Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Si le coeur vous en dit, racontez-nous votre histoire en détails
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Endlessly
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Endlessly » 02 oct. 2017, 05:34

Bonsoir Kalinka,

Je te remercie beaucoup pour ta réponse, je l'ai lue et relue avant d'essayer de répondre quelque chose de sensé. Dans tous les cas, j'admire ton analyse. Je vais essayer de ne pas être trop longue...

Je vais peut-être commencer par ce qui ne concerne pas le coeur et qui me mine tout autant, peut-être plus. Je sais au fond que je ne suis pas merdique. J'ai même la prétention de croire que ce que je fais est plutôt bien. En deux ans de journalisme, j'ai un beau "palmarès", si je peux le dire comme ça. Seulement voilà, ces deux ans de journalisme ne m'ont pas rapporté un rond. Ma famille (au sens large) voit ça comme un hobby, une lubie... En attendant, ça m'a tenue active pendant que je cherchais inlassablement un travail. J'ai fini par en trouver un, un mi-temps dans l'administratif. Je pensais qu'enfin ils seraient contents et un peu fiers de moi... J'ai eu tort. Moi, c'est quelque chose qui me convient, qui me rend heureuse et m'épanouit. Mais eux, m'imaginaient faire quelque chose de plus prestigieux. Et certains disent des horreurs sur moi par rapport à mes choix différents, elles me sont revenues. Ça, plus le favoritisme envers ma soeur ou mes cousins parce qu'ils font des choses "concrètes" qui "rapportent". C'était déjà venu sur ce fil et j'avais réussi à passer outre quelques temps, pensant que l'amélioration de ma situation changerait leur opinion. Je me suis trompée et ça m'a fait l'effet d'un coup de massue sur la tête. Retour en arrière, donc. Je sais que je ne devrais pas prêter attention au regard des autres, j'y travaille, mais venant de ma famille, de gens qui sont censés m'aimer, me soutenir, c'est terriblement blessant. Je me suis toujours sentie un peu incomprise, mais là j'en suis convaincue. Et je ne pense pas pouvoir changer ça, ce qui me rend encore plus triste.

Volet coeur maintenant... Pas brillant.

Je n'ai pas eu tellement de déboires amoureux depuis mon ex, mais peut-être que c'est à cause de celui que je suis plus ou moins en train de vivre que je suis nostalgique de notre relation. On a été tellement bien ensemble et jusqu'à ce que tout parte en vrille, j'avais quelqu'un sur qui compter. Enfin, je n'étais pas aussi déprimée, c'est vrai. Mais là, j'ai besoin de parler et je me trouve démunie. J'ai envie d'une épaule, de bras, de caresses dans les cheveux, de mots réconfortants... Aussi, ça va bientôt faire un an et je pense que ça me travaille.

Pour répondre à ta question, ce n'est pas terminé. Je peux pas. J'arrive pas.
Il revient toujours... Et ce week-end j'ai encore fait l'idiote.

Je ne m'explique toujours pas vraiment cette obsession du secret... Pas envie qu'on se réjouisse pour moi, alors que ça va de toute façon finir ? Pas envie de questions, pas envie de présentations,... Juste envie de garder ça pour moi ? Pour être tranquille ?

On a un peu parlé sur la vie en général et j'ai compris qu'il ne voulait pas d'attache. J'en ai saisi plus ou moins les raisons, je les comprends. On est sur la même longueur d'onde sur certains points, mais pas les relations. De fait, ça ne peut pas me convenir. Et je comprends que les relations type "sex friend" ne sont pas pour moi non plus. Je pense que c'est fait pour les gens qui savent exactement ce qu'ils veulent et qui se sentent bien dans leur tête, ceux qui s'aiment assez pour ne pas avoir besoin de plus. Je pensais que ça m'aiderait à me réparer, à me détendre par rapport à tous mes questionnements... Cela fonctionnait au début et je commençais à être contente de l'attachement naissant, jusqu'à la fameuse soirée... J'ai pété un plomb à ce moment-là et suis retombée dans la spirale des prises de tête (toute seule dans mon coin), des "et si" et la parano.

