te féliciter, pour ça ; c'est déjà bien. Tout n'est pas noir.

À chaque jour suffit sa peine, End'... Essaye (autant que faire se peut) de ne pas te terroriser à propos de l'avenir.


Je t'embrasse.

Endlessly
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Endlessly » 13 sept. 2017, 03:53

Bonsoir Kalinka,

Je n'ai pas réagi de suite, parce que ton message m'a amenée à réfléchir.
Depuis dimanche, je me suis calmée aussi.

Il est revenu vers moi le lendemain, mais j'étais toujours fâchée et "en crise".
A dire vrai, y'a qu'aujourd'hui que je me sens plus détendue. Bref, il a reparlé de la soirée comme si de rien n'était, n'a pas mentionné "l'incident". Je suis restée vague dans mes réponses, je ne voulais pas en reparler.

Concernant le "non affichage", je dois admettre que c'est un peu de ma "faute". Tout ça résulte principalement d'un manque de communication entre nous. Notre relation me semblait claire au départ, mais il brouille les pistes par la façon dont il se comporte avec moi. Après, quand on est en situation sociale, là je suis perdue, je ne sais pas comment me comporter... C'est très difficile à écrire, mais je crains un peu le regard des autres, car on m'a toujours vue au bras de la même personne pendant six ans et comme c'est un petit milieu, les gens ouvrent vite leur grande bouche. D'autre part, comme on n'en a pas parlé et que je m'efface automatiquement, je ne sais pas ce que lui en pense, mais comme il n'a pas l'air de s'en plaindre, je suppose que ça lui convient... Donc si je me transforme en Pritt du jour au lendemain, je crains qu'il me trouve chiante.

En fait, ça ne me gêne pas qu'on ne s'affiche pas outre mesure (c'est pas ce que j'ai écrit l'autre jour, je m'en rends compte), mais je ne veux pas que ce soit un prétexte pour faire des conneries sous mon nez. Et pour revenir sur l'incident de samedi, je n'ai pas fait de scandale, je n'ai même pas parlé, en fait. Je suis juste allée l'embrasser. Même si intérieurement, j'étais super remontée, je ne l'ai pas montré, mais quand il m'a fait son blabla, là j'ai eu un espèce de flashback où j'ai réentendu les reproches que des ex m'avaient fait : "tu es chiante", "tu es jalouse", "tu es excessive, "tu exagères tout le temps", "t'es parano", "t'es une gamine",... Et là je me suis complètement fermée, j'ai baissé la tête et j'ai plus rien dit, à part peut-être marmonné un "désolée". Car c'est ce que j'ai ressenti sur le moment... Mais après réflexion, j'étais tout à fait en droit de réagir et ç'aurait pu être bien pire.

Pour le côté "être soi-même", ça se met en place, je me sens à l'aise avec lui, donc je ne pense pas lui montrer un fausse image de moi. Hormis si on considère que j'ai mis de côté mon côté "fleur bleue" et "passionnée". Aussi, je ne souhaite pas lui parler de moi, mon "passé" etc. Et quand je dis que je faisais l'indifférente, c'est-à-dire que je n'allais jamais chercher son affection ou son attention par moi-même, j'essaie de ne pas trop lui montrer qu'il me plait plus que prévu.

Et du coup, je me demande pourquoi (tiens, y'avait longtemps !). Pourquoi subitement je me mets à criser, pourquoi j'ai pas envie qu'on arrête de se voir, pourquoi il me plait bien finalement... Et je me demande pourquoi je suis incapable de rester distante. Je ne trouve pas que ce soit une qualité, personnellement, parce que, même en amitié, ça me joue des tours. Mais je ne sais pas doser l'affection que je porte aux gens et je m'attache super vite. Ma psy a compris ça bien avant moi, donc si je lui explique (et je vais le faire, je dois), je crains qu'elle ne voit pas ça d'un très bon oeil. Enfin, avec ce qui vient de se passer, je ne vois pas ça très bien non plus.

Merci de penser ça, Kalinka... Je me trouve ennuyeuse. Déjà parce que je me prends la tête tout le temps pour des tas de choses, donc je me fatigue moi-même. Puis, en société, j'ai pas grand-chose à dire s'il ne s'agit pas de musique ou, à la limite, de films, de séries ou de bouquins...

Je ne sais pas d'où vient cette obsession du toujours plus, mais j'ai besoin de me dépasser sans cesse. J'avais plus ou moins canalisé ça grâce à ma psy, mais depuis quelques semaines ma confiance en moi est retombée. Principalement à cause de personnes de ma famille et un peu mes parents. Puis, côté "physique", j'ai repris du poids parce que j'ai un peu trop profité de la vie durant les mois où j'allais vraiment mieux. Et maintenant que je suis un peu en bad, je le vis pas très bien.

Enfin, ça fait de nouveau beaucoup de blabla, alors que je ne veux plus récupérer mon ex... Je trouve ça ironique, un peu.

Merci beaucoup pour ton soutien, Kalinka.
Bises.