J'ai du mal à dire ce que je montre de moi et ce qu'il aurait pu en apprendre. Quand on se voit, je mets le bouton "off" sur ce qui tourne en boucle dans ma tête. Et je ne me force pas, je me sens vraiment bien à l'instant t. Donc, je suis plutôt enjouée, positive... J'ai laissé un peu de place à ma spontanéité (elle ne m'a pas vraiment laissé le choix, ahah). Maintenant, est-ce que mes gestes trahissent cette sensibilité ? Certaines choses que je dis ? Vraiment difficile à dire. Si on stoppe, ce qui est clairement la décision qui s'impose, je perds mon échappatoire, quelque part.

Très vrai ce que tu dis sur la comparaison avec l'autre fille. Tu as raison. C'est quelque chose que je sais et que je dois intégrer. J'essaie de me la sortir de la tête, vraiment...

Tu as raison aussi sur cette épée de Damoclès... Mais j'ai l'impression que l'aurai toujours. Je ne sais pas si je pourrai à nouveau faire complètement confiance à quelqu'un et être rassurée. Je sais que si j'initie la conversation, il va dire stop. Pourquoi je m'inflige ça ? J'ai peur de retrouver ma solitude complète... Là, j'ai au moins un contact, un semblant d'affection...

Là, tu me diras que tu ne peux plus rien pour moi et que je dois me débrouiller, parce que c'est du masochisme. J'en ai conscience et suis assez honteuse de tomber là. Mais je sais qu'on aura cette conversation tôt ou tard, tu m'en fais prendre conscience. Ce choix s'impose de plus en plus. Ce n'est pas juste de ne pas s'écouter et sans doute que prendre soin de soi passe par ça aussi. Je dois rassembler beaucoup de forces pour ça et pouvoir affronter la suite.

Je ne sais pas si ça se mérite, mais j'aimerais bien savoir ce que ça fait d'être une priorité, oui...

Le passage sur l'idéal me fait sacrément réfléchir... Parce qu'il n'y a pas que l'homme idéal, il y a la vie idéale, le travail idéal,... Y'a quasi rien dans ma vie qui corresponde à mon idéal (à ce que j'imaginais plus jeune notamment), hormis le fait que je sois journaliste... Mais je ne peux pas en vivre. J'me sens toujours un peu coincée dans ma vie, même si ça s'est amélioré depuis que je suis ici.

Peut-être que ce dont je rêve n'existe pas en terme de relation. J'ai vu que je pouvais aller au delà de mon idéal "physique" (à un détail près pour lequel j'ai vraiment du mal). Mais le côté "passion"... Oui, il faudrait trouver une passion "équilibrée"... Je suis moi-même passionnée, mais je vois ça différemment. Quand je suis amoureuse, je m'arrange pour donner de mon temps à l'être aimé quoiqu'il arrive. Je n'annulerais pas un festival ou une interview pour l'amoureux, mais je ferai en sorte qu'on se voit à un autre moment... Parce que c'est aussi important pour moi. Mais l'idéal idéal, serait qu'on puisse faire ces choses ensemble... C'est ce que j'adorais avec mon ex dans les bons jours : quand j'allais à ses concerts et qu'il m'accompagnait sur certains events aussi. J'aimerais retrouver ce genre de truc... Et si pas, quelqu'un qui m'empêche pas. En fait, j'accepte plein de trucs dans les relations, mais pas qu'on m'empêche, ça c'est quelque chose que je ne supporte pas. Et souvent ces mecs "libres" ne discutent pas avec ça. C'est au moins un avantage à ce genre de gars-là.

Perso, je suis triste quand j'entends des gars qui se plaignent que leurs femmes ne veulent jamais les accompagner ou qu'elles leur font une tête au carré s'ils rentrent pas à telle heure. Ou quand des gars se coupent les cheveux, parce que leurs femmes... Ou carrément qu'ils arrêtent la musique, parce que leurs femmes... On peut voir ça comme une preuve d'amour, mais moi je vois ça comme une soumission... C'est étrange. Personnellement, je n'empêche jamais non plus, j'ai juste besoin de mon quota d'attention et de contact. Ce qui n'existait plus avec mon ex.

Je trouve que ça rend beau, la passion. Leurs yeux qui brillent quand ils en parlent,... Mais, je m'égare...

Merci de m'avoir fait un schéma. J'espère que je le comprends bien. Je sais que le monde est vaste...
Faut-il avoir le courage de l'explorer. Je vais essayer à l'avenir de voir encore plus au-delà...

Merci pour tout. Je le vois dans les jours qui viennent, je donnerai des nouvelles :)

Des bises.


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-Kalinka-
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par -Kalinka- » 03 oct. 2017, 23:59

Bonsoir End',


[« Seulement voilà, ces deux ans de journalisme ne m'ont pas rapporté un rond. »]

Tu as le statut de "journaliste professionnel" (la carte professionnelle) ?


[« Moi, c'est quelque chose qui me convient, qui me rend heureuse et m'épanouit. »]

Et c’est l’essentiel, non ? Tu ne vas quand même pas faire un travail qui ne te plaît pas … dans l’unique but de plaire à ta famille… (Même si je comprends parfaitement le fait que leurs réflexions te chagrinent…)


[« mais venant de ma famille, de gens qui sont censés m'aimer, me soutenir, c'est terriblement blessant. »]

Je comprends… :/


[« Je n'ai pas eu tellement de déboires amoureux depuis mon ex »]

Pas « tellement » (quantité) ; mais les relations (l’homme du Net, etc.) que tu as évoquées ici étaient un peu bancales…


[« Pour répondre à ta question, ce n'est pas terminé. Je peux pas. J'arrive pas. »]

:/ Tu n’en as sans doute pas véritablement envie…


[« Pas envie qu'on se réjouisse pour moi, alors que ça va de toute façon finir ? »]

« Ça va de toute façon finir » --> Tu pensais ça depuis le départ ?


[« On a un peu parlé sur la vie en général et j'ai compris qu'il ne voulait pas d'attache. On est sur la même longueur d'onde sur certains points, mais pas les relations. »]

Il est bien là … le problème… « Mais pas les relations » --> C’est le point le plus important.


[« De fait, ça ne peut pas me convenir. »]

Tout à fait… Alors, pourquoi s’obstiner ?


[« Et je comprends que les relations type "sex friend" ne sont pas pour moi non plus. Je pense que c'est fait pour les gens qui savent exactement ce qu'ils veulent et qui se sentent bien dans leur tête, ceux qui s'aiment assez pour ne pas avoir besoin de plus. »]

Pas nécessairement « ceux qui s’aiment assez pour ne pas avoir besoin de plus » … Certaines personnes « s’aiment assez », mais n’aspirent pas à ce genre de relations…

Par contre, il est indispensable que les deux individus aient les mêmes attentes en la matière… Sinon, ça coince. Si l’un des deux souhaite plus, il souffrira…

Finalement, il faut être au clair avec soi-même. Si tu attends plus qu’une relation de ce type, ne te lance pas dans une relation de ce genre.

Si tu te lances là-dedans (parce que cela te convenait réellement au départ) et que tu vois que tu commences à vraiment t’attacher, il ne faut pas hésiter à en parler avec ton partenaire… Et si tu sens que vous n’êtes plus sur la même longueur d’onde en la matière, tu peux toujours mettre un terme à la relation en question.

En ce qui te concerne, les relations de ce type ne sont peut-être pas faites pour toi, tout simplement…


[« Si on stoppe, ce qui est clairement la décision qui s'impose, je perds mon échappatoire, quelque part. »]

C’est peut-être un échappatoire sur le moment… (Tu fais l'autruche, le temps de quelques instants... Tu fais le choix de te concentrer sur le positif, et de ne surtout pas aborder les points négatifs...) Mais cet échappatoire te prend beaucoup trop la tête… (Le comble, pour un échappatoire...) Une fois rentrée chez toi, tu rumines…


[« Je sais que si j'initie la conversation, il va dire stop. Pourquoi je m'inflige ça ? J'ai peur de retrouver ma solitude complète... Là, j'ai au moins un contact, un semblant d'affection... »]

Ce n’est que reculer pour mieux sauter, à mon avis…

Je pense qu’il serait de bon ton que tu penses à régler ton problème lié à la solitude…


[« Ce n'est pas juste de ne pas s'écouter et sans doute que prendre soin de soi passe par ça aussi. »]

Bien sûr.