Janysse
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Janysse » 13 sept. 2017, 08:18

Salut Endlessly !
Endlessly a écrit :
13 sept. 2017, 03:53
Enfin, ça fait de nouveau beaucoup de blabla, alors que je ne veux plus récupérer mon ex... Je trouve ça ironique, un peu.
Ca fait plus de deux ans et demi que je ne suis plus avec mon ex, on se voit de temps en temps pour boire un verre mais on n'a plus rien à se dire, plus aucune attirance physique, rien. Je m'en fous en fait. Pourtant je suis toujours là ! L'ex n'est que la partie émergée de l'iceberg :)

Il me semble que tu t'attaches beaucoup à ce que les autres vont penser de toi. Qu'est-ce qu'ils vont dire maintenant que Machin m'a quittée ? Qu'est-ce qu'ils vont dire maintenant que j'ai quelqu'un d'autre ? Qu'est-ce qu'ils vont penser si je ne sais parler que de musique ? Peut-être qu'en commençant par ça tu t'épargneras bien des cheveux blancs pour commencer. Tu crois que ton ex s'est torturé l'esprit comme ça en rencontrant sa nouvelle copine ou en te quittant ? C'est toi qui vis ta vie, pas les autres il me semble. Tu ne sais rien d'autre en dehors de la musique ? D'une part c'est que ce toi tu crois, je suis sûre que tu es tout à fait capable de parler d'autres choses. Et si ces autres choses te déstabilisent, où est le problème ? On ne peut pas tout savoir, c'est une occasion d'en apprendre plus. Moi j'y connais rien en cinéma, ça n'est pas dans mon éducation. Vraiment, je n'y connais rien du tout et je m'en fous, du coup ce sont les autres qui m'en parlent, en retour je leur parle des choses que je connais. C'est juste une histoire d'échange. Tout le monde ne connaît pas tout en tout, heureusement on s'emmerderait sinon !

Concernant ton copain, je me trompe peut-être, mais j'aurais tendance à dire que tu n'es pas spécialement chiante ou lui pas spécialement hors des clous, que vous vous êtes mal compris. Est-ce que vous avez parlé de ce non-affichage ensemble, vous êtes tombés d'accord là-dessus, ou bien cela s'est fait de façon tacite au fil des sorties ? Si tu ne veux pas t'afficher, que tu feins la distance, que tu fais l'indifférente qui ne se laisse pas atteindre, effectivement la moindre réaction qui n'est pas dans ces codes-là pourra paraître excessive (par rapport à ta distance affichée hein, pas en soi, en soi j'en sais rien je maîtrise pas du tout les codes du couple). Concrètement, si vous avez "établi" (formellement ou tacitement) que vous ne vous affichez pas (êtes-vous d'accord sur ce que ça veut dire exactement ?) et que vous gardez vos distances, si tu manifestes de la jalousie ou un besoin d'attention, tu es hors accord. Il se dit peut-être "Mais je croyais que ça ne la dérangeait pas, c'est elle qui a voulu qu'on ne s'affiche pas, pourquoi elle vient m'embrouiller là maintenant ?". Ca n'est pas cohérent.

Donc, je te suggèrerais de lui en parler, s'il te plaît vraiment beaucoup, si tu ne veux plus faire semblant d'être distante, tu lui en parles. Sinon la situation pourrait rapidement pourrir. Et si toi tu lui plais autant t'inquiète tout se passera bien. Sinon, si ça le gonfle et que tu ne lui plais pas tant que ça au moins tu le sauras maintenant et pourras agir en conséquence, plutôt que de continuer à faire semblant et souffrir pendant des mois.

Tu as survécu à une rupture après 6 ans d'histoire d'amour, tu as le droit de te dire que t'es une warrior ! Pour le reste personne ne s'en sort sans laisser des plumes, mais ça fait moins d'un an et tu n'es pas là à te traîner par terre en pleurant après ton ex, tu as avancé et rencontré quelqu'un d'autre. Pour moi c'est super positif, tu peux être fière de toi pour ça :)

Bisous

Paige
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Paige » 13 sept. 2017, 08:55

Bonjour à tous

franchement, je résumerai tout ça en disant "pouahhh quelle galère encore!!"

on semble oublier que le premier principe d'une histoire d'amour et d'amitié, c'est le PLAISIR !!!!

et certains d'entre nous semblent être convaincus qu'il ne peut pas y avoir plaisir s'il n'y a pas prise de tête, douleur, etc... :( :( mais non, bon sang de bois, non !!

si une relation n'est pas SIMPLE au début, elle ne le sera JAMAIS. Une relation ne va qu'en se complexifiant pas en se facilitant !!

alors de deux choses l'une

1°) soit c'est NOUS qui sommes incapables de prendre du plaisir "simplement": on est du genre à regarder un beau feu d'artifice en pensant à la fusée qui va tomber sur le chêne d'à côté, qui va brûler, engendrer un mouvement de foule qui va tous nous piétiner (c'est mon genre par exemple) et alors il faut une bonne psychothérapie pour comprendre que notre mode de pensée n'est pas un "genre", une "hypersensibilité", mais bien une névrose, une "maladie" dont il faut se soigner

2°) soit la personne (amour ou amitié) sur laquelle on a porté notre dévolue est tordue, et il faut savoir arrêter les frais

mais pardon pour ma sincérité mais quand je lis "je voulais qu'on se cache (déjà WTF...passés 15 ans, je ne vois pas trop l'intérêt, donc déjà pour moi là, ça dénote un souci. A régler et non à cacher), puis non, mais lui il a dragué d'autres filles (WTF aussi...caché ou pas, si on est en couple on drague pas ailleurs), il a fait comme si non, puis moi ça m'a embêté, mais pas vraiment ,j'hésite, on se parle pas, on devrait, mais quand, où,...."

je vois juste le 10ème étage duquel tu es en train de tomber. Et ça va mettre le temps que ça va mettre pour que tu atteignes le sol mais je ne vois pas comment il peut sortir une histoire chouette d'un tel magma.

Commence par agir sur toi: cesse de te cacher derrière de faux artifices: la distance, se cacher, faire comme ci...non seulement c'est immature, mais en plus, comme tu le constates ça ne sert à RIEN.