[« Je ne sais pas si ça se mérite »]

Je pense que ce n’est pas quelque chose qui se mérite… Je te posais la question dans le but de savoir si, de ton côté, tu pensais ne pas le mériter… (Cela aurait peut-être pu expliquer le fait que tu t'enferres dans des relations où tu n'es pas la priorité de ton partenaire... Si tu ne veux pas être une option, ne te laisse pas traiter comme telle...)


[« Parce qu'il n'y a pas que l'homme idéal, il y a la vie idéale, le travail idéal,... »]

Tout à fait…


Je crois qu’il est bon de ne pas trop s’entêter lorsqu’on voit que quelque chose ne fonctionne pas…

Ton idéal relationnel ne pourra qu’être (plus ou moins) « déformé » ... dans la réalité…


[« Oui, il faudrait trouver une passion "équilibrée"… »]

Une relation équilibrée avec quelqu’un de passionné (musique, peinture, littérature, etc.), c’est possible…

Une "passion équilibrée", une "passion raisonnée", etc. ... Cela peut sembler contradictoire... Mais ce n'est pas impossible... (On peut injecter de la raison dans la passion... Bien sûr, cela s'appelle une opération de "dénaturation" ; nous n'aurons plus affaire à une passion brute/native/pure... Toutefois, c'est un travail nécessaire, lorsqu'on souhaite vivre une relation un tant soit peu saine et sereine...)
Comme lorsqu'on injecte du gaz carbonique dans une boisson... Cela donne une boisson gazeuse... (boisson = passion, et gaz = raison. Ça gaze et gazouille, comme ça...)


[« Et souvent ces mecs "libres" ne discutent pas avec ça. C'est au moins un avantage à ce genre de gars-là. »]

Certes… Heureusement qu’il y a quand même quelques points positifs…

Néanmoins, certains sont également sans attaches (point plus important, à mon avis) ; cela fait partie du pack (c'est l'autre côté de la pièce, si je puis le dire ainsi : tu ne peux pas choisir qu'un côté... Tu prends le tout, ou pas...) … Or, cela ne te convient pas…


[« Je trouve que ça rend beau, la passion. Leurs yeux qui brillent quand ils en parlent,... »]

Moi aussi, je trouve ça beau… Mais il ne faut pas oublier le reste… Encore une fois, si vous n’avez pas les mêmes attentes, cela ne peut pas fonctionner…


[« Faut-il avoir le courage de l'explorer. Je vais essayer à l'avenir de voir encore plus au-delà... »]

Oui… Essaye de lâcher un peu de lest en ce qui concerne le critère « passionné », au moins… Il ne faut pas que ce critère t’empêche de voir le reste, du moins…


Prends soin de toi.

Bises.

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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par -Kalinka- » 06 oct. 2017, 00:06

:bisou:

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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Endlessly » 06 oct. 2017, 02:31

Oh merci Kalinka 😘

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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par -Kalinka- » 06 oct. 2017, 02:41

Je pensais à toi... J'espère que tu te sens mieux...

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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Endlessly » 06 oct. 2017, 05:05

Oh 🙂
C'est tellement gentil, ça me touche.

Ça peut aller. C'est moins pire, disons.
On a parlé un peu, c'est venu de lui. Ses mots résonnent encore dans ma tête : "Sois toi-même".

Je vois ma psy tout à l'heure, il est vraiment temps, même si j'ai déjà pu faire du tri ici.
J'en ferai un topo par la suite, voir comment se passe le week-end, etc.

Pour l'anecdote, "le mec virtuel" (qui avait disparu du jour au lendemain) a resurgi comme si de rien n'était. Je l'ai gentiment envoyé sur les roses en expliquant que les choses avaient changés. Il m'a traitée de grosse sal*pe, en gros. Wouhou !

A bientôt, des bises 😘

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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par -Kalinka- » 09 oct. 2017, 03:39

J'espère que tout s'est bien passé...

Quant à l'homme du Net, eh bien, on peut dire que c'est du Passé (et c'est sans doute mieux comme ça) ...


Je t'embrasse.

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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Endlessly » 13 oct. 2017, 05:50

Bonsoir ici,

Je n'ai pas réagi des masses, parce que j'ai régressé et je m'en veux.
Le week-end dernier ne s'est pas passé comme je l'espérais, pas eu de "rendez-vous", mais une crise à gérer côté "pro". J'ai passé beaucoup de temps au lit pour éviter d'y penser.