Je peux serrer les dents quand on me fait une piqûre, ça me fait mal qd même
je peux ne pas crier "miaaaaaaam" quand je mange des frites, j'adore ça quand même

Sois sincère et sobre.

Mais je pense qu'au fond de toi, tu ne l'es pas, car tu "sais" que lui ne va pas te répondre sur du sérieux. Voilà mon idée: que vous êtes partis sur un truc léger, qui LUI convient, et toi ça ne te convient plus, mais tu fais "comme si" ça te convenait, parce que si tu lui dis que ça ne te convient pas, il va partir.

Ben oui, sûrement. Mais il partira de toutes les façons si c'est le cas. Mieux vaut maintenant que quand tu auras investi encore plus...

Courage

Florent92
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Florent92 » 14 sept. 2017, 01:01

Si je peux mitiger un peu, tu as des blessures encore ouvertes qui te font toujours mal, c'est normal. Tu ne peux chercher à remédier ton manque de confiance envers les autres...dans les autres...tant que tu ne te sentiras pas à l'aise avec toi meme, en toute circonstance, ou presque (parce qu'on est humain quand meme ;) ) et bien ca restera compliqué, mais tu peux l'accepter, preuve de maturité consciente. C'est ce que je lis de toi.

Ce que tu tentes de faire, ce que tu veux je pense en fin de compte, meme si c'est encore maladroit...C'est qu'on se rende compte qu'en effet tu es de ce milieu mais d'une facon passionnée "différente" et réelle que tu en as besoin pour vivre et que ce milieu te fait vivre aussi, mais tu es loin de n'etre que cela, par force de contrainte pro ou de social trop ciblé tu peux t'en persuader, alors que tu restes une romantique un peu arrachée ou écorchée, animée et vivante. Tu le vis mais tu ne t'en rends pas compte...tu es aussi une face multiple, pleins d'aspérités et pourtant si lisse quand tu le veux... ;)

Creuse toi un peu, laisse de la place, qui veut s'y accrocher le fera, reprends ton propre rythme, ne le laisse plus t'échapper.

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-Kalinka-
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par -Kalinka- » 15 sept. 2017, 03:06

Bonsoir End’,


[« comme on n'en a pas parlé et que je m'efface automatiquement, je ne sais pas ce que lui en pense, mais comme il n'a pas l'air de s'en plaindre, je suppose que ça lui convient... Donc si je me transforme en Pritt du jour au lendemain, je crains qu'il me trouve chiante. »]

Pourquoi t’effaces-tu automatiquement ? Par peur du rejet ? Par peur de souffrir par la suite ?

« Pritt », la marque d’une colle ?

Il ne s’agit pas de te transformer en pot de colle, End’… Entre l’effacement et l’envahissement, il y a un tas d’autres choses… Le simple fait d’exprimer (et non « imposer ») ses envies/désirs/limites, par exemple. Le souci, lorsqu’on bâillonne ses émotions, c’est que l’on se transforme en cocotte-minute…

Avoir une discussion posée avec ton compagnon te permettrait d’être fixée à propos d’un certain nombre de choses ; cela éviterait les suppositions et quelques malentendus…


[« j'ai réentendu les reproches que des ex m'avaient fait : "tu es chiante", "tu es jalouse", "tu es excessive, "tu exagères tout le temps", "t'es parano", "t'es une gamine",... »]

Le problème réside dans les extrêmes…

Le fait d’éprouver une pointe de jalousie lorsque ton compagnon te délaisse pour aller discuter (pendant 1 heure) avec une femme qui a actionné le mode *séduction*, ou lorsque son partenaire drague d’autres femmes, est tout à fait compréhensible… (D’ailleurs, l’on constate parfois que certains « paranos » avaient raison de douter…)
C’est la jalousie maladive, qui est vraiment problématique (infiltrer et tracer le téléphone de son partenaire, avoir un brusque accès de colère dès que son partenaire s’adresse à une personne de l’autre sexe, etc.) …
Dans tous les cas, mieux vaut éviter les individus qui exacerbent tes failles… (Quelqu’un qui a besoin de sécurité/stabilité/etc. souffrira aux côtés d’une personne instable/volage/etc.)

En l’espèce, étant donné que tes anciens partenaires t’ont reproché un certain nombre de choses, tu as tendance à te diriger vers l’autre extrême, à savoir l’effacement… Par peur du rejet (?) …


[« j'ai baissé la tête et j'ai plus rien dit, à part peut-être marmonné un "désolée". »]

Cette posture en dit long, je trouve…


[« Et je me demande pourquoi je suis incapable de rester distante. »]

Lorsque j’évoquais le fait de jouer la carte de l’indifférence, je pensais notamment à cela…

Pourquoi faudrait-il rester distante ?

Si le cœur t’en dit, tu peux parfaitement être proche … sans être collante pour autant… Si le cœur t’en dit, tu peux très bien prendre l’initiative (et non pas : attendre qu’il daigne faire un pas vers toi) qui consiste à faire un pas vers ton partenaire … sans te mettre complètement à nu… Question de dosage (qui te pose problème, apparemment), encore une fois…


[« j'ai pas grand-chose à dire s'il ne s'agit pas de musique ou, à la limite, de films, de séries ou de bouquins... »]

C’est déjà bien, End’… (On peut passer des heures et des heures à parler d’un seul et même chanteur/acteur/auteur…) Et puis, je suis sûre que tu parviendrais à tenir une conversation relative à un autre sujet (les tomates, par exemple) …


[« ma confiance en moi »]

De toute façon, je pense que c’est le principal souci… Beaucoup de choses découlent du manque de confiance en soi…


[« Enfin, ça fait de nouveau beaucoup de blabla, alors que je ne veux plus récupérer mon ex... Je trouve ça ironique, un peu. »]

Disons plutôt que c’est assez révélateur… Les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets… Je pense notamment à ton mal-être personnel, en l’espèce. Cf. « Si tu étais un tant soit peu heureuse toute seule, ces événements ne prendraient sans doute pas de telles proportions. ».

Je crois que tu avais dit avoir peur de la solitude… Si l’on regarde les choses d’un peu plus près, l’on peut d’ailleurs constater que tu cesses de te focaliser sur ton ex lorsque tu rencontres un autre homme… Le souci, c’est que tu n’as pas vraiment réglé tes problèmes personnels, entre-temps… Par conséquent, les mêmes causes produisent les mêmes effets… (Tu te rappelles… La relation que tu entretenais avec l’homme rencontré sur le Net te turlupinait beaucoup, également…) Alors, je ne dis pas qu’il faudrait rester éternellement célibataire… Mais je pense qu’un partenaire s’apparente davantage à une cerise (de qualité) sur le gâteau…

Du reste, je suis d’accord avec Janysse, lorsqu’elle écrit que « tu t'attaches beaucoup à ce que les autres vont penser de toi », et avec le résumé de Paige : « pouahhh quelle galère encore!! » …

Trop de « compliquitudes » (en matière de relations hommes/femmes) … C’est à n’y plus rien comprendre, parfois…


Bon courage à toi, End’.


P.S. : Pense à t’écouter. Si tu ne te sens vraiment pas bien dans une relation, il vaut mieux que tu arrêtes les frais.

Daenyan
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Daenyan » 15 sept. 2017, 13:31

Je suis tout à fait d'accord avec le message de Kalinka, que je trouve très riche et pertinent. Je ne vais pas en remettre une couche.

Concernant la confiance en toi, c'est un point crucial à travailler. Tu n'auras pas les mêmes réactions devant les situations que tu as décrites.

Daenyan
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Daenyan » 15 sept. 2017, 13:48

Je rajoute une petite citation, dont j'ai fait ma règle d'or :
When you are confident on what you bring at the table, you don't have to chase and beg anyone to seat and eat with you.

Ais confiance en toi et en ta valeur.

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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par -Kalinka- » 18 sept. 2017, 03:06

Je pense à toi... J'espère que tu te sens mieux, End'.


Je t'embrasse.

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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Endlessly » 19 sept. 2017, 03:34

Bonsoir,

Je ne peux que commencer en vous remerciant de vos messages, ça me touche énormément et encore une fois, vous me faites réfléchir, m'aidez à y voir plus clair. Même si je me sens comme un sac de noeuds.

J'ai attendu de voir ma psy pour revenir faire le point. Je ne suis toujours pas très en forme moralement parlant. Pas qu'avec cette histoire. Mais j'ai passé un bon week-end, alors je tâche de me nourrir de l'énergie qu'il m'a procurée pour bien commencer ma semaine et essayer de garder le cap.

Ma psy aussi m'a fait réfléchir. Après lui avoir expliqué l'épisode de la semaine dernière et avoué la nature première de cette relation, on en est venues à reparler du fait d'être soi-même et d'exprimer ses sentiments. Et il ne m'a pas fallu très longtemps après la séance pour me rendre compte que je me sentais à nouveau malheureuse parce que je répétais les mêmes conneries qu'avec mon ex. Des heures à réfléchir, à tout tourner dans tous les sens, à écrire des lignes et des lignes, alors que c'était aussi simple que ça. Et je crois que tu avais mis le doigt dessus aussi, Kalinka.

Elle m'a aussi amenée à réfléchir sur la véritable nature de mes sentiments, alors que je lui répétais continuellement "je l'aime bien". Elle m'a demandé si je ne commençais pas à avoir des "papillons dans le ventre" (je déteste cette expression). Et je n'ai pas su quoi dire... Il n'y a pas "rien", mais il n'y a pas de papillons non plus. Parce que je les chasse, moi, ces débiles de papillons. Sauf que ma réaction démesurée de la semaine passée et le mal-être qui en a découlé, je me dois de m'avouer que je l'aime pas "juste bien".

De votre côté, vous me donnez toutes les clés pour comprendre ce qui ne va pas chez moi : confiance en soi sur la pente descendante, estime de soi douteuse, blessures encore ouvertes, peur du jugement des autres, peur de l'abandon, peur de me montrer authentique, peur, peur, peur...

En fait, cette relation pourrait être beaucoup plus simple si je n'avais pas autant peur et si je ne me posais pas autant de questions. Paige, je suis aussi de celles qui pensent à la fusée qui va déconner en plein feu d'artifice. De son côté, de ce que j'ai décodé, il ne se pose pas de question et visiblement, c'est bénéfique pour le moral.

Puis, j'ai réfléchi aussi à cette lubie de vouloir se cacher. Ça vient de moi. Je suis terriblement bien quand je suis seule avec lui : complètement déconnectée, comme dans une bulle hermétique au monde extérieur, entourée d'affection, sans doute de tendresse. Je ne pense à rien de "parasite", je vis l'instant pleinement. Parfois, je voudrais juste que le temps s'arrête. Je veux garder cet "état de grâce" rien que pour moi. En dehors de cette bulle, tout change... Comme si j'avais plus de chance de garder ça en le tenant secret. Et en l'écrivant, je me rends compte que je ne me l'explique pas et ça n'a pas vraiment de sens. L'histoire de la drague faisant foi, j'imagine...

En gros, je suis encore en plein tri des informations. Vous m'avez aussi rappelé de penser à moi, à m'écouter... Du coup, je repense à ce dont j'ai envie, pas envie... Et je reviens à tout un tas de contradictions. Je suppose que ça veut dire que je ne sais clairement pas ce que je veux. Trop tôt.