Entre mes problèmes de famille, le travail, l'avenir inexistant, cette histoire de "couple" et la nostalgie qui revient, je me suis effondrée chez ma psy. Elle a bien compris que c'était la foire et suggère que je repasse à une séance toutes les deux semaines. Pour la famille, ses conseils sont applicables.

Question "relation", moins. Je lui ai rapporté la discussion qu'on avait eu la semaine avant sur le fait d'être moi-même et elle a trouvé ça positif. Puis, elle m'a demandé quelles réactions j'avais dans certaines situations du "quotidien" et ça m'a fait comprendre que j'agissais vraiment étrangement et dans ces moments-là, je dois effectivement être chiante, alors que tout ce que je veux c'est ne pas déranger. J'ai honte de détailler tellement c'est absurde, en fait. Et j'ai peur de ne pas réussir à me défaire de ces mauvaises habitudes.

Je raconte dans le désordre, désolée. Mais la dernière fois qu'on s'est vus, c'était en public. Du coup, je n'étais pas très à l'aise à l'idée, vu l'expérience précédente. Finalement, j'ai réussi à ne pas me comporter en animal sauvage et il n'y a pas eu de distance entre nous, comme les autres fois. C'était beaucoup plus agréable, forcément. A la fin de la soirée, je me sentais vraiment bien. Tellement, que j'ai failli dire une grosse bêtise. Je n'ai pas compris pourquoi ces mots se sont précipités, du coup je suis rentrée chez moi un peu "choquée" par cet "aveu".

Les interrogations n'ont pas tardé à refaire surface. Y'a eu le week-end pourri à moitié au lit, donc et la semaine a repris avec un moral douteux et une perte d'appétit. J'ai pensé à ce que ma psy m'a dit et j'ai réfléchi à mon comportement envers lui quand on n'est pas ensemble. Je ruminais qu'on ne discute pas tous les jours. Mais en fait, je n'établis jamais le contact. Pourquoi ? Encore une fois, j'ai peur de le déranger. Donc, je me dis que c'est p'têt pas cool pour lui qu'il doive toujours venir vers moi... En fait, clairement, je dois donner l'impression de m'en foutre complètement.

Comme tu l'as dit, Kalinka, je me prends beaucoup trop la tête et forcément c'est mauvais pour moi. Ça pourrait être bien plus chouette si j'arrivais à me détendre et à vivre les choses comme elles viennent, comme aux premières semaines. Cela dit, j'ai l'impression que ça se passera toujours comme ça. Et pour revenir sur une autre remarque, je ne sais pas si j'arriverais à me défaire de l'idée d'avoir une épée au-dessus de la tête en étant dans une relation et ne plus avoir cette certitude que l'autre va de toute façon me laisser tomber. Aussi, même si je n'en parle pas avec lui, je me demande si tout ce malaise ne se ressent pas d'une manière ou d'une autre et qu'il aurait moins envie de me voir à cause de ça. Je suis vraiment dans un état d'esprit complètement différent de quand on a commencé à se voir.

Dans l'immédiat, je me sens encore incapable de prendre une vraie décision par rapport à lui. Enfin, je me sens incapable de prendre n'importe quelle décision actuellement pour être honnête. J'suis vraiment perdue et fatiguée.

Des bises.

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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par -Kalinka- » 13 oct. 2017, 07:30

Bonjour End’,


[« Je n'ai pas réagi des masses, parce que j'ai régressé et je m'en veux. »]

Je me doutais que tu ne te sentais pas très bien…


[« Elle a bien compris que c'était la foire et suggère que je repasse à une séance toutes les deux semaines. »]

J’espère que cela t’aidera à aller mieux.


[« C'était beaucoup plus agréable, forcément. A la fin de la soirée, je me sentais vraiment bien. »]

C’est cool.


[« Je n'ai pas compris pourquoi ces mots se sont précipités, du coup je suis rentrée chez moi un peu "choquée" par cet "aveu". »]

Je ne comprends pas de quoi tu parles, mais ce n’est pas grave.