Je vais m'arrêter ici pour éviter trop de lourdeur et de répétitions. Merci beaucoup pour vos mots et vos pensées 😘

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-Kalinka-
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par -Kalinka- » 27 sept. 2017, 05:03

Bonjour End’,


[« Mais j'ai passé un bon week-end, alors je tâche de me nourrir de l'énergie qu'il m'a procurée pour bien commencer ma semaine et essayer de garder le cap. »]

Tu as bien raison.


[« alors que c'était aussi simple que ça. »]

On dit souvent cela … lorsqu’on trouve la solution à un problème que l’on n’arrivait pas à résoudre jusqu’alors…

« Tout est difficile avant d’être simple. »


[« En fait, cette relation pourrait être beaucoup plus simple si je n'avais pas autant peur et si je ne me posais pas autant de questions. »]

Disons que tu te prendrais probablement moins la tête…

« Ce n’est pas si simple que ça, d’être simple. »

« Pour être simple, il faut beaucoup apprendre. »

À force de travail, tu parviendras sûrement à relativiser un certain nombre de choses. Par contre, tu ne changeras jamais du tout au tout. C’est également la raison pour laquelle il vaut mieux choisir un partenaire compatible avec sa personnalité.


[« Comme si j'avais plus de chance de garder ça en le tenant secret. »]

Le Grillon

Un pauvre petit grillon
Caché dans l'herbe fleurie
Regardait un papillon
Voltigeant dans la prairie.
L'insecte ailé brillait des plus vives couleurs ;
L'azur, la pourpre et l'or éclataient sur ses ailes ;
Jeune, beau, petit maître, il court de fleurs en fleurs,
Prenant et quittant les plus belles.
Ah! disait le grillon, que son sort et le mien
Sont différents ! Dame nature
Pour lui fit tout, et pour moi rien.
je n'ai point de talent, encor moins de figure.
Nul ne prend garde à moi, l'on m'ignore ici-bas :
Autant vaudrait n'exister pas.
Comme il parlait, dans la prairie
Arrive une troupe d'enfants :
Aussitôt les voilà courants
Après ce papillon dont ils ont tous envie.
Chapeaux, mouchoirs, bonnets, servent à l'attraper ;
L'insecte vainement cherche à leur échapper,
Il devient bientôt leur conquête.
L'un le saisit par l'aile, un autre par le corps ;
Un troisième survient, et le prend par la tête :
Il ne fallait pas tant d'efforts
Pour déchirer la pauvre bête.
Oh! oh! dit le grillon, je ne suis plus fâché ;
Il en coûte trop cher pour briller dans le monde.
Combien je vais aimer ma retraite profonde !
Pour vivre heureux, vivons caché.

Jean-Pierre Claris de Florian


Pour vivre heureux, vivons cachés ?

Cela constituerait un beau sujet de dissertation (réseaux sociaux, vie politique, etc.) …

Secret et transparence ont tous deux des avantages, inconvénients, et limites. Finalement, on en arrive toujours à la question de l’équilibre, selon moi.

Pour ce qui est du couple, je pense qu’il vaut mieux que les deux partenaires soient sur la même longueur d’onde en la matière… C’est la raison pour laquelle il est important d’en parler, à mon avis…

Peut-être que le caractère caché de cette relation t’excite, quelque part… Je suis sérieuse… Peut-être que tu vis plus intensément les choses lorsqu’elles sont cachées (et sortent donc un peu de l’ordinaire). Le « secret » te donne peut-être l’impression de vivre quelque chose de plus fort/spécial… Et tu as donc peut-être peur que votre relation ne soit plus la même à la suite de son officialisation… (Je ne sais pas, je me contente d’émettre des hypothèses…)

Par contre, si tu agis de la sorte par crainte, je ne suis pas sûre que ce soit très bon pour toi (frustrations, etc.). La peur n’évite pas le danger… L’épisode « Drague » en témoigne.

Quoi qu’il en soit, si un couple explose à la suite de son « officialisation », cela signifie qu’il n’était pas assez solide. L’officialisation constitue donc une belle épreuve, quelque part…


[« Trop tôt. »]

Ce n’est pas grave, cela viendra.

Du reste, les choses que l’on appelle « contradictions » ne sont parfois pas si contradictoires que cela... Certaines peuvent être vues comme de simples nuances… Et il est possible de les faire cohabiter en harmonie. On est plusieurs à l’intérieur ; mais l’on peut trouver un certain équilibre d’ensemble.
Ce faisant, on ne doit pas forcément choisir A ou B ; on est parfois tout cela à la fois.

Clarifier un certain nombre de choses, oui ; mais ne pas paniquer à la vue d’une contradiction (on n’est pas tout blanc ou tout noir).


Courage, End’.

Endlessly
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Endlessly » 28 sept. 2017, 05:41

Hello,

Merci pour ton message Kalinka, c'est plein de sagesse et me donne encore matière à réfléchir. Et je réagis peut-être encore un peu trop à chaud. Parce que j'ai dix mille choses à écrire. Sans doute pas des trucs super importants, mais ce sont des morceaux d'histoires que j'ai jetés ici au fil des mois.

Je me retrouve assez bien dans cette histoire du grillon qui voudrait être un papillon et puis finalement pas, mais quand même... La contradiction, encore. Comme tu le dis, vivre caché a ses avantages et ses inconvénients, tout comme s'afficher. Mais sans doute que la question ne se pose plus maintenant... Mais oui, cette histoire secrète me faisait vibrer, c'était à moi.