[« Je ruminais qu'on ne discute pas tous les jours. Mais en fait, je n'établis jamais le contact. (…) En fait, clairement, je dois donner l'impression de m'en foutre complètement. »]

À ce sujet-là, je suis un peu pareille, à vrai dire… Je fais rarement le premier pas… (Parce que je me dis que si l’autre ne le fait pas, cela signifie qu’il s’en fiche…) Mais je fais des efforts, parce que la personne en face est susceptible de penser la même chose que moi (le serpent qui se mord la queue, tout ça) … Pas facile de trouver le juste milieu…


[« je me prends beaucoup trop la tête et forcément c'est mauvais pour moi. »]

Bien sûr que cela te fait souffrir. Mais je soulignais surtout le fait suivant : tu ne prends pas l'initiative de sortir d’une relation qui te prend beaucoup trop la tête…

Je sais que tu te prends beaucoup la tête toute seule, mais pas que... Cette relation exacerbe tes failles, et ce n'est pas bon pour toi...


[« Ça pourrait être bien plus chouette si j'arrivais à me détendre et à vivre les choses comme elles viennent, comme aux premières semaines. Cela dit, j'ai l'impression que ça se passera toujours comme ça. »]

Il est certain que tu le vivrais sans doute un peu mieux. Reste que tu ne changeras jamais du tout au tout, End’. Ça aussi, c’est à peu près certain. Encore une fois, tu apprendras à relativiser un certain nombre de choses ; mais tu resteras End’ (qui se pose un peu plus de questions que la moyenne… Si cela peut te rassurer, tu n'es pas la seule...)

Personnellement, je pense vraiment que si tu parvenais à être un tant soit peu heureuse toute seule, tu relativiserais déjà un peu plus de choses en situation de couple. On en revient à ta peur de la solitude… [Je ne partage pas vraiment cette peur du célibat, pour ma part (j’ai davantage « peur » de ne pas rencontrer - puisque je ne fais aucun effort en ce sens ; je ne cherche pas, et je dois dire que j'ai d'autres priorités pour le moment - quelqu’un qui me convient et avec qui j'aurai vraiment envie de réaliser mes grands projets, ce qui est très différent, étant donné que je ne construis rien de solide avec les gens qui ne me conviennent pas ; je préfère être seule, en « attendant ») ; alors je ne sais pas trop quoi te dire en la matière... Si ce n'est qu'il est extrêmement délicat de - réellement - s'épanouir au sein d'une relation conjugale lorsqu'on ne se sent pas bien dans ses propres baskets... Cela relève du bon sens ; c'est plutôt logique... Tu es la seule à même de pouvoir te sauver, si je puis le dire ainsi...]


[« je ne sais pas si j'arriverais à me défaire de l'idée d'avoir une épée au-dessus de la tête en étant dans une relation et ne plus avoir cette certitude que l'autre va de toute façon me laisser tomber. »]

On n’est jamais sûr de rien, End’… Lorsque j’évoquais l’épée de Damoclès, c’était surtout pour te dire que tu laissais à autrui le soin de mener la danse/décider de ton sort, et que tu ne prenais donc aucune décision (exprimer ce qui ne va pas/mettre un terme à une relation qui te fait souffrir/ne pas t’empêtrer dans des relations toxiques pour toi, par exemple). En t’écoutant et en agissant pour un mieux-être, tu pourrais t’éviter quelques peines…


[« même si je n'en parle pas avec lui, je me demande si tout ce malaise ne se ressent pas d'une manière ou d'une autre »]

Possible…


[« Dans l'immédiat, je me sens encore incapable de prendre une vraie décision par rapport à lui. Enfin, je me sens incapable de prendre n'importe quelle décision actuellement pour être honnête. J'suis vraiment perdue et fatiguée. »]

D’accord. Les choses feront sans doute leur chemin, à ton rythme.


Je t’embrasse.

lully
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par lully » 20 oct. 2017, 20:18

Bonsoir Endlessly,

Juste un petit mot,

Tu choisis des relations qui te renvoient une mauvaise image de toi. Des relations où tu ne te sens pas assez jolie, pas assez bien, pas assez aimable. Tu es toujours sur le qui-vive et en alerte.

Peut-être qu'en y allant plus lentement au début dans tes relations, en commençant par de l'amitié par exemple, tu pourrais mieux identifier le type personne qui te convient.

Rien ne t'empêche d'aimer les personnes "passionnées" et "torturées" si tu n'arrives pas à faire autrement, mais dans ce cas, tu sais que tu n'en attends rien... si ce n'est des instants volés...
Pour le reste, tu continues ton chemin.