Je ne sais pas par où commencer, c'est habituel. C'est une de ces nuits difficiles où je suis incapable de travailler, ni de dormir. Mon ex (celui du début de l'histoire) me manque. Je voudrais revenir à une de ces nuits où il m'écoutait encore, où il m'aimait encore, où il me suffisait d'être dans ses bras pour peut-être pleurer un peu mais finir par oublier et m'endormir contre lui, rassurée, aimée. Je pense beaucoup à lui ces temps-ci, entre amertume et nostalgie, les larmes aux yeux.

J'ai réellement fait un retour en arrière, du jour au lendemain. Je pense que c'est venu d'un événement tout à fait extérieur à ces histoires de coeur. Cela vient de ma famille, des membres déçus de moi, de ce que je fais, ce que je suis... C'est terriblement difficile à avaler et je me sens comme une me*de. A cela, j'ajoute une certaine prise de poids, ce qui ne m'aide pas davantage.

Le week-end du 16, qui était donc positif, j'ai revu "le nouveau" et l'histoire de la drague n'est pas revenue sur le tapis comme c'était initialement prévu. Mais je pense qu'on a passé notre meilleure soirée ensemble, on a tellement ri, je me suis encore une fois sentie hors du temps. Mais la semaine qui a suivi a été différente en terme de communication... Nous avons discuté de choses et d'autres comme souvent, mais d'ordinaire il finissait toujours par dévier la conversation sur des sujets un peu plus légers, voire "olé olé", si je puis dire. Ça m'a étonnée, mais pas tellement inquiétée, j'ai mis ça sur le compte de ses projets du week-end suivant, un truc important.

Et puis... Là, vous allez vraiment m'engueuler encore, parce que notre ami FB entre en scène. "La fille de la drague". Je vois sa bête face passer dans mon fil d'actualité. Ils sont devenus amis. Et merde. Je suis passée par toutes les couleurs... Et je suis pratiquement sûre que son changement de comportement est lié à elle. Elle doit lui plaire. Plus proche de son âge, femme active, sportive, voyageuse,... Ben oui, je plaide coupable, j'ai fait la fouine. Et autre indice un peu bizarre... Il me parle d'un "on" qui dit des trucs positifs sur lui et il me demande ce que j'en pense. Je comprends pas trop la démarche...

Ce week-end, truc important pour lui donc, déplacement à l'étranger pour moi. On ne se voit pas. Problèmes de réseau et autre chose à faire que zoner sur le téléphone, on communique très peu. Je reviens, on échange sur nos expériences du week-end, toujours sans dévier. J'en ai un peu marre, donc je l'asticote un peu et vlan, réaction placide. Vous allez me dire que ce sont des bêtises, que Messenger c'est du caca, mais je pense que je ne l'intéresse plus comme "petite copine" (vous pouvez remplacer les lettres en gardant les initiales des deux mots, aussi).

J'en ai parlé à un ami commun (au courant, donc) qui me demandait des nouvelles de "nous" et il m'a dit qu'il ne ferait jamais ça, que c'est quelqu'un qui a des valeurs, du respect et que c'est pas un connard. Hm... Moi je pense qu'il est un peu comme une abeille, il butine. J'étais peut-être une transition pour lui, comme il en est (était ?) une pour moi. Mais il est un peu comme ça pour tout dans la vie, je crois. Et j'ai l'impression qu'il se lasse vite. Et je pense aussi qu'il n'a aucune idée de ce que sa démarche peut me faire à l'intérieur. C'est de ma faute, j'avais qu'à être honnête et lui expliquer à qui il avait à faire sur le plan émotionnel et pas me la jouer insensible. Tout ça me rend assez triste et déçue. Et je me sens dévalorisée par rapport à "la fille de la drague", je me remets en question.

Et cette maudite peur de l'abandon... C'est pas une peur, c'est une phobie. Parce que quand j'ai commencé à psychoter, j'ai fait une crise d'angoisse. Et à chaque fois que je pense à lui, à ce qui va se passer, quand il va me le dire, quand je vais le voir et si moi je dois prendre les devants, remettre à nouveau les pieds dans le plat... Je suis mortifiée, j'en ai mal au ventre. Mais je vais devoir faire face, je le sais.

Puis, si je fais le point sur mes relations jusqu'à présent, je me suis toujours pliée en quatre pour ne pas déplaire, faire que ça marche, que ça se passe bien, éviter les prises de tête... Bref, ce truc d'être soi-même sans vraiment l'être, de pas s'exprimer quand j'en ai besoin etc. Et au final, je me fais toujours jeter. Et je vais toujours vers des gars dont les priorités sont ailleurs. Des mecs souvent rongés par la passion, des esprits libres... Bizarrement, je ne suis jamais tombée amoureuse de gars qui, même s'ils étaient gentils, attentionnés avec moi, n'avaient pas ce "truc en plus". Tristement, je me sens coincée dans mon "idéal", même si "le nouveau" s'en éloignait sur pas mal de points... Mais pas celui du passionné. Je réfléchis vraiment à tout ça. Je rêve de trouver mon âme soeur et l'hypothèse qu'elle n'existe probablement pas et que je vais probablement enchaîner les déceptions m'attriste aussi beaucoup.

Enfin, après tout ce bordel pas très censé, ni ordonné... Je m'en excuse, mais ne faites pas spécialement attention, ça doit juste sortir de moi. Après tout ce blabla, je reviens sur une "vieille histoire" pour ceux qui me suivent depuis le début. J'avais eu un crush phénoménal sur un musicien vers janvier/février. Il m'avait pris dans ses bras en fin de soirée, j'en n'avais presque pas dormi pendant une semaine. Entre temps, on avait eu quelques échanges virtuels furtifs. Ben, je l'ai revu... Et je peux m'arrêter là. Je n'étais pas dans un esprit de drague du tout (autant que possible, j'essaie de ne pas faire ce que je reproche aux autres), mais j'étais curieuse de ces "retrouvailles". Hm... On s'est serré la main et on a parlé 2 minutes à tout casser. Fin du game.