Mais choisir des personnes passionnées, torturées et absentes en espérant secrètement qu'ils fassent de toi leur "the one" ou qu'ils soient en mesure de faire la transition "plan cul" => "petite copine dont on prend vraiment soin"...Non ça ne marche pas. C'est perdu d'avance et tu le sais.

Toute cette énergie que tu dépenses pour ces hommes-là, c'est toute l'énergie que tu ne mets pas à ton service sur le plan perso (à prendre soin de toi) et pro etc.

Un homme présent, bien dans sa peau et amoureux sans pour autant être pot de colle ou trop gentil, ça existe. Toi aussi tu as besoin de stabilité et que quelqu'un soit là pour toi. Pas d'une relation bancale ou de quelqu'un qui vient en rajouter une couche et te confirmer que tu ne sortiras jamais de cette spirale.

Prends soin de toi.

Endlessly
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par Endlessly » 21 oct. 2017, 02:41

Hey Lully, je ne peux pas te contredire, tu as entièrement raison.

Kalinka, merci pour ton message. J'avais commencé à rédiger un blabla avec quelques bonnes nouvelles, mais j'ai abandonné. La vie m'a encore rappelée à ce qu'elle est. Une p*t*. Rien à voir avec l'homme ou presque pas. Mais je ne sais réellement plus quoi faire.

-

Edit de quasi 5h du mat', je sais pas dormir. Je suis désolée si ça donne l'impression que je n'ai rien lu, ni rien compris. J'ai bien lu et relu les mots de Kalinka et j'y réfléchis constamment. Perdue entre ce qui serait réellement bon pour moi et le positif que m'apporte ce semblant de relation.

Cette dernière semaine s'était mieux passée à quelques détails près. J'étais comme encore transcendée par notre dernier rendez-vous. Etant finalement décidée à ne pas vouloir perdre ça et voir jusqu'où on pourrait aller, j'ai pris quelques résolutions pour que ça se passe mieux pour moi.

Et ce que je n'osais pas écrire l'autre fois, c'est que j'ai bien failli lui dire que je l'aimais...

Ce soir, quelqu'un que je croyais ami m'a craché au visage. Il n'était pas bien, j'ai voulu l'aider, j'ai dû mal m'y prendre et il m'a balancé à la tête tout un tas d'horreurs sur ma façon d'être, d'agir, de parler... Je voulais juste être gentille et j'ai récolté des insultes. Rude. Je ne m'y attendais pas à celle-là.

Bref, j'ai cherché du réconfort auprès du pseudo être aimé, je ne l'ai pas eu. Je me sens encore plus démunie. Comment on fait pour être forte ? Pour se passer de ce besoin de se réfugier dans des bras réconfortants à la moindre secousse ? Comment on s'en sort seule ? J'ai juste l'impression que je survis, que je respire parce que j'ai pas le choix. Dans ces moments-là, j'ai l'impression qu'il ne me reste que la musique pour aller dans mon sens, pour me comprendre, pour exprimer ce que je ressens. Et parfois, comme maintenant, je me dis que ça se passerait mieux si j'étais complètement isolée des relations humaines.

Et dans ces moments-là aussi, je me dis que si mon ex m'avait pas laissée, je n'aurais pas eu à vivre tout ça. Passer par toutes ces étapes désagréables en espérant un jour que ça aille mieux. Quelque part, j'ai aimé mes autres expériences, sur le moment. J'en parlais encore avec une amie tout à l'heure, ce que je vis en ce moment a quelque chose de "grisant" que je n'avais jamais connu avant. Mais au final, je me retrouve toujours seule à pleurer sur mon sort, à me dire que je ne voulais pas tout ça et je voudrais que ça s'arrête, juste. Je fais ce que je peux pour relativiser mais il y a toujours quelque chose qui me tire par le fond que ce soit mes peurs ou ce genre d'événements qui me rappellent que je ne fais rien de bien.

lully
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Re: Ma plus belle histoire, six ans plus tard

Message par lully » 21 oct. 2017, 16:16

Si tu ne peux pas avoir du réconfort auprès du "pseudo être aimé" c'est un peu triste.
Courage Endlessly.

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