Sur cette note un peu plus "drôle" et l'énorme pavé qui précède, je vous laisse... Emmitouflée dans ma musique, délestée d'une partie des pensées qui m'empêchaient de trouver le sommeil, je le sens enfin me gagner. Merci d'être là, d'une façon ou d'une autre.

Des bises.

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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par -Kalinka- » 01 oct. 2017, 03:39

Bonsoir End',


[« Mais sans doute que la question ne se pose plus maintenant... Mais oui, cette histoire secrète me faisait vibrer, c'était à moi. »]

Pourquoi ? Elle est terminée ?

Penses-tu que si les gens avaient été au courant, votre histoire aurait en quelque sorte « appartenu » à tout le monde ; ce qui l’aurait rendue moins spéciale et plus vulnérable (à tes yeux) ?


[« Je pense beaucoup à lui ces temps-ci, entre amertume et nostalgie, les larmes aux yeux. »]

Peut-être parce que « l’histoire secrète » tournait en eau de boudin et que tu ne te sentais pas bien…

Ne te replonges-tu pas dans ta première histoire (souvenir doux-amer) à la suite de chaque nouvel échec amoureux ?


[« J'ai réellement fait un retour en arrière, du jour au lendemain. Je pense que c'est venu d'un événement tout à fait extérieur à ces histoires de coeur. Cela vient de ma famille, des membres déçus de moi, de ce que je fais, ce que je suis... C'est terriblement difficile à avaler et je me sens comme une me*de. »]

Je comprends que ce soit difficile à avaler… :/

Tu te sens comme un caca, mais tu n’es pas un caca ; ne l’oublie pas. Ta valeur ne se mesure pas l’aune du regard d’autrui. (Si autrui pense que tu es un caca, cela ne signifie pas nécessairement que tu en es un.) Ce que les gens pensent de toi ne définit pas ce que tu es. Il y a ce que tu penses de toi, ce que les autres pensent de toi, etc., … et ce que tu es.

Si les réflexions de certaines personnes te font trop souffrir, tu pourrais peut-être prendre un peu de distance avec lesdites personnes.


[« je pense que je ne l'intéresse plus comme "petite copine" (vous pouvez remplacer les lettres en gardant les initiales des deux mots, aussi). »]

Pourquoi n’inities-tu pas une conversation sérieuse avec lui ? Cela éviterait les hypothèses (« je pense que… ») … (Comme lorsque tu avais écrit, à propos du caractère secret de votre relation : « Il ne dit rien, alors je suppose que cela lui convient… » …)


[« Et je pense aussi qu'il n'a aucune idée de ce que sa démarche peut me faire à l'intérieur. C'est de ma faute, j'avais qu'à être honnête et lui expliquer à qui il avait à faire sur le plan émotionnel et pas me la jouer insensible. »]

Le fait d’être honnête (sans pour autant se mettre complètement à nu) n’empêche pas les déceptions. Le fait de jouer l’insensible non plus, comme tu as pu le constater…
Par contre, on reste fidèle à soi-même (c’est important). En outre, lorsqu’on est honnête, l’autre sait à quoi s’en tenir. Par conséquent, s’il ne respecte pas tes besoins, tu sais que c’est en toute connaissance de cause. (Tu ne te serais donc pas dit : « il n’a aucune idée de ce que sa démarche peut me faire à l’intérieur… » …)
Reste que certains individus savent très bien déceler une personne sensible qui joue l’insensible…


[« Et je me sens dévalorisée par rapport à "la fille de la drague", je me remets en question. »]

Inutile de te comparer à « la fille de la drague ». Elle n’est pas mieux que toi. Vous êtes juste différentes. (Ce n’est pas parce qu’un individu préfère X à Y que X est mieux qu’Y…)


[« Et cette maudite peur de l'abandon... C'est pas une peur, c'est une phobie. Parce que quand j'ai commencé à psychoter, j'ai fait une crise d'angoisse. Et à chaque fois que je pense à lui, à ce qui va se passer, quand il va me le dire, quand je vais le voir et si moi je dois prendre les devants, remettre à nouveau les pieds dans le plat... Je suis mortifiée, j'en ai mal au ventre. Mais je vais devoir faire face, je le sais. »]

Cette situation te fait souffrir… Ce faisant, pourquoi ne t’écoutes-tu pas davantage, pour une fois ? Cela te plaît-il de vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête ? Personnellement, je te conseille de prendre les devants. Ainsi, tu seras proactive (et non pas passive). N’attends pas qu’il daigne engager une conversation sérieuse avec toi… Si tu en ressens le besoin (en l’espèce, tu te poses mille et une questions), initie-la. Pourquoi laisser autrui décider de ton sort ? Tu peux prendre ton destin en main… Phobique de l’abandon, tu t’enferres dans des situations inconfortables et des relations néfastes… Tu sais, si le couperet doit tomber, il tombera … tôt ou tard… Ce n’est pas parce que tu ne t’exprimes pas qu’il ne tombera pas… Si tu t’exprimes et qu’il tombe, tu te seras au moins écoutée… À toi de voir, End’…


[« Puis, si je fais le point sur mes relations jusqu'à présent, je me suis toujours pliée en quatre pour ne pas déplaire, faire que ça marche, que ça se passe bien, éviter les prises de tête... Bref, ce truc d'être soi-même sans vraiment l'être, de pas s'exprimer quand j'en ai besoin etc. Et au final, je me fais toujours jeter. »]

Mais oui… Si quelqu’un souhaite te quitter, il le fera, que tu exprimes tes besoins/envies/limites … ou pas…

Alors que là, le fait qu’on te quitte te chagrine, et le fait d’avoir bâillonné tes ressentis (pour ne pas être abandonnée) te contrarie… C’est ce qu’on appelle une double peine…


[« Et je vais toujours vers des gars dont les priorités sont ailleurs. »]

Penses-tu que tu ne mérites pas d’être la priorité de quelqu’un ?


[« "truc en plus". »]

L’aspect « passionnel » ? C’est précisément ce qui te fait souffrir, à mon avis… Tu sais, il est possible de « vibrer moins fort », mais de « vibrer plus sain ». Un vibrato plus harmonieux, si je puis le dire ainsi… Quelque chose de plus serein, quoi.


[« Tristement, je me sens coincée dans mon "idéal" »]

Je pense aussi. Et c’est bien que tu t’en rendes compte.

Je crois qu’il est d’ailleurs de bon ton de se (re)pencher sur la définition du terme « idéal » …

Idéal… « Qui n'a qu'une existence intellectuelle… » …
Idéal… « Qui n'existe que dans l'imagination. » …
Idéal… « Qui renvoie, qui correspond à l'Idée… » …
Idéal… « Qui a toutes les qualités propres à son type, à son modèle et correspond à l'idée que l'on se fait de la perfection ; qui présente le caractère élevé de la perfection. » …
Idéal...

Pour résumer, je crois qu’on est loin de la Réalité concrète… Finalement, l’Idéal doit peut-être rester à sa place … d’Idéal (tel le fantasme … qui se suffit à lui-même) … Comment atteindre la perfection ? Cela n’existe pas… Chercher son idéal dans le monde réel ? On peut le chercher (ou « attendre » de le rencontrer) encore longtemps, à mon avis…

« Plus haut est l'idéal, plus inaccessible est le bonheur. L'histoire des hommes dont s'honore l'humanité est celle des souffrances qu'ils ont éprouvées en poursuivant un idéal qui les fuyait toujours. » …
« L'idéal tue la jouissance et le contentement en faisant dénigrer le présent et le réel. » …
« Ma recherche constante de l'idéal m'a empêché de vivre véritablement ma vie, et mon ambition n'a jamais pu trouver une satisfaction à la hauteur de ses espérances secrètes. » ...
(Néanmoins, « Il est bien à plaindre, celui qui n'a pas un idéal pour se consoler de la réalité. » …)

Quand on mène notre vie en fonction de notre idéal (c’est une sorte d’entêtement), je pense qu’on souffre beaucoup… Parce que l’écart qui existe entre nos rêves et la réalité est important… Alors oui, on peut « tendre vers » … Mais pas beaucoup plus, à mon avis… (Cela implique donc de s’intéresser à autre chose et de lâcher un peu de lest… Puisque notre idéal n’existe sans doute pas dans le monde réel…)

Par ailleurs, tu soulignes le fait que tu es attirée par les gens passionnés, etc., et que cela correspond à ton idéal… Pourtant, force est de constater que tes relations sont quand même assez loin de ton idéal en la matière, puisqu’elles te font souffrir… (Quand tu penses à ton idéal, ce n’est pas quelque chose de souffrant… Dans les faits, tes relations te font souffrir… Elles sont donc loin d’être idéales pour toi...)

Je ne pense pas que ton idéal ne te convient pas (si tel était le cas, ce ne serait pas ton idéal). Par contre, il est probable que tu identifies mal les personnes qui seraient susceptibles de s’en approcher (dans la réalité) … Le fait d’essayer de traduire son idéal dans le monde réel amène peut-être au plantage, en fait… (Je ne sais pas si je suis très claire ; j’écris des petits bouts de réflexions qui viennent au fil de l’eau…)

Par ailleurs, les relations passionnelles sont peut-être merveilleuses dans l’imagination d’un certain nombre d’individus… Néanmoins, force est de constater que les relations passionnelles sont bien souvent toxiques et destructrices dans le monde réel… (L’idéalisation ne fait voir que le bon côté des choses… C’est pour ça que ça se plante, dans le monde réel…)

En ne cherchant qu’un truc précis, on (mes "on" sont des "on" génériques) a peut-être plus de chances de trouver du toxique, en fait…

Dans la réalité, certaines personnes sont susceptibles de te convenir ; d’autres non. Dans le « cercle » des passionnés aussi (il y a des passionnés bons pour toi, et des passionnés toxiques pour toi) … Toutefois, le « cercle » des passionnés est plus petit que celui qui englobe tout le reste. En outre, tu ne peux pas rencontrer tous les passionnés qui existent (contrainte géographique, etc.) … Par conséquent, le « cercle » qui t’intéresse est encore plus petit (beaucoup de gens sont plus ou moins directement « évincés » …). Or, si tu ne te focalises que sur ce petit « cercle », tu as sans doute plus de chances de tomber sur quelqu’un de toxique pour toi… (Peut-être que les passionnés qui t’entourent ne te conviennent pas…)

Peut-être que si tu ne cherchais (plus ou moins inconsciemment) pas quelque chose de précis-précis, tu accepterais de faire plus ample connaissance avec d’autres individus (qui seraient susceptibles de te convenir dans le monde réel) …

Attends, je vais essayer de schématiser tout ça…

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[« Fin du game. »]

^^.


Bonne nuit, End’ ; prends soin de toi.

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